L'UE se dotera de 96,25 milliards d'euros pour ses instruments extérieurs durant la période 2014-2020
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La Commission européenne a adopté mercredi des propositions budgétaires à hauteur de 96,25 milliards d'euros pour ses neuf instruments extérieurs applicables durant la période 2014-2020.
Il s'agit de l'instrument de coopération au développement (23,29 milliards), de l'instrument de partenariat (1,13 milliard), de l'instrument de stabilité (2,83 milliards), de l'instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme (1,59 milliard), de l'instrument relatif à la coopération en matière de sûreté nucléaire (631 millions), du Fonds européen de développement en dehors du budget de l'UE (34,28 milliards), de la Politique européenne de voisinage (18,18 milliards), de l'instrument de préadhésion (14,11 milliards) et de l'instrument pour le Groënland (219 millions).
Selon un comminiqué rendu public par la Commission, elle "s'efforcera de cibler ses ressources là où elles sont le plus nécessaire et où leur impact sera le plus élevé tout en leur assurant une plus grande souplesse afin de pouvoir réagir rapidement à des événements imprévus".
"Ce budget permettra aussi à l'Union européenne (UE) de renforcer davantage son rôle sur la scène internationale et de promouvoir ses intérêts et ses valeurs", a ajouté la Commission.
Mme Catherine Ashton, Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, a reconnu que "même en temps de crise, l'Europe doit se tourner vers l'extérieur et s'engager dans le monde. Notre sécurité et notre prospérité sont tributaires de ce qui se passe hors de nos frontières, et à fortiori dans nos voisins".
Le Commissaire européen pour le développement, Andris Piebalgs, a pour sa part indiqué que l'UE était le premier donateur dans le monde. "Les enquêtes révèlent que la plupart des Européens sont d'accord pour que l'UE fasse preuve de solidarité en augmentant son aide au développement".
"Les propositions budgétaires permettront à l'UE d'apporter une contribution d'un niveau similaire au précédent par rapport à l'engagement de l'UE de consacrer 0,7% de son PIB à l'aide d'ici à 2015 et assurer une croissance plus inclusive et plus durable dans le monde est aussi dans l'intérêt de l'UE", a ajouté M. Piebalgs.
Selon le communiqué de la Commission, les propositions budgétaires soutiendront la nouvelle approche de la Commission visant à concentrer l'aide de l'UE sur l'appui à la démocratie, aux droits de l'homme et à la bonne gouvernance et à créer une croissance inclusive et durable.
Dans le cadre du nouveau principe de "différenciation", l'UE attribuera une plus grande part des fonds là où l'aide peut avoir l'incidence la plus forte, à savoir des "pays fragiles". Les pays disposant de suffisamment de ressources pour assurer leur propre développement ne recevront plus d'aide bilatérale sous forme de subvention, mais bénéficieront de nouvelles formes de partenariat, ils continueront à recevoir des fonds au moyen des programmes thématiques et régionaux. Cette aide sera complétée par différentes modalités de coopération innovantes, telles qu'une combinaison de subventions et de prêts.
L'une des innovations majeures est le nouvel instrument de partenariat, instrument clé de la politique extérieure. Celui-ci visera à faire progresser et à promouvoir les intérêts de l'UE et à relever les grands défis internationaux. Il permettra aussi à l'UE de poursuivre des objectifs allant au-delà de la coopération au développement avec les pays industrialisés, les économies émergentes et les pays où l'UE a d'importants intérêts.
Dans le cadre de l'instrument de coopération au développement, il est proposé que 17 pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure (Argentine, Brésil, Chili, Chine, Colombie, Costa Rica, Equateur, Kazakhstan, Iran, Malaisie, Maldives, Mexique, Panama, Pérou, Thaïlande, Venezuela et Uruguay) et deux grands pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure dont le PIB dépasse 1% du PIB international (Inde, Indonésie) accèdent à de nouveaux partenariats qui ne sont plus basés sur l'aide bilatérale. Les économies émergentes telles que la Chine, le Brésil et l'Inde, en particulier, sont actuellement considérées davantage comme des partenaires de l'UE pour la résolution des problèmes internationaux, a précisé la Commission.
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