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Situation difficile


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26/09/2009 à 17:25 - Situation difficile
bonjour a tous ,
je viens prle biais de ce forum soliciter votre aide , je travail proche paris et a cote de mon lieu de travail , il y a beaucoup de personne asiatique en situation "complique" et pas legale dans notre pays , je suis touchee par la situation de plusieurs personne mais en particulier d'une jeune fille de tout juste 19ans , qui vit sans sa famille , dans une petite chambre qu'elle ne partage avec personne parcequ'elle n'a psrouve la personne en qui elle pourait avoir confiance , elle est tres jeune et sa vie n'est que travail , dormir , travail dormir ....je sais que pour elle c'est tres difficile , je lui apporte mon soutiens elle sait qu'elle peut compter sur moi , elle a apris a avoir confiance en moi mais j'aimerai telement faire plus pour elle , je suis maman de deux ados et j'ai une fille de son age , je ne devrais pas faire de comparaisons mais interieurement je ne peux pas m'empecher de me dire que cette jeune chinoise merite une vie plus simple et plus gaie , une vie de jeune de son age sans les soucis deja depuis deux ans d'une adulte en difficulte , (mes enfants ont bien de la chance...) il y a t'il une possibilite qu'elle se voit obtenir des papiers francais pour pouvoir souffler un peu et trouver un travail ou elle ne serait pas exploite comme elle l'est aujourd'hui ???? que puis je faire de plus pour elle ???? elle ne parle pas fancais mais toutes les deux avons un langages entre anglais chinois et francais , elle a un esprit tres vif , elle comprends tres vite , elle est malgre toutes les difficultes qu'elle a toujours tres gaie , c'est une adorable jeune fille , si seulement je pouvais la sortir de cette galere ......
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26/09/2009 à 18:03 - Aide aux sans-papiers
Je ne vois guère, malheureusement, ce que vous pouvez faire de plus que de lui apporter un peu de chaleur humaine dans un monde qui en manque de plus en plus. La volonté de débusquer les clandestins et de faire du chiffre à tout prix ne plaide pas, malheureusement, en faveur de votre protégée.

Peut-être y a-t-il néanmoins, dans votre ville, une association d'aide aux sans-papiers ? Si oui, peut-être pouvez-vous la contacter et mettre cette jeune fille en rapport avec elle. La CGT déjà a mené beaucoup d'actions spectaculaires à Paris dans ce domaine. Savez-vous si elle a, au moins, une fiche de paye en bonne et due forme ou si elle travaille de manière elle aussi clandestine ? Dans le premier cas, il y aurait au moins peut-être un tout petit début d'espoir.

Je vous souhaite bon courage à toutes les deux... Donnez-nous de ses nouvelles. Sans pouvoir faire grand-chose nous pourrons peut-être au moins mobiliser ceux qui participent à ce forum si, par malheur, il lui arrive d'être menacée de reconduite à la frontière.
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26/09/2009 à 19:25 - Situation difficile
Bonjour,
Je vous conseille de contacter le GISTI au plus vite.
Vous trouverez des réponses à vos questions et les coordonnées sur ce lien : http://www.gisti.org/

Bon courage !

Dernière édition : 26/09/2009 19h27

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Beijing
28/09/2009 à 03:44 - L'avocat eu diable parle :)
Je me fait l'avocat du diable.
Votre histoire me fait froid dans le dos et est imprégnée d'illogisme.
Cette jeune fille a 19 ans et vit une vie d'adulte en difficulté depuis 2 ans. Elle bosse, loue une chambre depuis l'age de 17 ans?!
Cette jeune fille vit sans sa famille. Où est sa famille? En Chine? Vous trouvez pas ça bizarre qu'une fille mineure soit envoyé en France comme ça, sans famille, sans pied à terre? Y a pas un truc de bizarre, un truc qui cloche? Quand on sait comment il est difficile pour les chinois de venir en France. J'ai du mal à croire que cette jeune fille soit venu en tant que mineure comme une fleur et personne n'ait bronché, surtout à l'ambassade en France.
Avant d'aller demander des papiers pour une clandé affabulatrice. Vérifiez donc la cohérence de ses propos. Quelqu'un en détresse a toujours un discours cohérent.
Y a rien de pire que les gens qui jouent sur les bon sentiments des autres...
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Xian
28/09/2009 à 03:58 - Autre hypothese
mon Hypothese :
je pense que cette jeune fille de 19 ans est venue en tant que touriste en France pour voir des membres de sa famille.
s'etant fachee avec sa famille,elle s'est retrouvee a la rue,et par honte ou par fierte,elle n'a pas voulu avouer son echec a ses proches ou a sa famille en Chine et restee en France en pretextant que tout allait pour le mieux..

comme elle n'a pas de papiers legaux qui prouvent son droit de sejour en France,elle travaille en se faisant exploiter et ne peux recourir a aucune aide sociale vu que son statut n'est pas legalise et donc non reconnu par l'administration francaise.
son choix de rester en France peut se comprendre (meme s'il peut etre a la base d'une honte et de fragilites humaines) et sa demande legitime d'etre en regle aussi.

je suis neamoins d'accord avec vous Olivier sur le fait qu'elle sollicite la gentillesse et l'aide de personnes qui peuvent l'aider,etant incapable,legalement et physiquement, de faire les demarches.
Elle a peu confiance aux gens,peut etre a t-on voulu exploiter sa naivete ou sa meconnaissance des choses de la vie?
un peu de solidarite et de confiance empathique dans ce monde de libertes et d'abus individuels ne fait pas de mal,n'est ce pas ?

Dernière édition : 28/09/2009 04h01

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Beijing
28/09/2009 à 07:26 - Situation difficile
Si cette jeune fille a une histoire coherente et qui tient la route. Je serais parmi les premiers a aider. Je n'ai pas un coeur de pierre et je ne suis pas un xenophobe anti chinois. Cependant, j'ai une sacro sainte horreur des gens et peu importe si ils viennent de Mars ou d'ailleurs qui abusent des sentiments des autres. D'ou ma reflexion d'avocat du diable. Certe, certain diront que je vois le mal partout. La ou il y a le bien il y a aussi le mal. Souvenez vous le yin et le yang
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28/09/2009 à 09:32 - Situation difficile
Un article de l'Express.fr édifiant sur l'immigration chinoise. Il date un peu mais ...


L'EXPRESS.FR - TOUS LES JOURS, TOUTE L'INFO
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-vague-chinoise_487702.html

Paris
La vague chinoise
par Laurent Chabrun, Boris Thiolay, publié le 06/12/2004 - mis à jour le 03/12/2004

Après les Chinatown du quartier Italie et de Belleville, les grossistes venus d'Asie prospèrent dans le XIe arrondissement. Depuis trente ans, la capitale voit affluer une immigration dont la réussite stupéfie et inquiète. Car l'économie souterraine, l'exploitation des clandestins, la violence même, y tiennent une part difficile à contrôler
Feux de détresse allumés, trois camionnettes sont arrêtées au milieu de la rue Sedaine, le nouveau «Sentier» chinois du XIe arrondissement de Paris. Armés de diables, cinq livreurs bondissent en commando et se jettent sur d'énormes cartons dans un corps-à-corps où on ne sait, de l'homme ou du colis, qui va l'emporter. En quelques secondes, les paquets débordant de tissu sont transbahutés dans deux magasins de prêt-à-porter. Bloqués, les automobilistes klaxonnent. Coups de gueule et d'accélérateur...
Cette scène, désormais, le quartier la vit à longueur de journée. Entre les boulevard Voltaire et Richard-Lenoir, 105 magasins asiatiques de vente en gros ou demi-gros de prêt-à-porter occupent la quasi-totalité des locaux commerciaux disponibles au rez-de-chaussée. Rue Popincourt, on peut recenser 68 magasins sur 300 mètres. Des boutiques au nom kitsch: Lady Charme, Splendid, Bel Woman présentent, chaque semaine ou presque, de nouvelles collections de vêtements que l'on vient acheter de l'Europe entière à des prix défiant toute concurrence.
Aucun grossiste chinois n'exerçait dans le quartier il y a quinze ans. Ils sont désormais plus de 500 et leur nombre a augmenté de 28% ces deux dernières années. Comment expliquer une telle croissance? Car, après le «vieux» Chinatown parisien du XIIIe arrondissement, né dans les années 1980, celui de Belleville dix ans plus tard, c'est un nouveau quartier de la capitale qui semble être passé sous le contrôle économique des immigrés d'origine chinoise.
Ils seraient aujourd'hui près de 600 000 en France, affirme Pierre Picquart, spécialiste du monde asiatique et auteur de L'Empire chinois (éd. Favre), qui pulvérise les chiffres habituellement avancés par les autorités, soit 450 000 personnes. «La France est une destination historiquement privilégiée par les Chinois depuis la Première Guerre mondiale, précise-t-il: 140 000 de leurs compatriotes furent alors amenés pour travailler dans les usines et participer à l'effort de guerre.» De 2 000 à 3 000 d'entre eux firent souche. Vinrent ensuite, dans les années 1970, les boat-people, des Theochew, originaires de l'ancienne Indochine, qui fuyaient le communisme. Ils ont constitué l'essentiel de la communauté du XIIIe arrondissement de Paris. Puis, dans les années 1990, sont arrivés les Wenzhou, souvent issus des zones les plus pauvres du Zhejiang (Sud-Est). Et, enfin, dernièrement, les Dong Bei, de Mandchourie. «La moitié de ces émigrés se concentrent en région parisienne», souligne Pierre Picquart, qui croit que la France comptera, en 2007, 1 million de personnes d'origine chinoise. Une estimation à mettre en regard de ces 40 000 à 60 000 clandestins chinois qui tentent, chaque année, d'entrer dans notre pays. Une cinquantaine y parviendrait quotidiennement.
Des «travailleurs invisibles»
Dong Liwen est l'un de ceux-là. A 27 ans, il est devenu l'un des porte-parole des sans-papiers qui demandent leur régularisation. «Pour me faire venir, ma famille a payé 10 000 dollars en 1999 à une organisation de passeurs, des «têtes de serpent». Je suis arrivé en Grèce par avion, puis en train jusqu'à Milan et, enfin, Paris», se souvient-il. Là, son espoir de vie meilleure, au pays des droits de l'homme, est rapidement déçu. Pendant une année entière, il travaille dans un atelier de confection. Quatorze heures par jour pour 500 euros par mois. «Et encore, il y a pire, certains sont payés 1 euro de l'heure», affirme Dong Liwen. Peut-être a-t-il dû son traitement de faveur au fait que l'atelier soit tenu par sa soeur et son beau-frère, installés à Paris depuis douze ans. De cette vie Dong Liwen garde un goût amer: «Tu ne peux pas sortir, rien acheter, tu ne sais même pas où tu es, beaucoup d'entre nous ne connaissent d'ailleurs rien de Paris, à part le nom des stations de métro...»
Dong Liwen, responsable du collectif de sans-papiers Multitude
Le cas du jeune homme n'est pas isolé. «Les clandestins chinois travaillent comme des bêtes de somme pour rembourser, en trois ou cinq ans, l'argent qui a été avancé pour leur passage», souligne Marc Paul, président de l'Association de soutien linguistique et culturel (ASLC), qui fait également office d'adresse postale pour 6 000 Chinois de Paris. «Car ne pas honorer sa dette, poursuit-il, c'est exposer sa famille restée en Chine à de violentes représailles.» C'est aussi la crainte - suprême avanie - de «perdre la face», d'abandonner son honneur...
Tenu par les mafias qui organisent l'immigration, le clandestin n'a d'autre choix que celui du travail au noir, pour lequel il est surexploité. Puis, sa dette remboursée, l'immigrant va tenter d'acheter sa propre affaire. «Il aura recours à la tontine, un système de prêt interne à la communauté», affirme Pierre Picquart. Il va le faire avec d'autant plus d'énergie que, «pour un Chinois, la réussite est avant tout économique». Quitte à recourir, ensuite, à des employés non déclarés issus de l'émigration, le plus souvent des membres de sa famille, qui le rejoindront en France après s'être endettés à leur tour. Le courant migratoire est ainsi alimenté par de nouveaux candidats. Un proverbe chinois ne dit-il pas: «Qui veut créer une entreprise fonde d'abord une famille»?
Dopée, étayée par cette économie souterraine, la communauté de France bénéficie, en outre, d'un réseau commercial inégalable: la diaspora chinoise. Présente sur tous les continents, elle lui facilite les opérations commerciales au long cours. Et cela d'autant plus que la confiance nécessaire au bon déroulement des affaires est fondée sur des liens familiaux ou claniques.
Si la réussite économique est à ce prix, force est de constater que ce sont les Chinois eux-mêmes qui en pâtissent le plus. Dans un rapport accablant sur «Les migrants chinois et le travail forcé en Europe», Gao Yun, une juriste chinoise du Bureau international du travail (BIT), a constaté que les «clandestins pauvres et vulnérables étaient les premières victimes du business ethnique chinois dont la compétitivité repose sur la traite des êtres humains». Ces «travailleurs invisibles», poursuit-elle, «exercent essentiellement dans la confection, la maroquinerie, le bâtiment, le marché de la restauration étant saturé... On les retrouve dans les métiers «3 D»: dangereux, difficiles et dégradants». Et leurs employeurs savent cultiver l'opacité. Ainsi, dans la confection, un atelier «officiel», déclaré, enregistre la commande d'un donneur d'ordres avant de confier le travail à un autre atelier, celui-là clandestin. En cas de contrôle, qui s'effectue là où la commande a été passée, on ne découvre pas de travailleurs au noir.
Une manne financière qui excite les convoitises
L'experte du BIT peut ainsi citer de multiples méthodes destinées à dissimuler le travail clandestin. Exemple: une équipe est déclarée aux organismes sociaux, mais elle est doublée, la nuit, par une équipe de clandestins. Une arnaque qui a permis au propriétaire des lieux de s'enrichir de 686 000 euros en dix-huit mois... Les conditions de vie infligées aux travailleurs chinois en situation irrégulière ont également fait l'objet d'une nouvelle enquête, encore inédite, menée par Gao Yun. Les familles endurent souvent un calvaire. La jeune femme rapporte ainsi le cas de cinq personnes vivant en Seine-Saint-Denis sur 9 mètres carrés avec cinq machines à coudre et des matelas posés contre le mur dans la journée. Ou encore celle de cette autre famille dont les membres sont arrivés un par un, depuis 1991, et qui doit désormais rembourser 100 000 euros avec des intérêts mensuels qui s'élèvent à 150 euros.
Insalubrité, conditions de travail épouvantables... Les policiers qui perquisitionnent, le 13 novembre dernier, l'entrepôt d'un magasin asiatique de la rue au Maire, dans le IIIe arrondissement de Paris, ne sont pas au bout de leurs surprises. Outre, en effet, 3,5 tonnes de produits avariés destinés à alimenter des restaurants, ils allaient bientôt découvrir, dans un appartement voisin - un «appartement raviolis», selon l'expression policière - une véritable cuisine clandestine, employant des immigrés en situation irrégulière. On y fabriquait des pâtes à la chaîne, dans des conditions d'hygiène déplorables. Poursuivant leurs investigations, les policiers vont remonter jusqu'à un hangar de Rosny-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où ils mettent la main sur 20 tonnes d'aliments périmés...
Cette opération coup de poing n'est, à vrai dire, pas la première menée depuis la création des GIR (groupement d'intervention régional) qui mêlent dans leurs effectifs policiers, agents de douane et inspecteurs des impôts. Une année auparavant, cette nouvelle unité avait découvert 130 tonnes de produits avariés dans plusieurs entrepôts de Paris et de Bagnolet (Seine-Saint-Denis).
Cette vigilance accrue à l'encontre de certaines sociétés asiatiques n'est pas due au hasard. Depuis quelques années, déjà, les services spécialisés du ministère de l'Intérieur s'interrogent sur les clefs du dynamisme économique des Chinois en France et, comme le notait un rapport des Renseignements généraux: «Clandestinité, autarcie, solidarité et illégalité sont les termes qui caractérisent le mieux cette communauté, qui survit grâce à une économie souterraine dont les bénéfices sont inestimables.» Inestimables? Bien difficiles, en tout cas, à mesurer tant ils échappent aux habituels contrôles. Les spécialistes de la préfecture de police évaluent à 150 millions d'euros la seule perte fiscale annuelle due, à Paris, à l'existence de cette économie informelle. Un pactole que l'Etat français a peut-être décidé de ne plus ignorer...
Pourtant, au fil des années, cette manne financière a excité de nouvelles convoitises. Des bandes de jeunes Wenzhou, récemment implantés en France, ont compris qu'ils pouvaient détourner à leur profit une partie des «bénéfices secrets», sûrs que leurs victimes n'allaient pas porter plainte. Difficile, en effet, pour un «notable» chinois, de déclarer volée une somme issue du travail au noir...
Le racket s'est donc installé au sein de la communauté asiatique de Paris. Des tentatives d'extorsion de fonds qui trouvent, parfois, une issue tragique. C'est, par exemple, le cas de ce restaurateur de Franconville (Val-d'Oise), qui décédera après avoir été blessé par balles lors d'une expédition menée par trois autres Asiatiques. La victime portait une profonde coupure à l'auriculaire droit, comme si l'on avait voulu lui sectionner le doigt. «Il s'agit d'une pratique habituelle des racketteurs qui tentent, ainsi, de faire avouer à leurs compatriotes où ils cachent leur argent», commente un policier. Méthode similaire et tout aussi cruelle à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), où les enquêteurs ont retrouvé les cadavres d'un couple de sexagénaires, propriétaire d'une entreprise de confection dans le XIIIe arrondissement de Paris. Les victimes avaient été enveloppées de ruban adhésif, ce qui a provoqué leur mort par étouffement...
Lutter contre la «monoactivité»
Cette augmentation de la violence au sein de la communauté chinoise, corollaire de son opacité financière, touche également les nouveaux arrivants en situation irrégulière: les «canards». Ces derniers débarquent le plus souvent à Roissy ou dans les grandes gares parisiennes et sont récupérés par des gangs chinois qui exigent, ensuite, une rançon de la famille pour libérer le clandestin «détourné»... Les guerres entre passeurs «officiels» et ravisseurs se soldent, parfois, par de sanglants règlements de comptes.
Les lourds soupçons concernant le recours au travail clandestin et à une économie souterraine ont modifié le regard des Français sur cette communauté. Pour Georges Sarre, maire du XIe arrondissement, la vague des grossistes asiatiques «change la nature des quartiers et cause une dégradation de la vie des habitants en raison des multiples nuisances engendrées». Cette inquiétude récente trouve d'ailleurs sa concrétisation dans la lutte de territoires dans les quartiers parisiens «conquis» par la vague asiatique. Le maire de Paris a fini par allouer 50 millions d'euros à la Société d'économie mixte de l'Est parisien (Semaest) pour, en rachetant elle-même des locaux commerciaux, lutter contre la «monoactivité». Une périphrase qui désigne les commerces asiatiques de textile du quartier Sedaine-Popincourt. Et cela même si le préfet de police de Paris a, dans la même période, prononcé la fermeture administrative de 21 magasins ou ateliers. Bref, comme le dit Pierre Picquart: «Nous sommes passés de l'admiration à la suspicion.»
«Contrôlez les frontières, arrêtez les passeurs, mais cessez de dire du mal de nous, s'insurge Gérard Ling Yang, président de l'Association des Chinois résidant en France. Soit le commerce est libre, soit il faut faire une loi...» Mme Wang, 28 ans, est l'une de ces commerçantes qui a réussi. Coiffure à la mode, rouge à lèvres et vêtements fashion, elle a choisi un prénom français, Charlotte. Elle fréquente l'église évangéliste dans le XXe arrondissement et suit de près le parcours scolaire de ses trois enfants. Arrivée à l'âge de 11 ans, elle a fait son trou et gère une mercerie qui fournit en accessoires les grossistes du secteur textile. Devant une tasse de thé, elle brandit un journal chinois reproduisant un article paru dans la presse française: «Quand on parle des Chinois, c'est blanchiment d'argent, clandestins, rackets, s'insurge-t-elle. Mais ça, c'est quelques-uns. Chez nous, on dit: «Si tu as le temps de voler, alors tu as le temps de travailler.»»

L'association ASLC d'aide à l'intégration des populations d'origine chinoise
http://www.aslc-paris.org/spip/

Lotus bus : enquête auprès des femmes chinoises se prostituant à Paris
http://www.medecinsdumonde.org/presse/dossiers_de_presse/lotus_bus_enquete_aupres_des_femmes_chinoises_se_prostituant_a_paris

Dernière édition : 28/09/2009 09h44

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28/09/2009 à 12:01 - Situation difficile
Voici un lien très utile concernant spécifiquement les migrants chinois : http://www.arcat-sante.org/149/migrants_asiatiques&public=migrants%20asiatiques
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30/09/2009 à 12:35 - Situation difficile
J'ai lu avec grand intérêt cet article, DanielC. Bien que vivant en Espagne, je pense que la situation est tout à fait similaire ici.

A Madrid et dans toutes les grandes villes du pays, ainsi que dans les zones rurales (mon cas), les commerces chinois se multiplient et c'est malheureusement une communauté très fermée sur elle-même, je dirais même hermétique!
J'ai souvent essayé d'établir un contact un peu moins superficiel que "bonjour" et "combien vous dois-je" mais il y a une grande méfiance...

Ici aussi, il y a de temps en temps des descentes de police et des commerces et restaurants qui ferment, mais pour 2 qui se ferment, il s'en rouvre 4 le lendemain

Je pense que les seuls jours où les Chinois sortent au grand jour, c'est lors du Nouvel An chinois...

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30/09/2009 à 17:41 - La gangrène mafieuse
Merci, Daniel de nous avoir communiqué cet article de fond sur la gangrène mafieuse et sur la situation des travailleurs clandestins en France.

Je pense en effet, comme Tintin, qu'il est probable que la jeune fille dont parle Sylvie ne joue pas la comédie (apparemment, d'ailleurs, elle ne sollicite pas la pitié) ; sa vie ressemble probablement à celle qui est décrite dans cet article...
La Chine 中国 (Zhongguó), pays de l'Asie orientale, est le sujet principal abordé sur CHINE INFORMATIONS (autrement appelé "CHINE INFOS") ; ce guide en ligne est mis à jour pour et par des passionnés depuis 2001. Cependant, les autres pays d'Asie du sud-est ne sont pas oubliés avec en outre le Japon, la Corée, l'Inde, le Vietnam, la Mongolie, la Malaisie, ou la Thailande.