Deux suspects, qui ont lancé des attaques violentes contre un poste frontalier de la ville de Kashi, dans la région ouest du Xinjiang, ont été identifiés comme étant deux hommes ouïgours, âgés respectivement de 28 et de 33 ans, a indiqué la police locale.
Ces deux émeutiers ont été arrêtés après avoir tué 16 policiers et blessé 16 autres en dehors d'un poste de la division de la police frontalière de Kashi.
Selon la police, un des deux émeutiers conduisait un camion dans le but de heurter une équipe de plus de 70 agents de police qui faisaient un jogging devant l'hôtel Yiquan lors d'un exercice matinal régulier vers 8H00. En même temps, l'autre suspect a jeté un explosif vers l'entrée du poste.
Le chauffeur a abandonné ensuite le camion pour jeter des explosifs sur les agents de police, après que le véhicule a dérapé et heurté un poteau, toujours selon la police locale.
La police a confirmé que le chauffeur avait perdu un bras après avoir mis feu à un explosif.
La police a retrouvé dans le véhicule dix explosifs et un pistolet, ainsi que quatre couteaux.
L'hôtel Yiquan se situe à une centaine de mètres du poste de police, a indiqué un correspondant de l'agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle) à Kashi.
Il a dit avoir vu des taches de sang sur le trottoir, bien que le lieu de l'accident ait déjà été nettoyé par la police. Il a également remarqué un poteau brisé et trois arbres déracinés suite à l'accident.
Aucun civil n'a été blessé lors de l'attentat.
Sun Weide, responsable des médias du Comité d'organisation des Jeux olympiques de Beijing (BOCOG), a indiqué que le BOCOG allait contacter la police du Xinjiang à propos de l'incident.
Il a souligné que la Chine s'était préparée à toute menace afin d'assurer la sécurité lors des JO avec l'aide de la communauté internationale..
Le département régional de la Sécurité publique du Xinjiang a révélé avoir appris que le "Mouvement islamique du Turkestan oriental" envisageait de commettre des attentats terroristes du 1er au 8 août, juste avant l'ouverture des Jeux olympiques de Beijing.
La police chinoise avait déjà déjoué un sabotage des séparatistes du "Turkestan oriental" à bord d'un avion de Southern Airlines en mars. Trois suspects avaient été arrêtés et avaient avoué que leur attentat était organisé.
Le "Mouvement islamique du Turkestan oriental" constitue l'un des principaux soucis pour la sécurité des JO, de même que les forces séparatistes pour "l'indépendance du Tibet" et la secte Falun Gong, selon Tian Yixiang, haut commandant de l'Armée populaire de Libération et responsable de la sécurité pour les JO.
» Réagissez, Ajoutez votre commentaire !
Articles Relatifs