Taro Aso au pouvoir, quel avenir pour les relations sino-japonaises
TARO ASO
Taro Aso est devenu lundi le nouveau leader du Parti libéral démocrate japonais. Intronisé Premier ministre ce mercredi, ce nationaliste assumé saura t-il préserver les avancés diplomatiques avec la Chine, obtenues sous le gouvernement de Yasuo Fukuda ?
Taro Aso, du tir au pigeon jusqu'au gouvernement
Ancien sportif de haut niveau (il a participé aux Jeux Olympiques de Montréal 1976 en tir), petit-fils d'un ancien premier ministre, Taro Aso est un personnage à part. Sa famille descendrait même d'un ministre de l'ancien empereur Hiro-Hito, rien que ça.
Avec une telle carte de visite, il semblait écrit que le personnage ferait parler de lui. Son apogée arrive enfin, à son 68e anniversaire, puisqu'il remplacera officiellement mercredi le Premier ministre démissionnaire Yasuo Fukuda.
Pour en arriver là, le futur chef du gouvernement nippon a été retenu par les parlementaires du Parti libéral démocrate japonais, la première formation du pays. En tête des sondages depuis deux mois, il n'a laissé que des miettes à ses concurrents.
Quid des relations entre le Japon et la Chine
Dorénavant, la question que l'on peut se poser est : ce changement de leader à la tête de l'archipel peut-il perturber le réchauffement diplomatique entre le Japon et la Chine, rivaux régionaux historiques.
D'abord avec Shinzo Abe, puis avec Yasuo Fukuda, les relations entre les deux pays s'étaient améliorées de manière aussi spectaculaire qu'elles s'étaient dégradées sous le gouvernement de Junichiro Koizumi.
Or, Taro Aso appartient à la même mouvance que Koizumi, et comme ce dernier, il est un nationaliste déclaré et assumé. Se rendra t-il au temple de Yasukuni, source d'un contentieux sérieux entre les deux pays ?
La Chine veut poursuivre les progrès avec le Japon
Pour l'instant, l'homme politique n'a pas indiqué quelle serait son attitude, alors que de son côté la Chine a déclaré via la voix de son porte parole Jiang Yu vouloir «faire des efforts conjoints avec le Japon, basé sur les principes établis dans quatre documents politiques entre les deux pays pour réaliser complètement le consensus atteint par leurs dirigeants».
Selon l'Empire du milieu, une relation stable et saine répond aux intérêts des deux pays et de leurs peuples. Populaire pour son côté populiste, célèbre pour son côté gaffeur et ses paroles sincères voire déplacées, le nouveau numéro 1 japonais devra réfléchir à deux fois à son attitude : la Chine est le premier partenaire commercial de l'archipel, le commerce bilatéral atteignant plus de 236 milliards de dollars.
A ce prix là, cela vaut la peine de surveiller ses paroles et de faire avancer la bonne entente avec son voisin.
Nicolas Jucha,
Co-fondateur de www.icilachine.com, actualités et reportages sur la Chine et les Chinois
Sur le même sujet...
- [23/03/12] Le vice-président chinois s'engage à promouvoir le développement des...
- [06/03/12] Yang Jiechi appelle le Japon à "reconnaître pleinement" la...
- [09/05/12] Le PM chinois rencontre d'anciens dirigeants étrangers participant à...
- [24/03/12] La Chine et le Japon s'engagent à renforcer les relations de parti à...
- [12/05/12] Arrivée à Beijing de Yoshihiko Noda pour la réunion des dirigeants de...






boutique








