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Le trafic d'organes de condamnés à mort en Chine à nouveau dénoncé

TRAFIC D'ORGANES

Copyright © Yahoo! Actualités - Daweide, le 20-04-2006 00:00
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Les autorités chinoises nient le trafic, admettant tout au plus quelques prélèvements isolés, obtenus selon elles avec l'accord des condamnés.

Il y a quelques semaines, la Chine a également décidé de rendre la vente d'organes illégale à partir de juillet.

Selon les chirurgiens britanniques, les dates d'exécution des condamnés sont choisies en fonction de la demande d'organes par des patients, dont un nombre de plus en plus important d'Occidentaux.

"D'un point de vue pratique, la vitesse à laquelle les organes sont rendus disponibles donne à penser que les donneurs sont déjà retenus", a déclaré à l'AFP le professeur Stephen Wigmore.

Pour le président du comité d'éthique de la BTS, "tout se passe comme si la date de l'exécution était choisie en fonction de la date de la transplantation".

Le trafic suppose, souligne la BTS, "une relation étroite entre les unités de transplantation et les autorités en charge des exécutions".

La BTS, a-t-il ajouté, "voulait attirer l'attention des médecins et des patients sur les dilemmes moraux que ne mettent pas en lumière les sites internet offrant des transplantations", alors que "de plus en plus de patients britanniques voient la Chine comme une source potentielle d'organes".

Les Britanniques ne sont pas seuls à chercher des organes en Chine.

En mars, le quotidien anglais the Independent donnait ainsi la parole à un homme d'affaires japonais. Lassé des listes d'attentes pour bénéficier du rein dont dépendait sa survie, celui-ci avait investi l'équivalent de 50.000 euros pour recevoir le rein d'un jeune détenu chinois exécuté.

Lundi, le quotidien américain San Francisco Chronicle rapportait le cas d'un quinquagénaire californien se mourant d'un cancer du foie, et qui s'est fait transplanter un foie en Chine parce que l'idée de ne pas pouvoir élever les plus jeunes de ses enfants lui était insupportable.

Ce témoin se disait persuadé que personne n'avait été tué pour qu'il puisse être transplanté. Mais Amnesty International rapportait en octobre 2005 que jusqu'à 90% des organes transplantés en Chine proviendraient de condamnés à mort.

Combien sont ces suppliciés, condamnés parfois pour une simple fraude fiscale ? "Nous en avons recensé 1.700 en 2005", a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'organisation de défense des droits de l'Homme, "mais la Chine cache les statistiques sur ce sujet. La réalité est proche de 8.000 morts selon certains".

Les groupes de défense des droits de l'Homme accusent depuis longtemps la Chine de prélever et vendre les organes des condamnés à mort. Les hôpitaux se voient également reprocher de voler secrètement les organes des victimes d'accident.

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