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17 février 1661 - Avènement de l'empereur Kangxi

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Le 17 février 1661, Kangxi (ou K'ang-hi) devient empereur de Chine.

Né 7 ans plus tôt, le 4 mai 1654, le nouveau souverain est issu du peuple mandchou. Ces nomades venus du nord avaient conquis Pékin en 1644 et le père de Kangxi avait fondé une nouvelle dynastie, les Qing.

Lorsque l'enfant lui succède, le pouvoir est exercé en son nom par quatre régents qui tentent de rétablir le confucianisme.

Mais dès l'âge de 13 ans, le 25 août 1667, Kangxi les chasse et s'approprie le pouvoir.

Aimant le combat et les prouesses militaires, il rétablit avec énergie l'unité de la Chine en soumettant trois puissants vassaux chinois installés dans le sud du Chine, notamment Wou San-kouei, qui avait prêté son concours à l'avènement de la dynastie mandchou et en avait été récompensé par une grande principauté.

Kangxi ramène l'île de Taiwan dans le giron de l'empire.

Grâce à une artillerie mise au point par ses conseillers jésuites, il repousse les Russes bien au-delà du fleuve Amour et signe avec eux le traité de Nertchinsk, le 6 septembre 1689.

Enfin, il place le Tibet sous sa protection et impose aux Mongols un serment de fidélité à sa dynastie (les Mongols reprendront leur complète indépendance lorsque les républicains renverseront le dernier empereur Qing).

L'empereur rétablit la bonne marche des affaires dans l'empire et relance les aménagements hydrauliques et les travaux d'irrigation.

Bon gestionnaire, Kangxi sinise son administration et remet en vigueur les concours de sélection des lettrés ou mandarins voués à la haute fonction publique. Lui-même s'affirme comme un excellent connaisseur de la culture chinoise.

Il est aussi ouvert à la culture occidentale et apprécie le savoir des missionnaires jésuites présents dans la Cité interdite, son palais de Pékin.

Kangxi et la «querelle des Rites»

Kangxi fut reconnaissant aux jésuites de son entourage, notamment au père Verbiest, d'avoir réformé le calendrier chinois, fondu des canons, organisé son artillerie,... Il leur accorda en récompense le droit d'enseigner le christianisme par les édits de tolérance du 17 et du 19 mars 1692.

Mais en Europe, les rivaux des jésuites se déchaînèrent contre la prétention de ces derniers de concilier l'Évangile avec le culte des ancêtres et les rites du confucianisme chinois.

Au terme d'une célèbre «querelle des Rites», il obtinrent du pape qu'il interdise aux nouveaux convertis chinois d'honorer leurs ancêtres selon les rites de Confucius. Ce fut chose faite en 1715.

Outré par cette décision, Kangxi interdit la prédication du christianisme dans toute l'étendue de l'empire.

Mort le 20 décembre 1722, à 68 ans, sans avoir pu régler sa succession, Kangxi reste le plus grand des empereurs mandchous.

Comme son contemporain, le roi de France Louis XIV (1638-1715), il a porté à son apogée sa dynastie et son pays.

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