Principale main d'oeuvre sur les chantiers olympiques, les travailleurs migrants de Pékin sont poussés à rentrer chez eux pour la durée des JO. Souvent entourés d'une mauvaise réputation, la capitale chinoise leur doit néanmoins beaucoup pour le travail accompli en vue de l'olympiade.
Il est courant en Chine de rencontrer des travailleurs migrants attendant leurs trains devant les différentes gares du pays. Depuis des décennies, la main d'oeuvre qui assure le développement chinois en termes de construction, c'est eux.
Pour les JO, et d'autres constructions comme le nouveau Sanlitun ou les nouvelles lignes de métro, ces ouvriers nomades ont largement donné d'eux mêmes. Travaillant pour des coups défiant toute concurrence (moins de 100 euros par mois de salaire), ils n'ont presque jamais compté leurs heures supplémentaires non plus...
Logé et nourris dans des conditions plus que limites, ils sont aujourd'hui poussés à quitter Pékin pendant les JO afin d'en assurer la bonne tenue. La Chine aurait-elle honte de ses ouvriers ? La raison principale invoquée par les autorités est de suspendre tous les chantiers pour diminuer la pollution atmosphérique.
Il faut aussi dire que ces ouvriers, malgré l'apport considérable qu'ils représentent pour le pays, sont souvent suivis d'une mauvaise réputation. Venant principalement des provinces les plus pauvres de la Chine, les travailleurs migrants sont parmi les différentes couches de la population, celle qui a peut être le moins accès à l'éducation. Celle aussi qui doit supporter les conditions de vie les plus pénibles.
Pour ses Jeux Olympiques, la Chine préfère donc laisser ces travailleurs à l'écart des futurs visiteurs étrangers. Si pour certains, il s'agit là d'une injustice, d'autres ouvriers se chagrinent seulement pour la simple et bonne raison que ce départ forcé signifie chômage technique, et donc pas de revenus. Pour les plus patriotiques, la fierté d'avoir aidé au succès des Jeux l'emporte.
Mais l'exil de ces travailleurs n'est que provisoire. D'ici la fin des Jeux Paralympiques (le 17 septembre), ils devraient progressivement être de retour dans la capitale. Il faut dire que même s'ils ne donnent pas une image glamour, ces ouvriers sont indispensables à la croissance chinoise...
N.J. pour Chine Informations
» Réagissez, Ajoutez votre commentaire !
Articles Relatifs