Autrefois dominée par un système étatique, la distribution obéit aujourd'hui aux règles d'une économie de commerce non structurée. Les principales zones d'activité du pays se situent autour de Shangaï, Pékin, Guangzhou et Hong Kong qui conserve son statut de port de libre échange dans les 50 ans suivant l'année de la réunification, ce qui en fait un port de prédilection pour l'introduction de marchandises sur ce marché de 1,3 milliards de consommateurs.
Marché Business to Consumer (B to C)
Des disparités persistent entre la zone urbaine et la zone rurale : 75% des surfaces de vente se concentrent dans la zone est du pays. Par ailleurs, on note également des différences entre la population urbaine et la population rurale : alors que la première dispose d'un revenu par tête de 800 dollars US, la deuxième ne dispose que d'un revenu de 270 dollars US.
La distribution de détail est développée dans les grandes agglomérations, les hypermarchés sont en forte croissance dans la plupart des grandes villes chinoises et on en dénombrait en 2003 39 089. La grande distribution est dominée par de grands groupes surtout asiatiques comme Shanghaï Bailin qui dispose de 5000 points de vente et un chiffre d'affaires de 6,8 milliards d'euros. Cependant, des groupes étrangers se sont installés avec succès en Chine, comme par exemple Carrefour qui est le 5ème distributeur en Chine et qui a ouvert en septembre 2005 son 65ème hypermarché.
Les autres principaux hypermarchés du pays sont, entre autres, Wall-Mart (55 points de vente et un chiffre d'affaires de 307 millions d'euros), Tesco et Park'n shop.
Dans les zones rurales, le commerce traditionnel garde une importance considérable parce que les firmes étrangères ne s'y sont pas encore implantées.
Marché Business to Business (B to B)
Pour vendre en Chine, l'idéal est un agent spécialisé ayant de bonnes relations institutionnelles. Si une entreprise exportatrice a un grand volume de commerce dans le pays, l'ouverture d'un bureau de représentation en Chine est envisageable. En effet, le gouvernement chinois cherche incontestablement à accueillir de plus en plus d'entreprises étrangères et les encourage à établir un bureau de représentation, première étape de l'implantation en Chine. Toutefois l'implantation d'une société en Chine fait encore l'objet d'un processus sous surveillance délimité par le contrôle des autorités étatiques.
L'autre difficulté est d'obtenir les différentes autorisations pour s'implanter sur le marché : en effet, les entreprises obtiennent souvent l'accord des autorités locales mais pas forcément celle de l'autorité centrale. Ainsi, Carrefour a dû céder certains de ses magasins à ses concurrents.
Depuis son adhésion à l'OMC en 2001, le gouvernement chinois a ouvert son marché aux entreprises étrangères, et à ce titre, a attiré plus de 34 milliards de dollars en 2004 soit une croissance de 150% par rapport à 2003. Le gouvernement a d'ailleurs adopté une loi le 1er juin 2004 permettant aux entreprises de créer leurs propres chaines de magasins.