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Dernière mise à jour le 06 juillet 2008 à 18:39

Caractères chinois vus du christianisme...

Le caractère "péché"



Ce dessin en tête de notre chapitre s'appelle en chinois "tsui". On le prononce différemment dans les diverses contrées du pays, et c'est une des raisons pour lesquelles il est très difficile de prêcher l'évangile en Chine, parce qu'un habitant du sud ne comprend pas un habitant du nord. Quelque étrange que cela paraisse, il arrive parfois que l'on voie deux Chinois s'entretenir en anglais, parce qu'ils ne peuvent comprendre le langage l'un de l'autre. Dans certaines régions, les dialectes sont si mauvais que deux personnes ne vivant qu'à soixante kilomètres à peine l'une de l'autre ne peuvent se comprendre.

Mais je voudrais vous parler de ce caractère "tsui". Il signifie péché. Je vous ai dit que plusieurs des caractères chinois sont des sortes de petites images qui indiquent le sens du mot, et c'est le cas pour celui-ci. La partie supérieure représente un filet de pêche. Vous pouvez voir les petits carrés qui figurent les mailles. La partie inférieure signifie le mal ou "méchant", et on peut considérer le tout comme représentant "Le filet du diable". Quelques-uns d'entre vous vivent peut-être au bord de la mer et ont vu des filets de pêche faits de solides cordelettes: chacune d'elles si petite par elle-même que nous penserions qu'elle ne peut faire aucun mal. Peut-être avez-vous même été dans un bateau pour aider à retirer ces filets avec les pauvres poissons fermement retenus dans les mailles. Combien leur situation paraît désespérée! Plus ils se débattent, et plus ils s'embarrassent dans le réseau meurtrier. A moins que quelqu'un du dehors, plus fort et plus puissant qu'eux, ne vienne les délivrer, ils sont immanquablement destinés à mourir. Quel triste spectacle que celui d'un poisson pris dans un filet! Et quelle image merveilleusement vraie de l'état d'un pauvre pécheur pris dans le terrible filet du péché! Assurément les Chinois ont eu raison de dessiner un filet de pêche pour représenter le péché.

Si vous avez jamais été au bord de la mer, vous devez savoir qu'il y a une quantité de filets différents. Il y en a de grands pour attraper les gros poissons et de petits pour les petits poissons. Il y en a qui sont faits de fine ficelle, et d'autres de grosse corde. Il y a des filets de toutes les formes et de toutes les grandeurs, mais ils ont tous le même but: attraper les poissons.

De même Satan a différentes sortes de péchés. Il y en a que nous jugeons de petits péchés, d'autres que nous jugeons de grands péchés: mais ils ont tous le même but -- nous saisir et nous entraîner en enfer. Le pêcheur ne tend pas ses filets parce qu'il aime les poissons: et ce n'est pas non plus parce qu'il vous aime que le diable cherche à vous embarrasser dans le péché, mais parce qu'il voudrait vous entraîner avec lui dans les souffrances éternelles.

Je me demande si mes lecteurs ont jamais compris qu'ils avaient été pris dans ce terrible filet du péché?

Je me demande s'ils ont jamais réalisé qu'ils étaient absolument impuissants et que leur condition était désespérée à moins qu'un Autre ne vienne les délivrer de ce piège effrayant? Oui, la Parole de Dieu nous dit que "tous ont péché"; il n'y a pas un homme, pas une femme, pas un petit garçon, pas une petite fille qui n'ait été pris dans ce funeste filet. Vous avez dit des mensonges, vous avez été désobéissants, désobligeants; vous avez désiré ce qui n'était pas à vous, et vous avez commis beaucoup, beaucoup d'autres péchés, mais avant tous les autres il y a un péché dont Dieu parle spécialement: "Il convaincra le monde de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi", dit le Seigneur Jésus. Oui, si vous n'avez pas cru au Seigneur Jésus Christ comme à votre Sauveur personnel, c'est le plus terrible péché de tous. Si vous êtes coupable de ce péché, vous êtes sur le chemin de l'enfer et personne ne sait combien de temps il vous reste à vivre ici-bas. Puisse le Saint Esprit vous convaincre bientôt de ce péché, vous montrant que vous êtes aussi impuissant que le pauvre poisson pris dans le filet et que votre condition est aussi désespérée que la sienne. Mais puisse-t-il vous enseigner aussi qu'un Autre, le Seigneur Jésus lui-même, est venu rompre le filet qui vous tenait captif, et la seule chose que vous ayez à faire maintenant est de le croire pour être délivré.

Le caractère "Tous"

 

Nous avons parlé de la justice, et nous avons vu que la justice de Dieu est offerte à tous. C'est une offre merveilleuse, faite par Dieu lui-même pour donner Sa justice, librement, sans oeuvres, à quiconque veut la recevoir, homme, femme ou enfant. Nous avons vu que la justice de Dieu est semblable à une robe ou à un manteau qui nous couvre, et que notre propre justice est comme un vêtement souillé. A la place de notre justice, Dieu nous offre la sienne, mais c'est seulement "sur tous ceux qui croient".

Le caractère chinois qui est en tête de notre chapitre se lit "Chung" et signifie tous. C'est vraiment un mot merveilleux. La partie supérieure signifie Sang, la partie inférieure, Trois hommes, et l'ensemble représente donc trois hommes abrités par le sang. Voilà comment les Chinois écrivent Tous. Ces trois hommes nous font penser à "Tous ceux qui croient". Ils ont cru que le jugement allait venir, et ils se sont réfugiés dans le seul lieu de sécurité, à l'abri du sang.

Vous vous souvenez de l'histoire de la première Pâque. Dieu avait dit qu'au milieu de la nuit Il passerait à travers le pays d'Égypte et frapperait tout premier-né dans chaque maison. Mais Il avait donné aux Israélites un moyen de salut. Il leur avait dit de prendre un agneau, de le tuer, de mettre son sang sur les deux poteaux et le linteau de la porte, et Il avait fait cette promesse: "Je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie à destruction au milieu de vous, quand je frapperai le pays d'Égypte".

Il n'y avait pas de différence si les habitants de la maison étaient bons ou méchants, s'il s'agissait des Égyptiens ou des Israélites, s'ils étaient blancs, jaunes ou noirs: tout cela n'avait rien à voir avec leur sécurité. Ce qui importait, c'était qu'ils fussent oui ou non abrités par le sang. Le pire pécheur parmi les Égyptiens était en sûreté cette nuit-là s'il avait mis le sang sur sa porte, et le meilleur des Israélites aurait perdu son premier-né s'il avait négligé d'obéir à l'ordre de l'Éternel.

Il ne suffisait pas de dire: "je crois que le jugement de Dieu va venir, et que le sang est le seul moyen de salut". Non, il fallait mettre le sang sur sa propre porte. Et il n'y a aucun avantage à croire que le jugement va venir et que Christ est le seul Sauveur, si vous ne vous confiez pas en Lui pour vous-même et si vous n'êtes pas vous-même personnellement à l'abri du sang.

Le caractère "punition"



Vous savez tous qu'après le péché vient la punition. Quelquefois à l'école vous n'êtes pas découvert: le maître ne vous voit pas. Quelquefois un voleur s'enfuit et la police ne réussit pas à remettre la main sur lui: et ainsi tous deux, l'enfant et le voleur, échappent au châtiment qu'ils ont mérité. Mais y échappent-ils vraiment? Dieu a vu le petit garçon ou la fillette commettre la mauvaise action que le maître n'a pas vue. Le voleur aura un jour à comparaître devant Dieu et à rendre compte de son péché, à moins que quelqu'un d'autre n'ait été puni à sa place.

Si vous avez lu le chapitre précédent, vous reconnaîtrez tout de suite que la partie supérieure du caractère qui signifie "punition" est la même que celle du "péché". Toutes deux représentent un filet de pêche. Mais lorsqu'il s'agissait du péché, c'était le filet du diable pour nous prendre et nous entraîner avec lui dans l'étang de feu. Ce filet-ci pourrait s'appeler le filet du maître qui surprend les petits garçons ou les petites filles à l'école, lorsqu'ils sont méchants. Ou bien cela pourrait être le filet du gendarme qui capture ceux qui ont enfreint les lois du pays: mais finalement c'est toujours le filet de Dieu qui amène tout être humain, homme, femme ou enfant à se tenir devant Lui. Si nous venons maintenant en sa présence comme de pauvres pécheurs perdus, nous trouverons qu'Il s'est pourvu de Quelqu'un pour subir le châtiment que nous avions mérité: c'est le Seigneur Jésus. Mais si nous ne répondons pas tout de suite à son appel, Il nous adresse cette question: "Comment échapperons-nous si nous négligeons un si grand salut?"

Qu'arrive-t-il lorsque vous avez été surpris à l'école faisant quelque chose de mal? Ou qu'arrive-t-il au voleur lorsqu'il a été appréhendé par le gendarme? "Oh! alors vient la punition", répondra l'un de vous. Mais ce n'est pas ce qui arrive tout de suite après. Le voleur comparaîtra devant le juge, et là il sera jugé selon ce qu'il a fait -- selon ses oeuvres. L'enfant devra rendre compte de sa conduite à son maître, et celui-ci le jugera. Ainsi dans notre mot punition, la partie suivante est celle-ci, celui-ci le jugera. Ainsi dans notre mot punition, et la base, signifie, "une bouche". Les quatre traits qui la surmontent sont les paroles qui sortent de la bouche. Quelle terrible chose de réaliser que, si vous n'êtes pas délivré de ce filet du péché, un jour vous, vous-même, devrez vous tenir devant le grand trône blanc, et y être jugé d'après vos oeuvres.

Alors vos oreilles entendront les terribles paroles de la bouche de votre Juge, Celui de devant la face duquel la terre et le ciel s'enfuiront.

Peut-être pouvons-nous penser que les quatre mots sortant de la bouche, dans notre caractère, sont:

Le péché, "Les gages du péché, c'est la mort".

La mort, "Après la mort, le jugement".

Le jugement, "Il furent jugés. Et si quelqu'un n'était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l'étang de feu."

L'étang de feu.

Notre caractère comprend encore une partie, à droite
. Elle signifie une épée. Et elle représente l'épée qui exécute la sentence de mort prononcée par le juge. Voilà comment les Chinois représentent la "punition". "Pris, jugé, exécuté".

A l'école, cela peut être une punition, une retenue, ou quelque chose de ce genre. D'après la loi du pays, cela peut aller jusqu'à la mort, -- mais dans le jugement du grand trône blanc il n'y a qu'une sentence: la seconde mort, l'étang de feu.

Le caractère "Justice"


Vous vous rappelez que nous avons parlé du péché qui est semblable à un filet qui nous saisit et nous retient captifs jusqu'à ce qu'un Autre vienne nous sauver. Aujourd'hui je voudrais vous parler de Celui qui est venu nous délivrer du terrible filet du péché dans lequel nous étions tombés. Oui, grâces à Dieu, Quelqu'un est venu nous sauver, et dans le premier chapitre du Nouveau Testament nous lisons:

"Tu appelleras son nom Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés."

C'est précisément ce qu'il nous fallait, n'est-ce pas? Un Sauveur! Quelqu'un qui nous délivre de ce terrible filet dont les mailles nous enserrent et nous retiennent captifs.

Eh bien! je voudrais que vous regardiez très attentivement le caractère qui est en tête de notre chapitre. Vous verrez qu'il est composé de deux parties. La partie supérieure signifie "brebis" ou "agneau"; vous pouvez voir qu'il a deux cornes, quatre pattes et une queue, et la croix au milieu est son corps. La partie inférieure de ce caractère signifie "moi" ou "je". Maintenant pouvez-vous deviner ce que veut dire le mot tout entier?

"Moi" couvert par un "Agneau"?

Si vous connaissez un Chinois dans la ville que vous habitez, vous pouvez l'interroger sur ce mot; il vous dira probablement que c'est "ii", mais il aura de la peine à vous expliquer sa signification; aussi vais-je essayer de le faire. Ce caractère signifie "justice", mais je crains que certains de mes petits lecteurs ne comprennent pas très bien ce mot. Il y a différentes sortes de justice. Il y a votre propre justice; ce sont toutes les choses justes, les bonnes choses que vous faites pour essayer de gagner le ciel.

En Chine il y a des "Sociétés d'oeuvres justes" dont les membres cherchent à accomplir de bonnes actions pour parvenir au ciel. Ce sont nos propres justices. Ce sont les choses que nous aimons que les autres gens voient quand ils nous regardent, les choses que nous aimons à porter à l'extérieur comme des vêtements, tandis que nous gardons les mauvaises choses cachées là où personne ne peut les découvrir; elles sont recouvertes par notre justice. N'en est-il pas ainsi? Dieu nous parle de nos justices et dit qu'elles sont comme des vêtements que nous portons pour nous couvrir, -- mais Il ajoute qu'elles sont comme "un vêtement souillé". Vous n'aimez pas porter un vêtement sale, n'est-ce pas? Nous hésitons à toucher des haillons malpropres, nous les brûlons, et c'est le seul sort qui leur convienne. Il en est exactement de même de notre propre justice, des meilleures actions que nous accomplissons.

Nos péchés sont comme un filet qui nous enserre et nous entraîne dans l'étang de feu, et notre justice est comme un vêtement souillé! Dans quelle terrible condition nous nous trouvons! Que pouvons-nous faire?

Maintenant regardez encore une fois le caractère qui est en tête de notre chapitre. Que voyons-nous là? Nous voyons en bas "moi", avec un "agneau" par dessus, me couvrant, pour ainsi dire. De qui nous parle cet agneau? La plupart d'entre vous peuvent me répondre: Du Seigneur Jésus, "l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde". Quelle belle leçon renferme ce mot! C'est précisément ce dont nous avions besoin! L'Agneau de Dieu venu ici-bas pour ôter mes péchés, pour me sauver du filet dans lequel j'étais pris sans espoir, et le même Agneau de Dieu pour me couvrir tout entier à la place des vêtements souillés de ma propre justice. Avec quelle joie je me dépouillerai de mes vêtements impurs pour être recouvert par l'Agneau de Dieu, pour être caché en Lui!

Mais regardez encore une fois notre figure, et vous verrez que rien ne peut "me" toucher, sans toucher d'abord "l'Agneau" qui est au-dessus. Et, chers enfants, quand je pense comment tout le jugement de Dieu dû à mes péchés a été porté par ce précieux Agneau, comment Il a enduré les coups que je méritais, comment toutes les vagues et tous les flots de la colère d'un Dieu saint ont passé sur Lui (tandis que je suis en sécurité en Lui), quand je pense à tout cela, combien mon coeur peut être reconnaissant et comme je puis Lui rendre grâce.

Lorsque nous nous souvenons que la justice est ce qui nous recouvre, que ce soit les vêtements souillés de notre propre justice, ou l'Agneau de Dieu qui est la justice de Dieu, nous pouvons voir avec quelle beauté ce caractère chinois nous parle d'une justice qui n'est pas la nôtre, mais celle d'un Autre, la justice même de Dieu.

Cher lecteur, possédez-vous cette justice de Dieu? Êtes-vous couvert par l'Agneau de Dieu? Lorsque Dieu vous regarde, vous voit-Il entièrement caché dans son Fils bien-aimé? C'est là ce qu'Il vous offre. Il dit: "Maintenant, la justice de Dieu par la foi en Jésus Christ" est offerte "envers tous et sur tous ceux qui croient". Êtes-vous de ce nombre ?

Le caractère "Croire"



Dans les deux derniers chapitres, nous avons un peu parlé de ce verset de Romains 3 qui nous dit que "la justice de Dieu par la foi en Jésus Christ est envers tous et sur tous ceux qui croient". Nous nous sommes un peu occupés de la justice et de "Tous", dans cette expression "Tous ceux qui croient". Maintenant nous allons considérer un peu le caractère "croire".

Lorsque j'étais un petit garçon, je trouvais ce mot "croire" très difficile à comprendre. Je me demandais à moi-même: "Qu'est-ce que croire?" "Est-ce que je crois?" et toutes sortes de questions semblables. Je pense qu'il y a encore aujourd'hui des personnes qui désirent posséder cette justice de Dieu qui est sur tous ceux qui croient, mais ils ne savent pas exactement comment faire pour l'obtenir: et j'espère que le caractère chinois qui se trouve au haut de cette page pourra peut-être leur aider.

A gauche se trouvent les deux traits qui signifient "homme". Ils sont faits un peu différemment que dans le caractère que nous avons déjà vu, mais en réalité c'est exactement le même mot. Quant à la partie de droite, vous pouvez la reconnaître vous-même si vous avez lu les chapitres précédents. En bas, vous voyez le caractère signifiant "bouche", et au-dessus quatre traits représentant les paroles sortant de la bouche. On peut donc dire que le caractère tout entier signifie: "Les paroles qui sortent de la bouche d'un homme". C'est ainsi que les Chinois écrivent "Croire" ou "Foi". Et c'est une très bonne manière de faire. Je ne connais qu'une façon de l'écrire qui aurait été encore meilleure, ce serait: "Les paroles qui sortent de la bouche de Dieu".

Je suppose que vous connaissez un homme en qui vous avez une absolue confiance. Peut-être est-ce votre père, ou votre frère, ou quelqu'un d'autre. S'il vous dit quelque chose, vous pouvez affirmer: "Je sais que c'est vrai". Vous croyez les paroles qui sortent de la bouche d'un homme. C'est la foi. Vous croyez les paroles, non parce qu'elles vous semblent vraies, mais parce que vous avez confiance en l'homme qui les a dites. Il peut y avoir d'autres personnes dont vous ne croyez pas les paroles. Peut-être est-ce pour plaisanter qu'elles disent ce qui n'est pas tout à fait vrai, ou bien ont-elles l'habitude d'exagérer, ou de mentir: mais, quoi qu'il en soit, vous regardez à la personne qui vous parle et vous dites: "Je ne puis pas croire ce que cette personne me dit". Ce n'est pas que ses paroles ne puissent être vraies, mais on ne peut avoir confiance dans la personne qui les prononce.

Mais il ne s'agit pas toujours de paroles prononcées, quelquefois elles sont écrites. Par exemple, j'ai dans ma poche un billet sur lequel est écrit:


BANQUE DE FRANCE
CENT FRANCS
payables en espèces, à vue, au porteur.

Et au-dessous de cette promesse il y a deux signatures, l'une du Caissier principal, l'autre du Secrétaire général. Eh bien! je suis absolument sûr que si je montre ce billet à qui que ce soit en France, on me l'échangera volontiers contre cent francs en monnaie. Je n'ai pas le moindre doute au sujet de ce papier, ni aucune crainte de ne pas recevoir mon argent. Je considère celui qui a promis, c'est-à-dire la Banque de France, et je dis: "Certainement je puis avoir confiance en cette promesse". Je la crois. J'ai foi en elle.

Mais il y a quelque temps, j'ai eu entre les mains un autre billet sur lequel se trouvait la promesse d'un certain général chinois assurant qu'il payerait cinq dollars sur demande. Ce billet m'a donné passablement de peine et de souci. D'abord je ne croyais pas que le général eût l'argent nécessaire pour payer, et ensuite je ne savais pas s'il voudrait tenir sa promesse même s'il en possédait les moyens. J'essayais de croire, mais lorsque je pensais à la personne qui avait promis, je ne parvenais pas à avoir confiance. Je me rendis avec mon billet dans un bureau de change, comme il y en a beaucoup en Chine. Je montrai la Promesse, lisiblement écrite en noir sur blanc, mais les employés sourirent en secouant la tête. Je m'adressai encore à cinq autres établissements, mais sans avoir plus de chance. Je demandai: "Ne voulez-vous pas au moins me donner quelques sous en échange de mon billet?" "Pas un seul," me répondit-on. Le billet ne valait même pas le papier sur lequel il était imprimé.

La Bible me dit: "La foi est de ce qu'on entend, et ce qu'on entend par la Parole de Dieu". Dieu fait une promesse. Peut-Il la tenir? Vous savez qu'Il le peut. Veut-Il la tenir? Vous savez qu'Il le veut: Il ne peut mentir. Il ne manquera jamais à sa promesse. Elle vaut mieux que la promesse de la Banque de France. Lorsque vous regardez à Celui qui a promis, pouvez-vous LE croire? Ne devrais-je pas plutôt demander: "Est-il possible que vous doutiez de Lui?"

Voici une de ses promesses: "Qui croit au Fils a la vie éternelle". Le croyez-vous? Je reconnais que ce serait incroyable, si ce n'était pas DIEU qui le disait. Mais regardez à Celui qui a promis. Regardez à CHRIST, Il dit: "Qui croit au Fils a la vie éternelle". Le prenez-vous au mot? Croyez-vous au Fils? Croyez-vous que le Fils de Dieu a porté vos péchés sur la croix du Calvaire?

Abandonnez-vous toutes vos bonnes oeuvres et les différentes choses dans lesquelles vous avez mis votre confiance jusqu'ici, et vous écriez-vous comme un de mes amis l'a fait une fois: "Si la Bible est vraie, je suis perdu"? Vous tournez-vous vers Christ seul, et vous confiez-vous en Lui seul? Alors les paroles qui sortent pour vous de la bouche de Dieu sont: "Qui croit au Fils a la vie éternelle". Prenez ces paroles pour vous et reposez-vous entièrement sur elles. Vous pourrez dire alors comme un autre l'a fait: "Si la Bible est vraie, je suis sauvé".

Dieu soit béni, la Bible est vraie. "Que DIEU soit vrai et tout homme menteur". Vous pouvez vous reposer sur les paroles de ce Livre avec plus de confiance que je ne le fais sur la promesse de la Banque de France. La France peut faire faillite et disparaître, mais les paroles de ce Livre demeureront à toujours. Regardez à Celui qui les a prononcées, croyez Dieu, et remerciez-le pour une telle promesse et pour un tel don.

"Le don de grâce de Dieu, c'est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur".

Le caractère "Venez"

Dans notre dernière causerie, nous avons dit que le Fils de Dieu a porté nos péchés sur la croix du Calvaire. Et si nous regardons ce caractère chinois, nous y voyons le dessin de cette croix. Lorsque Moïse s'approcha du buisson ardent, une voix lui dit d'ôter ses sandales de ses pieds, car le lieu sur lequel il se tenait était une terre sainte. Ce caractère chinois nous conduit sur une terre sainte, puissions-nous, vous et moi, savoir ce que c'est que d'enlever nos sandales de nos pieds.

Vous vous souvenez comment les Chinois écrivent "homme", avec deux traits. Sur cette croix qui est devant vous, il y a un Homme. Nous n'avons pas besoin de demander: "Qui est-il?" De chaque côté de la croix nous voyons un autre homme, et cela nous rappelle ce verset: "Ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu".

Sur notre figure, j'ai demandé à l'écrivain chinois de faire l'un des hommes en blanc et de laisser l'autre en noir. (D'habitude le mot tout entier est noir.) je suis sur que vous connaissez tous l'histoire. Les deux brigands L'injurièrent, puis l'un reprit son compagnon, disant: "Et tu ne crains pas Dieu, toi, car tu es, sous le même jugement? Et pour nous, nous y sommes justement; car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons commises: mais celui-ci n'a rien fait qui ne se dût faire." Et il dit à Jésus: "Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume". Et Jésus lui dit: "En vérité, je te dis: Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis".

Les deux brigands étaient noirs de péché. Tous deux méritaient d'être crucifiés. L'un n'était pas le moins du monde meilleur que l'autre. Tous deux injurièrent le Sauveur. Quelle était alors la différence entre eux? L'un comprit qu'il était un pécheur et le reconnut. Il confessa Jésus comme SEIGNEUR. Cet Homme mourant sur la croix était Seigneur pour le pauvre brigand pécheur. Il vint à Jésus. Ah! direz-vous, il était cloué sur la croix, il ne pouvait venir à Jésus. Oui, quoique cloué sur la croix, il vint à Jésus. Je pensais autrefois: "Oh! si seulement Jésus vivait maintenant encore à Jérusalem, ou en Palestine, j'économiserais tout mon argent pour aller à Lui, je ferais un long voyage à pied s'il n'y avait pas d'autre moyen". Il entendait des gens dire: "Venez à Jésus", et je pensais: "Oh! si seulement je savais comment aller, j'irais volontiers". Eh bien, le moyen d'aller est de faire comme le pauvre brigand. Il reconnut qu'il était un pécheur, et que Jésus était Seigneur. Je me souviens, que lorsque je compris que c'était là le moyen de venir, je dis presqu'à haute voix dans la réunion où je me trouvais: "Est-ce là tout?" C'est tout, en effet. Il y a plus de trente ans de cela, et je n'ai jamais entendu parler d'un autre moyen de venir à Jésus. On peut l'expliquer avec d'autres mots, mais le chemin est le même.

"Si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton coeur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé" (Romains 10:9).

Mais considérons encore ce pauvre brigand sur la croix. Qu'arrive-t-il? Dieu prend les péchés de ce méchant homme, et les met sur l'Homme qui est crucifié au milieu. Lui n'avait pas de péché, mais Il prend le péché de dessus le brigand et le porte tout entier en son corps sur le bois. Quel spectacle sur la colline du Calvaire! D'un côté un brigand mourant, un homme trop méchant pour être laissé en vie plus longtemps, mais désormais n'ayant plus sur lui un seul péché l'empêchant d'entrer au ciel. Quelques minutes auparavant il était noir de péchés, mais maintenant il est lavé et plus blanc que la neige. De l'autre côté se trouve un autre brigand. Il n'est pas plus mauvais que son compagnon. Lui aussi va mourir: dans quelques heures son âme aura quitté la terre et sera où? Oh! combien c'est terrible! Mourir en portant son péché comme un lourd fardeau qui l'entraînera en enfer. Celui-ci n'est pas venu à Jésus!

Lecteur, lequel de ces deux brigands est ton image? Sûrement l'un des deux te représente. Il n'y a que deux classes d'hommes, -- les sauvés et les non-sauvés: ceux qui portent leurs propres péchés et ceux dont les péchés sont portés par Christ. Dans quelle classe vous trouvez-vous?

Voilà l'enseignement que me donne le mot chinois "Venez". Lorsque je vois ce mot , "venez," je vois le Sauveur, avec ses bras étendus sur la croix, étendus pour vous et étendus vers vous, et disant: "Venez à Moi". "Venez à Moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos". "Laissez venir à Moi les petits enfants". "Venez maintenant".

"Si tu confesses de ta bouche Jésus comme Sauveur, et que tu croies dans ton coeur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé."

Venez comme le brigand l'a fait, comme un pécheur coupable et perdu, qui ne mérite que la mort, confessez Jésus comme votre Seigneur, et écoutez sa parole: "Tu seras sauvé".

Tel que je suis, sans rien à moi,
Sinon ton sang versé pour moi,
Et ta voix qui m'appelle à toi,
Agneau de Dieu, je viens, je viens.

Caractères "Dieu pour nous"



Nos caractères chinois nous ont enseigné quelque chose au sujet du péché; ils nous ont parlé du Sauveur et de la justice dont Il revêt ceux qui ont placé leur confiance en l'Agneau de Dieu. Aujourd'hui je désire vous en dire un peu plus long au sujet de ce précieux Sauveur, mais je m'adresserai plus spécialement à ceux d'entre vous qui ont mis leur confiance en Lui et qui possèdent sa justice; -- car si vous n'avez pas cru que le Seigneur Jésus est mort pour vous et qu'Il a porté vos péchés sur la croix, je crains que vous ne croirez pas non plus ce que je chercherai à vous expliquer aujourd'hui.

Les deux caractères que nous avons devant nous se ressemblent quelque peu. La partie de droite de l'un et de l'autre est la même, ils se prononcent tous deux de la même façon, et tous deux signifient: "Protéger", mais en réalité il existe une grande différence entre eux. La partie de droite de l'un et l'autre caractère signifie "le bras droit", mais la partie de gauche du second signe signifie "l'homme", tandis que la partie correspondante de l'autre caractère peut être traduite par le mot "Dieu". Quelle différence! Le caractère de droite pourrait être exprimé ainsi: "Protégé par le bras droit de l'homme", et celui de gauche: "Protégé par le bras droit de Dieu".

Maintenant je me demande quelle est la part de mon lecteur. C'est une chose merveilleuse de penser que l'on est protégé par la droite de Dieu, maintenant et pour l'éternité! Connaissez-vous cette protection? Ou peut-être ressemblez-vous à ce garçon de ma connaissance qui, ayant reçu un magnifique couteau de poche, négligea ce soir-là de dire sa prière. Sa mère lui demanda la raison de cette négligence. Il répondit:

- Un garçon qui a un si beau couteau n'a pas besoin de prier.

Vous voyez que ce garçon avait mis sa confiance dans le beau couteau "du bras droit de l'homme" pour le protéger. Ceci peut aider en quelque mesure pour ce qui regarde les choses d'ici-bas, mais qu'en sera-t-il lorsqu'il faudra rencontrer la mort, et après la mort, le jugement? Et même pour ce qui concerne la terre, je pense que le petit garçon aurait été infiniment plus heureux sous la protection du "bras droit de Dieu". N'êtes-vous pas de mon avis?

Il est précieux de se souvenir que non seulement nous sommes mis à l'abri de la juste colère de Dieu contre notre péché, mais encore qu'Il nous a donné sa propre justice. Dieu nous a justifiés, mais ce n'est pas tout. Dans, Rom. 8, nous lisons: "Ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés. Que dirons-nous donc à ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?"

Oui, enfants, Dieu est pour nous. Vous savez que si nous jouons à un jeu quelconque, nous serons sûrs de gagner la partie si nous avons un très bon joueur de notre côté. Mais imaginez un instant ce que c'est que d'avoir pour nous le Dieu, Tout-Puissant. N'est-ce pas merveilleux? Ce n'est pas un bras de chair, un bras d'homme que nous avons avec nous pour nous protéger. Non, c'est le bras droit de Dieu. Dieu est pour nous. Et pourtant le Seigneur doit poser cette question: "A qui le bras de l'Éternel a-t-il été révélé?" Cher lecteur, si vous ne l'avez pas vu jusqu'à présent, allez vous mettre à genoux et demandez-Lui de vous le faire connaître.

Il y avait une fois un bon roi qui s'appelait Ézéchias, et un puissant souverain venant d'Assyrie lui fit la guerre. Ézéchias n'avait que peu de force, et son adversaire crut qu'il le vaincrait facilement. Mais Ézéchias dit à son peuple: "Fortifiez-vous et soyez fermes; ne craignez point et ne soyez point effrayés devant le roi d'Assyrie et à cause de toute la multitude qui est avec lui; car avec nous il y a plus qu'avec lui; avec lui est un bras de chair, mais avec nous est l'Éternel, notre Dieu, pour nous aider et pour combattre nos combats". Et le peuple s'appuya sur les paroles d'Ézéchias. Voici donc un homme auquel le bras de l'Éternel avait été révélé. Qu'en est-il de nous?

J'ai toujours aimé ces paroles:

"Avec nous est l'Éternel, notre Dieu, pour nous aider et pour combattre nos combats." Mais peut-être les enfants qui lisent ces lignes diront-ils:

- Nous n'avons pas de bataille à livrer, nous sommes trop petits.

En effet, vous êtes très petits, mais si vous appartenez au Seigneur Jésus et si vous avez mis votre confiance en Lui, vous aurez des luttes à soutenir. Il est trois grands ennemis que vous devrez rencontrer, et ils sont tous terriblement forts. Leurs noms sont: "le monde, la chair et le diable", et tôt ou tard vous aurez à combattre contre eux. Si vous essayez de les vaincre par votre propre force, vous êtes absolument certains d'être défaits. Mais si vous avez le bras droit de Dieu qui combat pour vous et que vous le laissiez faire, vous remporterez très certainement la victoire. Si nous croyons au Seigneur Jésus Christ, nous trouvons en Lui le chef de notre salut, et croyez-moi, enfants, nous combattons sous les ordres d'un Chef qui n'a jamais perdu une bataille et qui n'en perdra jamais. Nous pouvons avoir en Lui une confiance absolue, et tout ce que nous avons à faire, c'est de Lui obéir en toutes choses.

Caractère "Heureux"




Un de nos cantiques chinois favoris commence ainsi:


ou: "Le coeur de tout homme cherche le bonheur", ce qui est bien vrai.


Fu est le caractère le plus commun et le mieux connu en Chine. Vous le trouvez écrit sur les murs, en briques de différentes couleurs, en inscriptions de près de deux mètres de haut. Au moment du Nouvel An, les Chinois peignent ce mot sur de grandes feuilles de papier rouge qu'ils collent sur leurs portes. On en fait aussi des garnitures de broches et d'épingles; et de fait, où que vous alliez, dans toutes les contrées de la Chine, vous rencontrerez ce mot "Fu".

Pourquoi cela? Parce que le coeur de chaque homme, femme ou enfant en Chine cherche ce dont parle ce caractère, le bonheur. Et, quant à cela, la Chine ne diffère pas des autres pays. En France ou en Suisse il en est exactement de même; et, si nous sommes honnêtes, nous reconnaîtrons tous que nous désirons être heureux.

Mais les uns cherchent le bonheur d'une manière, les autres d'une autre. Quelques-uns essayent de l'atteindre en prenant de la drogue ou en jouant pour de l'argent; d'autres, en allant au cinéma ou au théâtre. Certains poursuivent la fortune ou le pouvoir; mais le coeur reste toujours le même: où qu'on aille et quels que soient les moyens mis en oeuvre "le bonheur est ce que les hommes recherchent".

Mais l'atteignent-ils? S'ils sont honnêtes, ils doivent reconnaître qu'ils ne trouvent pas dans ces choses le véritable bonheur. Il y a eu un homme qui possédait tout ce que le monde peut donner et qui a dû s'écrier: "Vanité des vanités! Tout est vanité!"

Mais DIEU désire-t-il que nous soyons malheureux? Non, certainement non, et Il dit: "Bienheureux l'homme dont la transgression est pardonnée et dont le péché est couvert". Tel est le moyen, et le seul moyen, par lequel un homme peut être réellement heureux ici-bas.

Le Seigneur Jésus a dit: "Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi je vous donnerai du repos".

Le mot Évangile en chinois signifie "Heureux son". Dieu désire nous donner le Repos et le Bonheur, mais -- c'est triste à dire -- bien peu de gens croient en Lui, et les autres cherchent à atteindre ces choses par leurs propres moyens, non pas par celui que Dieu leur offre, et ainsi ils ne trouvent jamais à satisfaire leur coeur.

Mais je crois entendre certains de mes lecteurs dire: "Oui, tout cela est vrai. Je sais qu'il n'y a pas de vrai bonheur en dehors de Jésus Christ; je suis venu à Lui, Il a pardonné ma transgression, Il a couvert mes péchés, Il m'a donné du repos, et cependant, -- cependant je n'ai pas trouvé tout ce que j'espérais. Ce n'est pas le bonheur complet que j'attendais, ni le repos absolu dont j'avais besoin".

C'est à ceux-là que je voudrais m'adresser maintenant. C'est pour eux que notre caractère chinois a un secret à dévoiler, car, quelque étrange que cela puisse paraître, bien loin, dans ce sombre pays de Chine, et caché dans le mot le plus commun de tous, se trouve le vrai secret du Bonheur pour le chrétien. Si vous n'êtes pas un vrai croyant, si vos péchés ne sont pas couverts, fermez ce livre et allez au Sauveur sans attendre un instant de plus. Ne lisez pas même la page suivante, car si cette première grande question de vos péchés n'est pas réglée, vous ne pourrez jamais comprendre ni croire le secret que renferme le mot Fu.

Et maintenant qu'il est bien entendu que je ne m'adresse qu'à des croyants, voulez-vous examiner attentivement avec moi le caractère qui est en tête de notre chapitre. Si vous vous souvenez des leçons précédentes, vous pourrez lire seul presque entièrement: les différentes parties de Fu. A gauche est représenté un autel sur lequel se trouve un sacrifice. A droite on voit une bouche, ou, comme nous dirions un homme. Sous la bouche est dessiné un champ. Maintenant pouvez-vous deviner le secret? Eh bien, ce caractère me fait penser à un verset de la Parole de Dieu: "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est votre service intelligent" (Rom. 12:1).

Ce n'est qu'en tant que je présente sur l'autel mon corps, moi-même, et tout ce que je possède, mes champs, ma maison, mon argent, mon tout, à Celui qui m'a racheté, que je puis être vraiment "Heureux". Après avoir dit: "Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi je vous donnerai du repos", le Seigneur Jésus ajoute: "Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de coeur; et vous trouverez le repos de vos âmes". Voilà, cher lecteur, le repos auquel vous aspirez, mais le seul moyen de l'atteindre est de prendre "Son joug" sur vous, comme l'a dit le Sauveur. Qui porte un joug? Le boeuf. Et que possède un boeuf? Rien, pas même son propre corps qui appartient complètement à son maître. Un boeuf ne possède pas les champs dans lesquels il travaille; ils sont la propriété de son maître. L'apôtre Paul pouvait parler de lui-même comme d'un "esclave de Jésus Christ".

Que possède en propre un esclave? Rien, pas même son corps, sur lequel son maître a tous les droits. La maison, les champs, tout appartient au maître, et la seule chose que l'esclave ait à faire, c'est d'obéir.

Voilà le secret, cher lecteur. Vous semble-t-il pénible? Pour le chrétien, il n'y a de bonheur nulle part ailleurs. Et c'est un heureux, heureux chemin. Paul le suivait. Était-il malheureux? Lisez l'épître aux Philippiens. Elle parle de joie d'un bout à l'autre. Je pense qu'il n'y a jamais eu un homme plus heureux que l'apôtre Paul; et voyez comment, inspiré par l'Esprit de Dieu, il commente le verset 1 de Rom. 12:

"Et ne vous conformez pas à ce siècle; mais soyez transformés par le renouvellement de votre entendement, pour que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, bonne et agréable et parfaite." (Rom. 12:2.) Oui, quand nous présentons nos corps en sacrifice vivant, il est saint, agréable à Dieu. Mais, après l'avoir fait, nous discernons quelle est la volonté de Dieu, bonne, et agréable, et parfaite. Alors nous éprouvons que présenter nos corps en sacrifice vivant n'est pas seulement agréable à Dieu, mais nous est agréable à nous aussi. Nous voyons alors que Sa volonté est parfaite, et qu'elle est bonne.

Cher lecteur croyant, il n'existe pas d'autre chemin heureux pour vous et moi, c'est notre service intelligent. Pourrions-nous faire moins? Il nous a achetés au prix de son précieux sang. "Vous n'êtes pas à vous-mêmes; car vous avez été achetés à prix".


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