Depuis que le général Charles de Gaulle a pris la décision de reconnaître la République Populaire de Chine et d'établir les relations diplomatiques avec elle, presque tous les Présidents de la République française ont maintenu des contacts plus ou moins serrés et amicaux avec celle-ci, alors que parmi eux le plus passionné et le plus enthousiaste est sans aucun doute l'actuel Président français Jacques Chirac.
Sécher la classe pour pouvoir visiter « l'Exposition des arts orientaux ».
Au début de cette année, les Editions Fayard a publié pour la première fois une ?uvre biographique « L'inconnu de l'Elysée», dans laquelle Chirac raconte qu'il éprouvait une vive passion pour la culture chinoise depuis son enfance et que lorsqu'il étudiait au lycée Charlemagne de Paris les études étaient dures et serrées et que les professeurs n'accordaient pas facilement le congé aux élèves et il n'était pas aisé à ces dernier d'obtenir la permission de s'absenter et de sortir de l'école. Mais pour pouvoir visiter l'Exposition des musées des arts orientaux, il n'a pu s'empêcher de sécher un cours et de quitter l'école sans permission Chirac a révélé lui-même dans ce livre que déjà au début des années 70 du siècle dernier, il s'était rendu dans une région reculée et éloignée de la Chine de l'Ouest pour y mener des recherches archéologiques.
Première personnalité étrangère de marque à visiter les statues en terre cuite de guerriers et de chevaux datant de la dynastie des Qin.
En 1978, Jacques Chirac qui était alors le maire de Paris, était venu en Chine et s'était rendu à Xi'an, chef-lieu de la Province du Shaanxi et ancienne capitale de plusieurs dynasties chinoises, et il fut la première des personnalités de marque étrangères à visiter les anciens objets déterrés du tombeau de l'empereur Shihuangdi de la dynastie des Qin (221-207 avant Jésus-Christ). Il a éprouvé un profond sentiment de stupéfaction et d'admiration quant le magnifique et grandiose spectacle de millier de statues en terre cuite de guerriers et de chevaux palpitants de vie s'étalait devant ses yeux. Il n'a pu s'empêcher de s'exclamer et de dire : « Il existe sept merveilles au monde et on peut dire que la découverte de ces statues en terre cuite est la huitième. » Par la suite, cette exclamation du maire de la capitale française a été largement diffusée et citée par les médias chinois et les personnalités du milieu, et de plus en plus de visiteurs et de touristes étrangers ont suivi les traces de Chirac en venant en Chine pour contempler de près cette « huitième merveille » du monde.
En tant que maire de Paris, Jacques Chirac encourageait les musées parisiens à collectionner et à conserver des objets archéologiques et des vestiges culturels de la Chine antique. Puis, lorsqu'il a accédé à la fonction suprême de Président de la République française, poussé par son enthousiasme et son profond amour pour la culture chinoise, il a contribué par ses efforts au développement des relations amicales entre la France et la Chine et les deux pays ont pu établir des liens étroits et serrés.
Après avoir pris sa retraite, Jacques Chirac projette d'écrire un scénario sur le poète chinois Li Bai.
Jacques Chirac ressent une passion particulière la culture des dynasties chinoises Sui (581-618) et Tang (618-907). En octobre 2000, à l'invitation de son homologue chinois Jiang Zeming il a visité Yangzhou, ville dont la famille du Président chinois était originaire. Il a profité de cette occasion pour demander à la partie chinoise de l'emmener voir le Grand Canal. Lors de l'excursion sur le canal, les Chinois qui l'accompagnaient ont été étonnés et impressionné en écoutant ce qu'il racontait sur ce grand ouvrage d'adduction des eaux du sud vers le nord du pays et n'ont pu s'empêcher d'exprimer leur admiration. Lors du bavardage, le Président français a tenu en haleine son auditoire en demandant à l'un de ses accompagnateurs : « Savez-vous combien il y eu d'empereurs de la dynastie des Sui ? » La réponse a été : « Il y en a eu deux : l'Empereur Wendi et l'Empereur Yangdi. » Chirac a rectifié immédiatement en affirmant qu'il y en a eu trois et que le troisième qui était monté sur le trône en l'an 607 à l'âge de cinq ans s'appelait Gongdi, mais qu'il avait été obligé d'abdiquer l'année suivante. Les personnes qui l'accompagnaient, tout abasourdies par ce qu'ils venaient d'entendre ont consulté par la suite des documents historiques qui confirmait entièrement la véridicité et l'exactitude du fait raconté par le Président français.
Un responsable du Ministère chinois de la Culture à révélé à des journalistes que Jacques Chirac connaît parfaitement la vie des anciens poètes chinois Li Bai (701 à 762) et Du Fu (712 à 770) de la dynastie des Tang et qu'il sait que le premier était né onze ans avant le deuxième. Chirac a dit qu'après avoir pris sa retraite il projette d'écrire un scénario cinématographique sur Li Bai et qu'il recommandera au metteur en scène de donner le rôle de la concubine impériale Yang à l'actrice chinoise Gong Li.
Source : Quotidien du Peuple