Le bouddhisme hînayâna, terme sanskrit signifiant « Petit Véhicule », est un ensemble d'écoles bouddhiques traditionalistes, par opposition au bouddhisme mahâyâna (dit du « Grand Véhicule »).
Le terme hînayâna est quelque peu péjoratif, mais il n'en existe pas d'autre pour désigner ce grand mouvement historique. Cependant, comme le theravâda est la seule des écoles qui le composaient à avoir survécu, le mot theravâda en est peu à peu venu à désigner le hinayâna, éliminant ainsi toute dérision.
Dans le hînayâna, la perspective de libération est individuelle, alors qu'elle est basée sur des principes altruistes dans le mahâyâna.
Après la mort du Bouddha, plusieurs écoles (nikâya) fleurirent. Les divergences au sujet de la doctrine ou de la pratique religieuse menèrent à un schisme qui se révéla pleinement lors du troisième concile (vers 250 avant notre ère), sous le règne d'Ashoka.
Les Anciens (thera), souhaitaient rester fidèles aux seuls préceptes du Bouddha et même s'en rapprocher davantage, alors que les membres de la Grande assemblée désiraient réagir contre ce « conservatisme » et adapter l'enseignement du Bouddha pour le rendre plus accessible. Ceux-ci formèrent le Grand véhicule (mahâyâna), tandis que le mouvement adverse fut appelé, de manière péjorative, hînayâna (voir écoles du bouddhisme).
Le Petit Véhicule continua de se diversifier. On avance le nombre, sans doute symbolique, de 18 écoles, dont le theravâda est la seule à exister de nos jours.