L'Assemblée nationale populaire de la République populaire de Chine a voté des lois sur la censure de l'Internet. Avec cette loi, le gouvernement a mis en place différents systèmes de censure, selon les FAI, détenus par les provinces, des société privées ou des associations. Ce projet a pour nom Bouclier d'or. Les régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao ayant leur propre système légal, ces lois ne s'y appliquent pas.
La partie pare-feu de ce sytème est connu à l'extérieure de la chine continentale sous le nom de Grand Pare-feu de la Chine en double référence à son rôle de pare-feu réseau et à la grande muraille. Consitué de pares-feux standards sur les serveurs proxy (passerelles Internet), ce système bloque les contenus en empéchant certaines adresses IP d'être routées. Lorque des sites particuliers sont demandés, ce système engage sélectivement une méthode d'empoisonnement DNS. Cependant le gouvernement ne peut examiner à chaque instant l'Internet entier, cette méthode est donc limitée.
Les sujets censurés
Des recherches en chine continentale ont montré les types de sites étrangers bloqués, par exemple :
Et d'une manière plus générale, tout ce qui peut remettre en cause la légitimité du PCC, les critiques contre les leaders chinois (plus sérieux que de simples caricatures, ...) et les vues différentes de celles du gouvernement.
Exemple de sites inacessibles
Les moteurs de recherche
Un élément du système consiste à interdire certains mots sur les moteurs de recherches, qu'il soit international (Yahoo! et Google) ou national comme Baidu. Une telle recherche affiche une page d'erreur et une répétition de la même recherche bloque le moteur (probablement l'IP).
En général, les mots interdits, le sont également insérés dans une expression. Par exemple si 法轮 (falun, or "roue de la loi") est bloqué, alors 法轮功 (Falun Gong) and 转法轮 ("La roue de la loi qui torune") le sont aussi.
Le blocage des sites web occidentaux n'est pas tout, et bien que le gouvernement n'ai que rarement besoin d'intervenir, la capacité d'intervention du censeur concernant les contenus véhiculés par les FAI de Chine continentale est bien plus importante. En effet le gouvernement peut s'en prendre physiquement à ses propres sites et à ses opréteurs.
Bien que le gouvernement n'a pas les capacités physiques et matériel pour surveiller toutes les discussions instantanées et les forums, la simple peur d'être fermé pousse les FAI à employer à leur compte des opérateurs, surnommés « grande maman », qui mettent fin et suppriment les commentaires politiquement sensible.
Cependant, certains FAI ont adopté des stratégies différentes : l'une d'entre elle est de laisser les contenus politiquement sensible et de les retirer uniquement sur ordre du gouvernement. Ainsi ils restent visibles pendant quelques heures, et rendant sa lecture possible pendant quelques temps. Lorsque que le commmentaire est supprimé, l'information est en réalité déjà publique. Un exemple significatif est l'explosion d'une école en 2001, les autororités locales voulaient supprimer l'information que c'était des enfants qui avaient fabriqué des feux d'artifices artisanaux. Pendant le temps pris les officiels locaux pour exiger la suppression de la mention, la nouvelle avait déjà été largement répandue.
Par ailleurs, les sites remplacent souvent les contenus censurés par des blancs, permettant ainsi au lecteur de s'en rendre compte et souvent de deviner ce qu'ils étaient.
Les bannissements de sites paraissent le plus souvent non coordonnés et événementiels, avec des sites bloqués et d'autres aux contenus similaires autorisés. Les blocages sont souvent durcis pour des occasions spéciales. Un exemple est le New York Times qui a été débloqué quand les journalistes ont demandé dans un entretien à Jiang Zemin, les raisons du blocage, celui-ci a répondu qu'il allait s'en occuper. Durant un sommet de la Coopération Économique Asie-Pacifique à Shanghai en 2001, les médias normalement bloqués comme CNN, NBC et le Washington Post sont devenus accessibles. Depuis 2001, le contrôle des contenus a été grandement assoupli à une base permanente, et les trois sites précédemment cités sont désormais accessibles de Chine continentale. En fait, la plupart des sites web d'informations sont accessibles, bien qu'un petit nombre (dont la BBC) soit toujours bloqué.
Les agences de Chine continentale publient souvent des réglements sur l'Internet, mais ils sont souvent non mis en vigueur ou ignorés. Un des problèmes majeurs de la mise en vigueur est la détermination de la juridiction compéténte. Il en résulte beaucoup de conflits bureaucratiques entre plusieurs ministères et les bureaux du central et locaux. L'organe d'information du Conseil d'Etat est mandaté pour réguler l'Internet mais beaucoup d'agences de securité de Chine continentale le sont aussi.
Plusieurs universitaires ont relevé que la vitesse à laquelle le gouvernement sort des nouveaux réglements sur l'Internet est le symptôme de leurs inefficacité. En effet ces nouveaux réglements ne font jamais référence aux anciens, qui apparaissent oubliés.
Un sujet contreversé est la légitimité de la fourniture par des sociétés étrangères, d'équipements contribuant à la censure en RPC. D'une part il est clairement malsain que des entreprises s'enrichissent grâce à la censure. Mais d'autre part les équipements fournis par des sociétés comme l'américain Cisco Systems sont des infrastructures Internet standards qui aide le flux d'information. Sans ces équipements, le gouvernement n'aurait pu développer autant l'Internet.
Cependant, des organisations de défense des droits de l'homme comme Human Rights Watch, de medias comme Reporters sans frontières font remarquer que si ces entreprises arrêtaient leur aide technique à la censure, son efficacité en serait d'autant diminuée.
Une situation semblable concerne les fournissseurs de contenus comme Yahoo!, AOL and Google qui obéissent aux exigences du gouvernement, incluant des moniteurs internes, dans le but d'être autorisé d'opérer en Chine continentale. Ainsi, en respect des lois, Microsoft a commencé à censurer ces blogs MSN Spaces.
En revanche, les sites pouvant aider à contourner la censure, comme Freenet and Peek-a-Booty sont bloqués.
La responsabilité des entreprises
Tout le monde n'apprécie pas ces multinationales qui collaborent avec les autorités pour censurer l'Internet.
Le 7 novembre 2005, une alliance d'investisseurs et de chercheurs réprésentant 36 sociétés aux Etats-Unis, en Europe et en Australie et au total 21 milliards $ de CA. announced ont pressé le monde des affaires de protéger la liberté d'expression et ont mis en place une surveillance des sociétés faisant des affaires dans les pays violant les droits de l'homme, comme la Chine.
Le 21 décembre 2005, l'ONU, l'OSCE, OEA ont [1] mandaté spécialement sur la liberté d'expression des entreprises Internet pour "Travailler ensemble ... pour résister aux tentatives d'officiels de contrôler ou restreindre l'usage d'Internet."
Le pare-feu de la Chine ne peut pas contrôler un tel flot d'informations. Il est relativement facile de la contourner en passant par des serveurs relais (proxy), situés sur des ordinateurs au delà du pare-feu. Les connections par VPN ou ssh avec l'extérieur de la Chine continentale ne sont pas bloqués, donc le contournement de la censure et des méthodes de surveillance est facile pour ceux qui ont accès à une connexion sécurisée à des ordinateurs hors de Chine.
Source : wikipédia
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