Sortir de l'impasse nucléaire iranienne doit se faire par les négociations, non par des sanctions
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L'Union européenne (UE) a décidé lundi d'imposer de nouvelles sanctions contre l'industrie pétrolière iranienne, une mesure qui vise à faire monter la pression sur Téhéran, quelques jours à peine après l'annonce par l'Iran et l'Occident qu'ils pourraient rouvrir le dialogue pour tenter de sortir de l'impasse nucléaire.
L'Occident a pendant longtemps recouru à une stratégie de la sanction pour tenter de contrer le développement présumé du programme secret d'armes nucléaires de l'Iran. Mais jusqu'ici, ces sanctions n'ont fait qu'aviver la colère de Téhéran, et ne se sont pas révélées très utiles pour mettre fin à la crise.
En réponse aux nouvelles sanctions de l'UE, le ministère iranien des Affaires étrangères a ainsi déclaré lundi que l'UE serait tenue seule responsable de sa décision "peu judicieuse" de décréter un embargo sur les exportations de pétrole iranien, une décision qui allait mener à des "conséquences indésirables pour les peuples européens".
A Moscou, les responsables russes ont également argué que des sanctions unilatérales ne faciliteraient pas la résolution de la question nucléaire iranienne.
Les expériences passées ont montré que les sanctions, même si elles affectent durement le gouvernement iranien, avaient échoué à mettre fin à la crise. Elles renforcent tout au plus l'animosité entre Téhéran et l'Occident, rendant une solution négociée encore moins probable.
En outre, les véritables victimes de ces sanctions seront les Iraniens ordinaires, qui après des années d'isolement international ont déjà du mal à faire face à la flambée des prix et à une économie morose.
Enfin, du point de vue de l'économie mondiale, les nouvelles sanctions de l'UE pourraient entraîner une hausse des prix du brut.
Des tensions supplémentaires entre l'Occdient et l'Iran, qui est l'un des principaux producteurs de pétrole dans le monde, risquent d'exacerber les inquiétudes des investisseurs pétroliers internationaux quant à une diminiution de l'offre, conduisant à une flambée des prix. Le monde serait alors confronté à une inflation globale, qui porterait un rude coup à la fragile reprise économique mondiale.
Tant les pays développés que les pays émergents auraient à souffrir des conséquences d'une telle escalade.
Il est donc crucial que toutes les parties concernées s'abstiennent dans l'immédiat de tout nouvel acte de provocation, et s'efforcent de parvenir à terme à une reprise des pourparlers entre l'Iran et les grandes puissances.
Téhéran, qui a toujours soutenu que son programme nucléaire servait des fins strictement pacifiques, devrait prendre davantage de mesures pour persuader la communauté internationale de ses bonnes intentions.
La communauté internationale, dont la Chine, a toujours convenu qu'un Moyen-Orient sans armes nucléaires servait les intérêts de la région, aussi bien que ceux du reste du monde.
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