Deng Xiaoping

Deng Xiaoping  邓小平 (22 août 1904 - 19 février 1997) a été le secrétaire général du parti communiste chinois (PCC) et ainsi dirigeant de facto de la Chine de 1976 à 1997.

L'ascension vers le pouvoir

Deng XiaopingÀ la suite des événements du 4 mai 1919, il fuit la Chine et arrive en octobre 1920 à Marseille. Il a alors 16 ans.

Il travaille d’abord dans une aciérie au Creusot puis en tant qu’assembleur à l’usine Renault de Billancourt, parallèlement il effectue des petits boulots qui lui permettent à peine de survivre.

C’est dans ce milieu ouvrier qu’il découvre le marxisme, en 1922 il rejoint les jeunes du PCC (Parti communiste chinois) en Europe, puis en 1924 intègre le PCC. Durant l’année 1926 Deng étudie à Moscou. Il retourne en Chine au début de l’année 1927.

En 1929 il participe à une révolte contre le Kuomintang dans la province du Guangxi. Mais elle échoue, l’obligeant à se réfugier en URSS.

En tant que secrétaire général du Comité central du Parti communiste il participe à la Longue Marche (1934-1935).

Durant la guerre contre le Japon (1937-1945) et la guerre civile qui suit (1945-1949), il est le commissaire politique de Liu Bocheng, organisant de nombreuses campagnes militaires.

Sa valeur militaire et sa loyauté envers Mao Zedong, lui permettent de se hisser au poste de secrétaire général du Parti communiste chinois. Avec le président Liu Shaoqi il représente la ligne « progressiste du parti qui demande des réformes économiques après l’échec du Grand Bond en Avant.

La chute

Mais c’est la ligne dure de Mao qui l’emporte, avec le lancement de la Révolution culturelle de 1966.

Dès octobre 1966, il est la cible des critiques, de même que Liu Shaoqi. En décembre, plus de trois mille étudiants manifestent contre eux à Pékin. On les accusait de croire en une étatisation de l'économie à la soviétique, contraire aux idéaux du grand bond en avant, ainsi qu'à la création de petites parcelles agricoles privées. Dans la rhétorique de la Révolution culturelle, cela revient à les brocarder des titres de « révisionnistes soviétiques », de « bourgeois réactionnaires » et de « capitalistes ». Deng et Liu avaient aussi lutté contre la trop grande influence de la Pensée Mao et dirigé des enquêtes contre des cadres révolutionnaires corrompus.

Ainsi, Deng doit subir des humiliations publiques et abandonner ses fonctions. Son fils est à cette époque défenestré par les Gardes rouges et restera paralysé. Deng résiste en choisissant de vivre isolé.

Il se rapproche à nouveau du pouvoir à la fin des années 1970. Fin 1975 il devient vice-Premier ministre et redevient secrétaire général du Parti. Mais en 1976 il est a nouveau la cible de critiques : on lui fait porter la responsabilité des manifestations violentes qui eurent lieu à Tiananmen suite à la mort de Zhou Enlai. Il se réfugie alors dans le Guangdong.

Le retour et la modernisation

Il revient au pouvoir après la mort de Mao et l'arrestation de la Bande des Quatre. À nouveau vice-Premier ministre au début de 1977, il est renommé secrétaire général du Parti quelques mois plus tard.

C'est lui qui initie l'ouverture économique du pays à la fin des années 1970 (réapparition des parcelles privées, marchés plus libres), en encourageant les responsables du parti qui avaient initié ces politiques dans le sud du pays (Guangdong, Sichuan). Il nomme d'ailleurs le secrétaire général du parti au Sichuan, Zhao Ziyang, au bureau politique (1979), puis au poste de Premier ministre (1980). En 1978, il préconise aussi de suivre les recommandations de Zhou Enlai et de mettre en place les « Quatre Modernisations » (industrie et commerce, éducation, organisation militaire et agriculture). Autre signe d'ouverture, Deng rencontre le président américain Jimmy Carter lors d'une visite officielle aux États-Unis en janvier 1979. Il préside également à la création des Zones économiques spéciales, avec la politique de Un pays, deux systèmes ,destinées à attirer les investissements étrangers. En 1980, il décide de la tenue du procès de la Bande des Quatre.

Mais il décide aussi de réprimer les manifestations de Tiananmen en 1989. En 1992, il fait une tournée des Zones économiques spéciales, afin de répandre ses idées sur la libéralisation de l'économie, qui doit selon lui contribuer au maintien d'un socialisme à la chinoise viable.

Deng Xiaoping, le "petit géant", petit par sa taille et géant par son oeuvre des modernisations, passe peut-être à l'histoire pour son slogan un pays, deux systèmes, dans un compromis typiquement chinois, qui fait de la Chine d'aujourd'hui un géant économique.

Citations

« Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, s'il attrape la souris, c'est un bon chat. » (en chinois「不管白猫、黑猫,逮住老鼠就是好猫。, 1962, dans un discours lors d'une réunion du secrétariat)

La Rédaction

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Dernière modification le 21/03/2013