L'Agence chinoise de protection de l'environnement a ouvert une enquête sur des responsables locaux soupçonnés d'avoir falsifié des statistiques concernant la pollution de l'air afin de se conformer aux objectifs fixés par l'administration, a affirmé l'agence de presse Chine nouvelle jeudi.
L'Agence a calculé qu'en 2006 les émissions de dioxyde de carbone et de dioxyde de soufre avaient progressé de 2% au plan national, alors que les données fournies par les 26 gouvernements régionaux suggéraient un recul de 2%, l'objectif fixé par le gouvernement central cette année.
Pékin entend en effet réduire de 10% les émissions des principaux polluants entre 2006 et 2010, soit 2% en moyenne par an les cinq prochaines années. Des responsables chinois ont déclaré en mars que leur évaluation des résultats des dirigeants locaux prendraient désormais en compte l'efficacité énergétique et la protection de l'environnement.
Des groupes de travail vont être dépêchés dans les provinces pour vérifier les chiffres, précise Chine nouvelle.
L'agence, qui cite un responsable de la province de Gansu, dans l'ouest, affirme que les résultats de la lutte contre la pollution y ont été minimisés (2% au lieu de 6% pour le CO2 et 4% pour le SO2 en réalité) afin que les exigeances de Pékin soient moins sévères pour les années suivantes. On ignore comment l'agence centrale a obtenu ses propres chiffres.
Après deux décennies de croissance économique effrénée, les villes chinoises comptent parmi les plus polluées du monde.
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