En Chine, un travail considérable a été effectué par les savants et scientifiques français depuis plusieurs siècles. Dans le domaine de la paléontologie humaine française, les études ont été dominées au cours de la première moitié du 20e siècle par la figure du père Pierre Teilhard de Chardin. Interrompues par la Seconde guerre mondiale, elles n'ont repris, sous les formes nouvelles de la coopération, qu'au début des années 80 sous l'impulsion du professeur Henry de Lumley, de l'Institut de paléontologie humaine. Aujourd'hui, cette coopération est en plein essor.
Les missionnaires français furent les premiers à s'intéresser de manière scientifique à la Chine.
La dynastie des Yuan (1279-1368) voit arriver les premiers missionnaires qui consignent leurs impressions sous forme de rapports officiels. Ainsi, Jean de Plancarpin part le 15 avril 1245 pour la Chine en mission d'évangélisation, d'où il revient deux ans plus tard et rédige une Ystoria Mongolarum. Ces premiers contacts sont toutefois peu concluants, et il faut attendre la première moitié du 17e siècle et la volonté d'ouverture des Ming (1368-1644) pour que soit permis l'accueil d'érudits qui vont s'intéresser de manière scientifique au pays, notamment à son histoire et à celle de ses plus lointaines origines. Parallèlement, à partir du règne de Louis XIV puis avec « l'esprit des Lumières », l'habitude est prise d'adjoindre des savants aux expéditions des missionnaires, diplomates et commerçants. C'est à cette époque que le père Joseph de Moyriac de Mailla s'essaye à la traduction de documents chinois et rédige une Histoire générale de la Chine publiée en 1777 à Paris. Cependant, avec la dynastie des Qing (1644-1911), les relations entre la Chine et l'étranger vont être marquées par des conflits importants, peu favorables à des observations scientifiques.
La figure de Pierre Teilhard de Chardin marque l'essor des recherches paléontologiques françaises en Chine pendant la première... Suite "Archéologie : Sur les traces des premiers hommes de Chine"