
Vingt-et-un couples chinois, originaires de la ville de Tianjin et récemment mariés dans leur pays, ont confirmé cette semaine à la mairie de Tours leur union, réalisant ainsi l'un de leurs rêves: célébrer des "noces romantiques" en France.
Robe ample de couleur beige, costume foncé et cravate, les jeunes mariés ont vécu vendredi un "véritable mariage romantique".
"C'est une journée importante pour nous. La France est le pays du romantisme pour les Chinois et nous tenions beaucoup à vivre un tel moment, un tel mariage", a expliqué Zhao Shuang, 25 ans, avec le sourire.
Shuang travaille, avec son mari Zou Bing, 26 ans, dans une société de construction à Tianjin, ville de 11 millions d'habitants située à 140 kilomètres au nord de Pékin.
Après la séance de maquillage et de coiffure dans un salon de la ville, la cérémonie du mariage a été célébrée par le maire Jean Germain. Chaque couple a reçu un certificat. Après les traditionnelles séances de photos à l'intérieur et à l'extérieur (place centrale, devant la cathédrale, sur un pont enjambant la Loire), les couples ont visité la ville en calèche, déjeuné, puis visité le château de Villandry et une cave à Vouvray.
Juste avant le dîner, les jeunes mariés ont eu le temps de faire du shopping, un grand magasin leur ouvrant ses portes pendant une heure spécialement pour eux.
Pour Zhang Dang, 25 ans, qui ne lâche pas la main de son mari Ya Shen, 26 ans, "Célébrer son mariage en France est un rêve". "Nous avons cette chance et nous sommes très heureux et émus", avoue la jeune fille qui travaille dans une banque, avant de monter dans la calèche.
Après une journée à Paris, puis deux à Tours, les jeunes mariés sont partis vivre leur lune de miel à Genève et Rome, ultime étape de ces "noces romantiques" européennes pour lesquelles chaque couple a déboursé 3.000 euros.
Ces fonctionnaires, enseignants, médecins ou techniciens, au salaire mensuel moyen de 250 à 300 euros, ont parfois économisé durant plusieurs années, tandis que d'autres étaient aidés par la famille.
Ce séjour en Touraine a été rendu possible par le protocole d'accord "d'échanges" conclu entre Tours et Tianjin. "Si la Chine a beaucoup à vendre, nous avons aussi des choses à lui proposer au niveau touristique bien sûr, mais aussi économique", explique le maire Jean Germain, qui s'est rendu à trois reprises à Tianjin accompagné de chefs d'entreprises.
"On ne peut nier ce potentiel. Dans quelques années ce sera le premier contingent de touristes étrangers en France", devançant notamment les Japonais, ajoute Henri Carvallo, propriétaire du château de Villandry.
Les châteaux du Val de Loire ont d'ailleurs commencé à courtiser les Chinois en invitant des artistes à exposer leurs oeuvres, des responsables locaux ou des journalistes.
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