Réflexion sur le "Mémorandum" d'un Tibet Libre
MÉMORANDUM
L'agence Xinhua a publié vendredi un article signé "Yiduo" sur le "Mémorandum sur une autonomie véritable du peuple tibétain" provenant du dalaï lama et de ses partisans.
Le "Mémorandum" a été présenté au gouvernement central par des représentants personnels du dalaï lama lors de leurs pourparlers avec le gouvernement central à Beijing il y a des semaines.
Selon l'article, ce "Mémorandum" est décrit par le côté du dalaï lama comme "conforme à la Constitution et aux lois chinoises," mais il est rempli de contradictions avec la Constitution et les lois.
En prétendant "l'autonomie véritable" au nom de la Constitution, la partie du dalaï lama cherche, par ce "Mémorandum", à nier le système d'autonomie régionale des ethnies minoritaires, qui est une politique fondamentale de la Chine et un système politique protégé par la Constitution dans le traitement des questions ethniques.
Les divisions administratives du Tibet des autres zones habitées par les Tibétains ont été formées depuis la dynastie des Yuan (1271-1368), et l'ancien gouvernement local du Tibet n'a jamais gouverné aucune zone tibétaine à l'extérieur du Tibet.
Le prétendu "grand Tibet", qui représente un quart du territoire de la Chine, n'a pas de fondement historique, réaliste, et légal, indique l'article.
La partie du dalaï lama tente de créer un scénario de pure autonomie tibétaine tout en restreignant les échanges et les liens entre les groupes ethniques différents, qui pourrait provoquer des conflits et aboutir à la ségrégation.
L'article indique que le mémorandum n'a mentionné rien sur la propriété de la souveraineté du Tibet et a complètement ignoré le fait que le Tibet était et est une partie de la Chine.
"Cette question ne peut pas être ignorée, car elle est fondamentale pour l'amélioration des rapports entre le dalaï lama et le gouvernement central," dit l'article.
Le "Mémorandum", selon l'article, de son titre au contenu, ne parle que du "grand Tibet" et de "l'autonomie de haut niveau".
Son but est d'établir une entité politique "semi-indépendante" ou "subrepticement indépendante", controlée par la clique du dalaï lama sur un quart du territoire chinois, et une fois les conditions réunies, ils chercheront à réaliser "l'indépendance complète du Tibet", déclare l'article.
L'article a également réaffirmé l'attitude du gouvernement central envers le dalaï lama, soulignant que la porte resterait toujours ouverte pour permettre au dalaï lama de revenir à une position patriotique, mais que la porte pour "l'indépendance du Tibet", "la semi-indépendance" ou "l'indépendance déguisée" n'a jamais été ouverte, et ne le serait jamais à l'avenir.
ARTICLE DE YIDUO
Lors d'une conférence de presse du Bureau de l'information du Conseil des affaires d'Etat (gouvernement chinois) le 10 novembre, Zhu Weiqun, directeur adjoint exécutif du Département de travail du Front uni (DTFU) du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), M. Sita, directeur adjoint du DTFU et Pelma Trilek, vice-président exécutif du gouvernement de la Région autonomne du Tibet, ont présenté à la presse leurs pourparlers avec les représentants personnels du dalaï lama tenus entre le 30 octobre et le 5 novembre.
Selon Zhu Weiqun, lors des pourparlers, les représentants du dalaï lama ont présenté au gouvernement central un "Mémorandum sur une autonomie véritable du peuple du Tibet". Le 16 novembre, la partie du dalaï lama a tenu en Inde une conférence de presse au cours de laquelle elle a distribué ce "Mémorandum", indiquant que ce dernier correspondait totalement aux articles intéressés de la Constitution et de la Loi de Chine et pourrait satisfaire, si mis en application de manière substantielle, les demandes sur les intérêts spéciaux du peuple tibétain.
Après avoir lu attentivement le "Mémorandum", j'ai trouvé, dans ce "Mémorandum", des contradictions partout avec la Constitution et les lois de Chine.
Il nie le système d'autonomie régionale de Chine pour les ethnies minoritaires
Selon le "Mémorandum", l'exercice d'une autonomie véritable doit comprendre le droit des Tibétains à la création de leurs propres gouvernement régional, institutions gouvernementales et système administratif, et l'Assemblée populaire de la région autonome a le droit de législation sur toutes les affaires concernant la région.
Les soi-disantes "affaires" concernent essentiellement 11 domaines, qui portent sur la langue, la culture, la religion, l'éducation, la protection de l'environnement, l'utilisation des ressources naturelles, le développement économique et le commerce, la santé publique, la sécurité publique, l'administration sur les migrants et les échanges avec l'étranger.
La Chine est une nation unitaire, à la différence de certains pays qui adoptent les systèmes fédéral ou de confédération. En vertu de l'article 3 de la Constitution de Chine, la division des fonctions et des pouvoirs entre les organismes d'Etat des gouvernements central et locaux doit observer le principe selon lequel il faut mettre pleinement en valeur l'initiative et l'enthousiasme des autorités locales sous la direction unique des autorités centrales.
La Chine a établi un système d'autonomie régionale pour les ethnies minoritaires, ce qui est soutenu du fond du coeur par toutes les ethnies. Le cadre législatif de l'autonomie ethnique régionale de Chine a été bien établi et le système juridique est constamment en amélioration.
Depuis la fondation de la Région autonome du Tibet en 1965, les habitants de différentes ethnies ont activement participé à la gestion des affaires nationales et régionales par la mise pleine en valeur de leur droit d'autonomie autorisé par la Constitution et la Loi du pays.
Le système d'autonomie régionale pour les éthnies minoritaires est une politique de base de la Chine sur les questions ethniques, qui constitue aussi un système politique fondamental. La Constitution et la Loi sur l'autonomie régionale ont clairement défini le droit d'autonomie de toutes les régions autonomes.
La demande pour un "droit de législation" indépendant et sans contrôle
Le "Mémorandum" réclame aussi: "bien que la Constitution entend reconnaître le besoin spécial des régions autonomes d'établir des lois dans beaucoup de domaines les concernant, la condition requise par l'Article 116 de l'approbation préalable du gouvernement central de la hiérachie la plus haute -- le Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois) -- entrave la mise en application de ce principe d'autonomie". "L'exercice de l'autonomie est en plus sujet à un nombre considérable de lois et de réglements, selon l'Article 115 de la Constitution...Le résultat est que la portée exacte de l'autonomie n'est ni claire ni fixée".
Il semble que le dalaï lama demande non seulement le "pouvoir de légiférer dans tous les domaines dans le cadre des compétences de la région mais aussi le "pouvoir législatif" indépendant des autorités centrales. L'Article 57 de la Constitution stipule que l'APN est l'organe suprême du pouvoir d'Etat, et l'Article 58 précise que l'APN et le Comité permanent de l'APN exercent le pouvoir législatif sur le plan national.
La Constitution est la loi suprême et fondamentale d'une nation, et toutes les lois et tous les règlements, y compris les règlements autonomes des régions autonomes ethniques et les différentes clauses des régions autonomes ethniques, ne doivent pas être en contradiction avec la Constitution. En outre, les règlements et les différentes clauses des régions autonomes impliquent souvent des adaptations des lois d'Etat. Il est raisonnable que la Constitution demande une appropation préalable du Comité permanent de l'APN avant que les règlements entrent en effet. La procédure ne sapera pas le droit de prise de décision des régions autonomes. Au contraire, elle garantit le droit avec la protection législative d'un niveau plus élevé. Le "Mémorandum" nie le pouvoir suprême du Comité permanent de l'APN et réclame un pouvoir législatif équivalent à celui de l'Etat. Ceci est-il compatible avec la Constitution chinoise?
A la recherche d'un "Grand Tibet" sans fondement historique, réalistique et légal
Le "Mémorandum" suggère que "la communauté entière, incluant toutes les régions actuellement désignées comme étant les régions tibétaines autonomes, doit être dirigée sous une seule entité administrative. Les actuelles divisions administratives, par lesquelles la communauté tibétaine est gouvernée et administrée sous différentes provinces et régions, fomente des fragmentations, entraîne un développement inégal, et affaiblit la capabilité de la nationalité tibétaine à protéger et à promouvoir sa commune identité culturelle, spirituelle et ethnique."
Il est connu de tous que les divisions administratives du Tibet et des autres régions habitées par les tibétains ont été formées depuis la dynastie des Yuan (1271-1368), et que l'ancien gouvernement local du Tibet n'a jamais gouverné aucune autres régions tibétaines en dehors du Tibet. Dans l'histoire, le peuple tibétain vivait dans différentes régions administratives, et il a établi des rapports étroits avec d'autres groupes ethniques vivant dans ces régions-là et formé des cultures régionales de différentes caractéristiques.
La République populaire de Chine (RPC), depuis sa fondation en 1949, a créé la Région autonome du Tibet, dix autres préfectures autonomes tibétaines ou préfectures autonomes peuplées de tibétains et d'autres groupes ethniques, ainsi que deux districts autonomes tibétains. Toutes les régions autonomes tibétaines ont adopté le système autonome régional pour les ethnies minoritaires.
Selon l'article 14 de la Loi sur l'autonomie régionale des éthnies , "Une fois une région autonome ethnique établie, elle ne devra pas être abolie ni fusionnée avec d'autres régions sans processus législatifs. Une fois la frontière d'une région autonome ethnique confirmée, elle ne pas être changée. Si c'est vraiment nécessaire de l'abolir, la fusionner ou la changer, cela devra être fait à travers des consultations suffisantes entre les départements concernés des organes d'Etat supérieurs et les organes autonomes de la région autonome ethnique et soumis à l'approbation selon le processus légal".
Dans ce cas-là, pourquoi la clique du dalaï lama a-t-elle tenté d'inventer un "Tibet plus grand" qui n'a jamais existé dans l'histoire et qui n'a ni fondement réaliste?
Dans l'autobiographie du dalaï lama, une phrase dénonce le "grand secret". Le dalaï lama a dit que depuis les années 1950, il songeait à l'indépendance d'un "Tibet plus grand".
Il y a une carte de "l'Etat tibétain" qu'il imagine sur la première page de son autobiographie. Dans la salle du soi-disant "gouvernement tibétain en exil" situé dans la petite ville indienne de Dharamsala est accrochée la "Carte de l'Etat tibétain" de leurs rêves. Elle occupe près d'un quart du territoire chinois. Apparemment, le soi-disant "Grand Tibet" est un composant crucial du plaidoyer de la clique du dalaï lama pour séparer la nation chinoise, et son essence est "l'indépendance tibétaine".
La tentative de créer la division entre groupes ethniques
Le "Mémorandum" poursuit: "Pour nous, il est d'une importance vitale que les organes autonomes de gouvernement aient le pouvoir de réglementer le lieu de résidence, d'établissement et de travail et les activités économiques des personnes provenant d'autres régions de la RPC et qui souhaitent s'établir dans des zones tibétaines de manière à s'assurer du respect et de la réalisation des objectifs du principe d'autonomie".
Au sein d'une nation souveraine, les citoyens des différents groupes ethniques sont libres de vivre où ils veulent. Ceci est la base des droits humains. Il est normal que des gens de nationalité Han ou d'autres minorités se rendent au Tibet de même qu'il est normal que les Tibétains font des affaires, reçoivent une éducation et trouvent des emplois dans d'autres parties de la Chine. Ceci favorise les échanges entre groupes ethniques et leur progrès.
En Chine, le système d'autonomie des ethnies est basé sur l'histoire, les relations entre les minorités et les conditions économiques et sociales prévalant localement.
Depuis que la région autonome du Tibet a été créée, sa population a toujours été constituée d'au moins 95% de tibétains et d'autres minorités. L'immigration à "grande échelle organisée par le gouvernement chinois" comme le dit le dalaï lama et certains occidentaux, n'est jamais arrivée.
Le dalaï lama tente de créer un schéma d'autonomie pure en réduisant les échanges et les liens entre les différents groupes ethniques, en fait, cette attitude provoque des conflits et isole les groupes ethniques les uns des autres. N'importe qui ayant vécu au 20ème siècle sait les conséquences d'une telle attitude.
La tentative de cesser d'encourager l'usage de Putonghua (langue commune chinoise)
D'après le "Mémorandum", "la langue tibétaine doit être respectée comme étant la principale langue parlée et écrite. De même, la principale langue des zones tibétaines autonomes doit être le tibétain".
Le quatrième article de la Constitution de Chine déclare: "Les peuples de toute nationalité doivent avoir la liberté d'utiliser leur propre langue écrite et parlée". La région autonome du Tibet a également publié une réglementation sur l'enseignement, l'usage et le développement de la langue tibétaine.
De plus, l'article 19 de la Constitution déclare: "L'Etat soutien l'usage du Putonghua (la langue commune chinoise)". La Loi sur l'autonomie régionale des minorités déclare dans son article 49 que dans les régions autonomes habités par des ethnies minoritaires, "les autorités enseigneront et encourageront les officiels à apprendre les langues des groupes minoritaires".
Les officiels de nationalité Han devront apprendre les langues des minorités. Les responsables issus des minorités devront parler et écrire Putonghua en même temps que leur propre langue d'origine.
Sur la base de ces règlements, au Tibet, toutes les décisions, réglementations, circulaires et autres documents des assemblées locales et des gouvernements de tous niveaux sont imprimés à la fois en Chinois et en Tibétain. Il en va de même des Sceaux officiels, des certificats individuels ou non, des en-têtes de papier à lettre, des logos et des panneaux de circulation. Cette mesure a largement facilité la cohabitation entre groupes ethniques.
Le "Mémorandum" parle beaucoup de langue tibétaine, mais ne dit pas un mot de la promotion de l'usage du Putonghua. Cette omission fait écho à la soit-disante "extinction de la culture tibétaine" répétée tant de fois par le dalaï lama ces dernières années, de même que les accusations de restrictions de l'usage du tibétain. Cette attitude vise à créer la fausse impression que personne ne fait attention au destin de la culture tibétaine et à sa langue.
Il s'oppose à l'application des décisions gouvernementales dans l'organisation des affaires religieuses
Le "Mémorandum déclare: "La religion est un élément fondamental de la vie tibétaine" ; 'La liberté consiste à accorder aux temples le droit de s'organiser et d'être gérés selon la tradition bouddhique, de se consacrer aux études et aux enseignements et de recruter librement le nombre de moines ou de religieuses selon leur age en fonction de leurs propres règles. La pratique habituelle de tenir des séances d'enseignement public et la possibilité d'organiser des réunions d'un grand nombre de personnes fait partie de cette liberté"; "L'Etat n'a pas à interférer dans les traditions et les pratiques religieuses, telles que les relations entre maître et disciple, l'organisation des institutions monastiques et la reconnaissance des réincarnations".
La religion n'est pas seulement une idéologie, elle comprend aussi des activités sociales et institutionnelles. Elle concerne définitivement les intérêts des particuliers et de l'Etat. Tout pays est en droit d'organiser les affaires religieuses dans le cadre de ses lois et aucune religion ne peut se prévaloir de privilèges l'emportant sur la Constitution et les lois.
En dépit de lois et de règlements clairs sur ce sujet, le dalaï lama insiste pour faire de la religion l'autorité suprême. Ceci n'est pas surprenant. Avant son exil, le dalaï lama était de facto le chef du système féodal esclavagiste qui gouvernait le vieux Tibet théocratique. Il est même, encore maintenant, "le chef religieux et politique" de son groupe en exil. Il n'est pas surprenant qu'il rêve de restaurer un "système si merveilleux".
Il ignore complètement le fait que le Tibet a toujours fait partie de la Chine
Le "Mémorandum" ne dit rien de la souveraineté sur le Tibet et ignore complètement le fait que le Tibet fait partie de la Chine depuis les anciens temps. Le Tibet a toujours été une partie inaliénable du territoire chinois. Depuis que les autorités centrales ont effectivement administré le Tibet sous la dynastie des Yuan (1271-1368), la Chine a exercé sur le Tibet une souverainté qui n'a jamais été remise en question. Le fait que le Tibet fait partie de la Chine est internationalement reconnu.
Ce problème ne peut pas être ignoré, car il est fondamental dans l'amélioration des relations entre le dalaï lama et le gouvernement central.
Dans son préambule, la Constitution de Chine déclare: " La République populaire de Chine (RPC) est un Etat unitaire multi-national édifié de concert par tous les peuples de ses natiionalités". L'article 4 déclare: "Toutes les régions autonomes habitées par des nationalités sont des parties inaliénables de la RPC".
Cependant, encore aujourd'hui, la partie du dalaï lama répète sa revendicatiion que le Tibet est un "Etat indépendant" avant l'entrée de l'Armée populaire de Libération au Tibet en 1949, et que le Tibet est une "nation occupée sous un règlement colonial".
Si le Tibet était une colonie chinoise et une "nation occupée" comme il le prétend, il aurait une souverainté particulière et le droit de gagner son indépendance à l'avenir, en accord avec les lois internationales. Ceci nierait la souveraineté de la Chine sur le Tibet et violerait le principe établi par la Constitution et la Loi en ce qui concerne l'autonomie régionale des ethnies minoritaires.
Puisque le "Mémorandum" ignore cette question fondamentale, l'attitude de la partie du dalaï lama présage qu'à l'avenir, elle réclamera ouvertement "l'indépendance du Tibet".
Sur la réclamation que "le gouvernement du Tibet en exil" est le représentant du peuple tibétain
Le "Mémorandum" déclare que "l'objectif du gouvernement tibétain en exil est de représenter les intérêts du peuple tibétain et de parler pour lui" et que le "gouvernement en exil" se dissoudra et que le dalaï lama n'assumera aucun poste politique dans l'avenir après qu'un accord serait atteint sur les problèmes concernés.
Néanmoins, après la mis en en oeuvre du système d'autonomie régionale des ethnies minoritaires en 1965, les habitants appartenant aux divers groupes ethniques sont devenus maîtres de leurs propres affaires. C'est donc le gouvernement central et le gouvernement populaire régional autonome du Tibet, élu par l'Assemblée populaire de la Région autonome du Tibet, qui peut représenter le peuple tibétain.
Le prétendu "gouvernement tibétain en exil" a été fondé par les classes supérieures de la société des propriétaires de serfs qui ont lancé une révolte armée qui a échoué en 1959. Ses représentants ont ensuite fuit la Chine. Il est totalement illégal et n'a été reconnu par aucun pays dans le monde.
La partie du dalaï lama a décrit le "gouvernement en exil" illégal comme représentant du peuple tibétain, et a indiqué à la communauté internationale que leur contacts et pourparlers avec le gouvernement central étaient une "négociation entre le Tibet et la Chine" et un "dialogue entre les Hans et les Tibétains" sur les prétentus problèmes du "statut politique du Tibet" et de "une autonomie de haut niveau." Ils tentent de déformer la nature de ces contacts et pourparlers et de tromper le public, et il est normal qu'ils soient solennellement dénoncés par le gouvernement central.
Le gouvernement central a affirmé à plusieurs reprises que pourvu que le dalaï lama renonce vraiment à sa position sur "l'indépendance du Tibet", arrête ses activités séparatistes, reconnaisse publiquement le Tibet comme une partie inaliénable de la Chine, reconnaisse que Taiwan est une partie inaliénable de la Chine et que la République populaire de Chine est le seul gouvernement légal en Chine, il aura des contacts et pourparlers avec lui à propos de son propre avenir.
Même après les violentes activités criminelles survenues à Lhasa le 14 mars, et même le fait que la clique du dalaï lama a saboté les Jeux olympiques de Beijing, les départements concernés du gouvernement central ont quand même organisé trois rencontres avec les représentants personnels du dalaï lama, ce qui prouve la sincérité des autorités chinoises.
La porte du gouvernement central reste toujours ouverte pour permettre au dalaï lama de revenir à une position patriotique, mais la porte pour "l'indépendance du Tibet", "la semi-indépendance" ou "l'indépendance déguisée" n'a jamais été ouverte, et ne le sera jamais à l'avenir.
FIN
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Le Président de la République française Nicolas Sarkozy a décidé de rencontrer le Dalai Lama lors de sa visite en Pologne prévue pour le 6 décembre prochain. Le quotidien hongkongais « Takungpao » a publié le 17 novembre un article qui indique que les relations sino-françaises sont actuellement dans une phase de développement satisfaisant et que cet état de chose est le fruit d'un travail pénible, c'est pourquoi on espère que Nicolas Sarkozy s'arrête au bord du précipice avant qu'il ne soit trop tard. Il lui est demandé en outre de ne plus commettre des actes qui nuisent aux relations bilatérales et qui blessent le sentiment du peuple chinois.
Voici des extraits de l'article.
Le Président français ne se résigne vraiment pas à la solitude et à l'isolement. Tout juste après la crise qu'il a provoqué en jouant, avant les Jeux Olympiques de Beijing, à la « carte du Dalai Lama » et que les relations sino-françaises viennent d'être rétablies dans la voie normal après avoir subies de fâcheux accrocs, le voilà, ce Président, qui annonce une fois de plus sa décision de rencontrer le Dalai Lama lors de sa visite en Pologne prévue pour le 6 décembre prochain. Il est hors de doute que cette décision du Président français revêt un profond caractère de contexte politique. Mais, quel que soit le prétexte avancé par Monsieur Sarkozy et quel que soit la forme de sa rencontre avec le Dalai lama, il y a une chose qu'on peut affirmer, c'est que cette magouille politique du Président de la République française produira un effet désastreux aux relations sino-françaises.
On se rappelle qu'après les troubles et les incidents survenus le 14 mars à Lhassa, ce même Président français a utilisé les jeux Olympiques de Beijing et le relais de la flamme olympique pour exécuter une « farce politique » qui a donné lieu de sérieuses réflexions. L'accrochage du « drapeau du lion de la montagne de neige » au-dessus de la Mairie de Paris, les incidents qui ont eu lieu dans les rues parisiennes pour arracher les torches olympiques lors du passage à Paris de la flamme olympique, les divagations incohérentes et insensées selon lesquelles « je n'assisterai pas aux Jeux Olympiques de Beijing en cas où les discussions entre Pékin et le Dalai Lama n'aboutiront pas », … tout cela, c'était le chef-d'œuvre de Monsieur Nicolas Sarkozy.
Mais finalement, ce Monsieur le Président, embarrassé, penaud et confus, a quand même fait son apparition aux Jeux Olympiques de Beijing en se rétractant et en manquant à sa parole. Il a dû renoncer à sa rencontre avec le Dalai Lama et a débité des phrases ronflantes sur l'importance des relations sino-françaises. Il a dit : « L'amitié franco-chinoise est une base fondamentale de la politique diplomatique de la France, car elle répond aux profondes espérances des deux peuples et constitue un facteur indispensable à la construction d'un ordre international caractérisé encore plus par l'équité, la sécurité et l'harmonie. » Il a pu enfin, grâce à ce geste, sauver le peu de ce qui lui reste de sa face et de sa dignité et se ménager une issue sans trop d'inconvénients.
Mais Monsieur Sarkozy est quelqu'un qui déteste l'isolement, le délaissement et la solitude. Depuis son ascension à la fonction suprême de Président de la République française, son rêve est de faire de la France une puissance mondiale à la tête des pays européens. La France, qui a osé défier les Etats-Unis en ce qui concerne la Guerre d'Irak et la crise financière et qui a eu le courage de réunir l'Europe sous la bannière du Traité de Lisbonne et d'essayer de concilier la Russie et la Géorgie, pourquoi a-t-elle permis à la Chancelière allemande Angela Merkel d'être la première à avoir osé rencontrer le Dalai Lama et à se faire remarquer par le monde ainsi, ce qui fait « perdre la face » au Président tournant de l'Union européenne.
Nicolas Sarkozy n'est pas un adepte du bouddhisme, sa rencontre avec le Dalai Lama ne sera ni pour « la face », ni pour « le respect », ni pour « la vénération » et encore moins pour la croyance religieuse. Face à l'émergence de la Chine, les pays occidentaux, dont la France, éprouvent un sentiment psychologique extrêmement complexe et contradictoire. D'un côté, l'ouverture et le développement de la Chine les favorisent et le maintien de bonnes relations avec ce pays sont dans leur intérêt, mais d'un autre côté, un grand nombre de ces pays s'inquiètent et ont peur qu'une fois devenue puissante, la Chine pourrait menacer leurs intérêts, et surtout parce qu'il existe un écart et une différence entre celle-ci et eux en ce qui concerne le sens de valeur et l'idéologie. Cet état psychologique pousse ces pays à adopter à l'égard de la Chine une politique contradictoire, car ils ont en même temps besoin de maintenir de bonnes relations avec celle-ci, mais en même temps, ils craignent le développement de la Chine et font tout pour l'empêcher de porter atteinte à leurs intérêts. Et c'est ainsi que le problème du Tibet, le problème des droits de l'homme et d'autres problèmes sont souvent utilisés par les pays occidentaux comme outils pour contenir et empêcher le développement chinois. Depuis son ascension au pouvoir suprême de la République française, Nicolas Sarkozy s'est engagé de façon contradictoire dans une voie extrêmement dangereuse d'équilibre sur une corde raide.
Bien que Nicolas Sarkozy fait preuve de manque de perspicacité et de vue courte et qu'il soit obstiné, indocile et irritable, mais il est parfaitement au courant des conséquences qui découleront de sa rencontre avec le Dalai Lama. Le jour même de l'annonce de sa rencontre avec ce dernier, le Ministère chinois des Affaires étrangères a réagi immédiatement en indiquant de façon claire et nette la ferme opposition de la partie chinoise quant à la visite du Dalai Lama, quelque soit sa couverture de qualité et dans n'importe quel pays en vue d'entreprendre des activités de séparer le Tibet de la Chine et quant à sa rencontre avec n'importe quel dirigeant d'un pays quelle que soit la forme du contact. La partie chinoise demande à la parie française de tenir compte de la situation et de l'intérêt d'ensemble, de persister dans le principe d'une seule Chine, de respecter les engagements, de prendre en compter effectivement des grandes préoccupations de la partie chinoise, de traiter de façon convenable et judicieuse les problèmes concernés et de contribuer au développement stable des relations sino-françaises et des relations sino-européennes.
Les relations sino-françaises sont actuellement dans une phase de développement satisfaisant et cet état de chose est le fruit d'un travail pénible. On espère que Nicolas Sarkozy puisse s'arrêter au bord du précipice avant qu'il ne soit trop tard et qu'il ne commette plus des actes qui portent atteinte aux relations bilatérales et qui blessent le sentiment du peuple chinois.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Les Chinois d'outre-mer et les représentants des étudiants chinois en France se sont réunis le 17 novembre en vue de manifester leur position de soutien à l'intégrité territoriale, la dignité nationale et la réunification pacifique de la Chine.
M. Zhu Weiqun, vice-président de l'Association des amitiés d'outre-mer de Chine (China 0verseas Friendship Association), a participé à un forum qui s'est déroulé le 17 novembre à Paris durant sa visite en France. Les responsables des associations des Chinois d'outre-mer et les représentants des étudiants chinois en France étaient également présents au forum.
M.Zhu a introduit les derniers développements de la région tibétaine et les résultats des pourparlers entre le gouvernement central et les représentants du Dalaï-Lama.
Selon M.Zhu, le gouvernement central a organisé neuf pourparlers avec les représentants envoyés par le Dalaï-Lama, trois fois rien que cette année. « Le Dalaï-lama insiste au séparatisme, c'est pourquoi les pourparlers ne progressent pas. » A-t-il expliqué.
Les portes du dialogue resteront ouvertes, si Dalaï-lama retourne à une position correcte. « Les affaires tibétaines retournent de la politique intérieure de la Chine, par conséquent c'est à nous qu'il revient de résoudre les problèmes. » A-t-il ajouté.
Quant à la question sur « l'entretien entre le Président français et le Dalaï-lama, le mois prochain en Pologne », M.Zhu a indiqué que « la Chine et la France sont des pays influents dans le monde. L'amitié sino-française est très importante pour les peuples chinois et français. La Chine estime que la France traitera les relations avec le Dalaï-lama en prenant en considération l'amitié franco-chinoise à long terme, et ne blessera pas les sentiments du peuple chinois. »
Source: China.org.cn
Où est le travail journalistique? Qui a écrit cet article?
J'aimerais beaucoup connaître la différence que fait l'auteur entre propagande et information.






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