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"Les études réunies dans ce volume portent sur les aspects les plus marquants de l’histoire politique et culturelle de la Chine :
La féodalité chinoise qui, de la fin du 2e millénaire à la fin du 1er millénaire av. J.-C., a précédé l’empire bureaucratique : il s’agit d’une structure de pouvoir caractérisée par sa stricte articulation sur un système de parenté lui-même organisé suivant les règles du culte des ancêtres.
La conception chinoise des rites, comme instruments de régulation des rapports sociaux : le ritualisme chinois extrapole à tous les aspects de la vie sociale le formalisme qui règle les comportements dans la pratique des rites religieux, pour lui faire jouer, mutatis mutandis, le même rôle que le formalisme juridique dans les sociétés régies par le droit.
L’écriture chinoise, la seule au monde à s’être entièrement développée sous la forme idéographique : l’idéographie chinoise, inventée à la fin du 2e millénaire av. J.-C, pour les besoins de la science divinatoire, s’est constituée en imposant à la langue qu’elle servait à transcrire une restructuration si profonde qu’on est endroit de parler non pas seulement d’écriture, mais de langue graphique relativement autonome, ainsi que les Chinois eux-mêmes entendent leur langue écrite.
Le sens chinois de l’histoire, servi par une immense historiographie générée à partir des inscriptions oraculaires archaïques : les historiens chinois ramènent la spécificité du fait historique à la généralité des phénomènes naturels, en interprétant cosmologiquement les mutations politiques et les transformations sociales.
Ces études sont le jalonnement de quarante années de recherche et d’enseignement. Elles constituent un outil de réflexion indispensable pour tout étudiant en sinologie."
Prix :
Auteur : Léon Vandermeersh
Editeur : PUF