partager
Google+
facebook
twitter
twitter
twitter

Le patron de l'OTAN envisage des liens plus étroits avec la Chine et l'Inde (SYNTHESE)

OTAN

Copyright © Chine Nouvelle (Xinhua) le 07-02-2010 19:37
ImprimerTransmettrePartagerAugmenter la taille de la policeDiminuer taille de la policeFlux RSS

Le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a indiqué dimanche à Munich que l'alliance devrait devenir "le coeur d'un réseau de partenariats sécuritaires et un centre de consultations sur les questions de sécurité internationales" avec des liens plus étroits avec les pays comme la Chine et l'Inde.

Le patron de l'OTAN a indiqué à la Conférence de Munich sur la sécurité qu'à l'ère de la sécurité mondiale, les menaces sur l'Europe et l'Amérique du Nord, y compris le terrorisme, les attaques cybernétiques, les suppressions d'énergie, la piraterie, le changement climatique, trouvent leurs origines bien au delà des frontières.

Pour aborder efficacement de telles menaces, l'OTAN devrait créer "une coalition sécuritaire plus inclusive et plus solide, avec l'alliance comme noyau", a-t-il indiqué.

"Il nous faut porter la transformation de l'OTAN à une dimension nouvelle -- en reliant l'Alliance à un système international plus large dans une perspective entièrement nouvelle ", a souligné Rasmussen.

Son idée est de créer un réseau permanent de consultation et de coopération, avec l'OTAN comme noyau, dans lequel d'autres acteurs internationaux majeurs, comme la Chine, l'Inde et la Russie, pourraient participer et discuter des points de vue, des préoccupations et meilleures pratiques sur la sécurité ou même des formations et planifications conjointes.

Rasmussen a également noté qu'une leçon essentielle de la mission en difficulté de l'alliance en Afghanistan est que l'OTAN "a besoin d'un contrat entièrement nouveau entre tous les acteurs à l'échelle sécuritaire."

"L'Inde a un enjeu dans la stabilité de l'Afghanistan. La Chine aussi. Et les deux pourraient nous aider à développer davantage et à reconstruire l'Afghanistan. Il en est de même de la Russie. Fondamentalement, la Russie partage nos préoccupations sécuritaires", a déclaré Rasmussen.

Il a aussi soutenu que transformer l'OTAN en un forum de consultations sur les problèmes sécuritaires à l'échelle mondiale ne signifie pas que l'alliance serait un concurrent des Nations unies.

"Ce n'est pas possible, ni souhaitable", a-t-il indiqué.

"Nous parlons ici d'un groupe de nations qui se consultent de façon formelle ou informelle sur la sécurité. Rien de plus", a-t- il martelé.

Pour atténuer les préoccupations sur l'évolution future de l'OTAN, Rasmussen a indiqué dimanche que la tâche principale de l'OTAN était de défendre ses Etats-membres.

"Cela reste le principal objectif de l'OTAN aujourd'hui. Et ce sera notre principale mission demain", a-t-il déclaré.

Une position qui a reçu le soutien du ministre allemand de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg.

"Nous ne voulons pas entrer en compétition avec les Nations unies. Nous ne voulons pas transformer l'OTAN en une agence de la sécurité mondiale", a indiqué le ministre.

Il a, toutefois, indiqué que le réseau de Partenaires mondiaux de l'OTAN n'est pas suffisant. "L'objectif doit être que le partenariat transatlantique soit completé très naturellement par le partenariat trans-pacifique", a-t-il déclaré.

"Il nous faut une réponse sur la forme à donner à la relation avec la Chine. Et nous avons besoin de savoir comment nous institutionnalisons le dialogue sur la sécurité commune avec l'Inde", a-t-il ajouté.

Mei Zhaorong, ancien ambassadeur de la Chine en Allemagne, a réagi prudemment aux idées de Rasmussen.

D'une part, l'idée constitue une reconnaissance du rôle grandissant de la Chine dans la résolution des affaires mondiales, une influence qui transparait dans l'invitation faite au ministre chinois des Affaires étrangères pour la première fois par de la Conférence de Munich sur la sécurité de prononcer un discours d'ouverture, a confié à Xinhua M. Mei dans un entretien téléphonique.

"D'autre part, c'est encore une notion très lacunaire, dont les détails restent à voir ...les nations occidentales ont tendance à être assez égocentriques et lorsqu'il s'agit de détails, il pourrait avoir des conflits d'intérêts", a-t-il déclaré.

"Ce qui reste à voir c'est aussi si (l'idée) compromettrait le rôle des Nations unies", a-t-il poursuivi.

Konstantin Kosachev, président de la Commission des affaires étrangères de la Douma russe, a réitéré la préoccupation de la Russie au sujet de l'élargissement de l'OTAN.

"Le problème c'est l'élargissement, l'artificiel élargissement, l'élargissement politisé", a déploré Kosachev lors du dernier jour de la conférence.

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le sur vos réseaux sociaux préférés !
google+ facebook twitter weibo plus
N'oubliez pas de nous suivre sur Google+, Twitter ou Facebook (+4000 fans).
commentaires
Vous n'êtes pas identifié. Postez "anonymement" ou Connectez-vous.
Code de sécurité :
code de vérification

Pseudo :

Mail :

URL :

Texte du commentaire :

logo Chine Informations