Manuscrits et oeuvres d'art découverts par Paul Pelliot en 1908 à Dunhuang disponibles en français sur Internet
PAUL PELLIOT
Projet International Dunhuang
Les collections de manuscrits et d'oeuvres d'art découvertes par Paul Pelliot en 1908 sur le site de Dunhuang en Chine, deviennent accessibles en français sur internet : idp.bnf.fr
L'International Dunhuang Project (IDP) est né en 1994 de la volonté des institutions dépositaires de vastes collections provenant de sites archéologiques de la Route de la Soie de cataloguer et de numériser des oeuvres exceptionnelles souvent dispersées de par le monde. Un site en anglais a ainsi été créé dès 1998 qui n'a cessé d'évoluer depuis, comportant des informations sur des milliers de peintures, d'objets, de tissus ou de manuscrits numérisés. Afin de rendre plus visibles les collections françaises, la British Library - où se trouve le siège de l'IDP - la Bibliothèque nationale de France et le Musée Guimet se sont associés pour créer un site entièrement dédié à ces fonds prestigieux. Il sera en ligne à partir du mercredi 29 avril 2009.
Pour Bruno Racine, président de la BnF, « cet événement démontre la volonté de la Bibliothèque de numériser des collections spécialisées uniques au monde et de reconstituer virtuellement un ensemble dispersé .».
Pour Jacques Giès, président du Musée Guimet : « La modernité du médium : la plus large ouverture connue aujourd'hui, répond à la vocation du musée d'offrir à la considération d'un public universel l'une de ses collections phares.».
C'est à partir de la fin du XIXe siècle et des nombreuses expéditions européennes et japonaises, que furent rapportés d'Asie centrale et de la mythique Route de la Soie, les manuscrits, peintures et objets aujourd'hui conservés à Paris, Londres, Pékin, Saint-Pétersbourg ou Tokyo.
Pour les institutions françaises, l'une des plus importantes expéditions fut menée entre 1906 et 1908 par le sinologue français Paul Pelliot à travers l'Asie centrale, le long de l'ancienne Route septentrionale de la Soie. Il explora la grotte n°17 du sanctuaire bouddhique rupestre des «Grottes Mogoa», situé dans l'oasis de Dunhuang, scellée et occultée depuis la fin du premier millénaire de notre ère où se trouvait une extraordinaire bibliothèque.
Le résultat de cette mission fut exceptionnel : le Muséum d'Histoire naturelle reçut des échantillons géologiques, végétaux et animaux de premier ordre ; plus de 200 bannières et peintures, des milliers de monnaies furent déposées au Louvre (avant d'être transférées au Musée Guimet en 1945-1946) ; enfin, le département des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale recueillit plus de 6.000 manuscrits et quelques imprimés antérieurs à 1035, en chinois, tibétain, koutchéen, sanscrit, ouïgour, sogdien et khotanais.
Ils témoignent de manière éclatante de la richesse des échanges culturels, religieux et commerciaux qui animaient la Route de la Soie. Elle était à la fois une voie de pénétration des religions (notamment du bouddhisme) au confluent des civilisations chinoise, indienne, tibétaine , persane et un lieu d'épanouissement d'une culture dont la richesse ne cesse de nous surprendre et de nous éblouir.
Les tourmentes politiques et les guerres du XXe siècle ont retardé la conservation et le catalogage des collections de Dunhuang, et en ont rendu l'accès encore plus complexe. L'International Dunhuang Project (IDP) est né en 1994 de la volonté des institutions dépositaires d'oeuvrer de concert pour fédérer les collections. Elles ont décidé de lancer un vaste programme de numérisation de haute qualité, de coordonner les travaux des équipes internationales de conservateurs, de catalogueurs et de chercheurs, et enfin d'utiliser les technologies (alors toutes nouvelles) de l'Internet.
Ce programme a fait l'objet, notamment, d'une aide de la Fondation Andrew W. Mellon, qui a financé la numérisation des manuscrits et des objets, le catalogage et la création de la base de données et du site web.
C'est dans le cadre des missions de l'IDP que la British Library, la Bibliothèque nationale de France et le Musée Guimet se sont associés en octobre 2007 pour déposer un projet européen, intitulé IDP-CREA, auprès de la Commission européenne, dans le cadre de l'appel à propositions du Programme Culture 2007-2011.
L'objectif prioritaire était de donner plus de visibilité aux images de la BnF et du Musée Guimet, numérisées dans le cadre du Projet international Dunhuang avec l'aide de la Fondation américaine Andrew W. Mellon. 60.000 euros ont ainsi été dégagés pour la création d'un site dédié aux collections de Dunhuang conservées en France. Ce serveur est relié en réseau avec ceux de Londres, Saint-Pétersbourg, Berlin et Pékin, et permet désormais d'avoir accès simultanément à l'ensemble des données concernant le patrimoine de la Route de la Soie.
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Un extrait de Wikipedia ,grottes de Mogao,à propos de Paul Peillot, le Français.
"Paul Pelliot, le sinologue français [modifier]
Pelliot examinant des manuscrits dans les grottes de MogaoPaul Pelliot, quant à lui, arriva aux grottes de Mogao le 25 février 1908. Venant après Sir Aurel Stein, il s'appuya pour analyser les documents restant sur sa formation de sinologue, ancien élève de l'Institut des Langues Orientales, et membre de l'École française d'Extrême-Orient, parlant et lisant couramment le chinois : avec l'autorisation de Wáng Yuánlù, il passa donc plusieurs semaines dans la bibliothèque murée, pour sélectionner les documents et peintures les plus précieux qu'il put trouver, et en particulier de nombreux documents non chinois, tels qu'une version nestorienne de l'Évangile selon Saint-Jean[3]. Cette collection, estimée à environ 10 000 objets, se trouve aujourd'hui au Musée du Louvre et au Musée Guimet.
Outre ces manuscrits et peintures, Paul Peillot ramena également un certain nombre de statues ; les petites effigies cultuelles proviennent en général également de la bibliothèque murée[1].
Il est à noter qu'à l'automne de l'année 1909, Paul Peillot emmena quelques manuscrits à Pékin pour les présenter à des lettrés chinois. L'attention de ceux-ci fut ainsi attirée sur l'importance des manuscrits de Dunhuang : ils télégraphièrent aussitôt au gouverneur de la région pour lui demander de sceller la grotte, avant d'organiser en 1910 le transport à Pékin d'une grande partie des textes chinois restants, abandonnant sur place les pothi (manuscrits) tibétains. Cependant, quelques fonctionnaires chinois malhonnêtes profitèrent de l'occasion pour en dérober un nombre substantiel[4]."
Petit rappel: le "sutra du diamant",texte bouddhique considéré comme étant le plus ancien texte imprimé au monde (868 après J.C)a été "acheté" par l'Anglais sir Laurel et est donc désormais à Londres ...






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