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La Chine réclame à la France des objets volés lors du sac du palais d'été

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LE 20/01/2009 À 15:56 - MODIFIÉ LE 20/01/2009 À 18:53 | © 2010 CHINE INFORMATIONS

En octobre 1860, le Palais d'Eté de Pékin, est pillé par les Français et les Anglais au terme d'une expédition militaire destinée à ouvrir la Chine au commerce occidental et notamment à l'opium. Il est ensuite, sur ordre de Lord Elgin, incendié en représailles aux tortures et à la mort de prisonniers, otages des Chinois.

L'ancien Palais d'Eté, le Yuanming yuan (qu'il ne faut pas confondre avec l'actuel Palais d'Eté de Pékin) était une des merveilles du monde. Il abritait en outre une extraordinaire collection d'oeuvres d'art, amassée sur cent cinquante ans, et une inestimable bibliothèque.

Cet évènement tragique a laissé une profonde cicatrice en Chine ravivée par la vente actuelle de la collection d'art d'Yves Saint Laurent et de Pierre Bergé.

En effet, au catalogue de cette vente exceptionnelle prévue pour février par Christie's à Paris, figurent deux têtes d'animaux en bronze représentant les signes du zodiaque chinois (une tête de lièvre et une tête de rat), de 30 cm de haut et 40 cm de large, qui ornaient la fontaine érigée sous le règne de Qianlong (1736-1795).

On connaît la localisation de la plupart des 12 têtes mais certaines sont toujours dans la nature ou chez de riches collectionneurs. Cinq autres têtes (Singe, Boeuf, Porc, Tigre et Cheval) ont été vendues à Hong kong et New York, entre 1987 et 2007. La tête de Cheval, dernière vente en date chez Sotheby's, fut retirée in extremis et acquise en privé, à Hong kong, en 2007, pour 8,8 millions de dollars, par le milliardaire des casinos de Macao, Stanley Ho, qui en a fait don au gouvernement chinois.

Par l'intermédiaire d'un cabinet d'avocats, la chine exige que la vente soit stoppée et que l'on demande au propriétaire de ces pièces volées de les retourner à la Chine. La justice doit se prononcer prochainement sur l'affaire.

lililele,
http://www.ruyi-france.com
Pour Chine Informations
 

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michelem, le 21 janvier 2009 à 01:17
Ce ne serait que justice .La France et la GB doivent tourner cette page honteuse de leur histoire et la restitution de ces oeuvres ne viderait pas nos musées ...Rendons à César ...
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olivierkrb, le 21 janvier 2009 à 02:14
Que vous qualifiez cette page d'histoire de peu glorieuse, je serais d'accord, mais la qualifié de honteuse... N'y a t-il pas d'autres moyens d'exprimer votre passion sans pour autant dénigrer la France systématiquement?
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Daniel.C, le 21 janvier 2009 à 08:52
Le colonialisme est une honte (en autre pour la France) mais le vol et le saccage d'une merveille du monde est bien pire que cela !
Alors la restitution des biens nationaux volés, même à une époque ancienne, ne serait que justice.
Je le pense sincèrement ; Il y eu des époque bien peu glorieuses pour la France malheureusement !
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Gibe, le 21 janvier 2009 à 09:27
Daniel.C, le 21 janvier 2009 à 09:34
Oui, c'est bien ce que je disais !

... "Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie." ...

C'est bien peu flatteur pour des "gens civilisés" !
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Daniel.C, le 23 janvier 2009 à 09:50
Le roman hugolien n'est pas un « divertissement » : il est presque toujours au service du débat d'idées. On l'a vu avec les romans abolitionnistes de sa jeunesse, on le voit encore dans sa maturité à travers de nombreuses et parfois envahissantes digressions sur la misère matérielle et morale dans Les Misérables . Toutefois, dans ce dernier roman commencé en 1845 et 1848, on a détecté l'influence de Balzac, notamment celle du Curé de village avec lequel Monseigneur Myriel a des points communs. Et la parenté entre Vautrin et Jean Valjean (le second étant l'envers positif de l'autre) est assez évidente, le monde et les coutumes des bagnards étant décrit dans Splendeurs et misères des courtisanes.[10] et voir aussi : Hugo lecteur de BalzacSes héros sont, comme les héros de tragédie (le dramaturge n'est pas loin), aux prises avec les contraintes extérieures et une implacable fatalité tantôt imputable à la société (Jean Valjean ; Claude Gueux ; le héros du Dernier jour d'un condamné), tantôt à l'Histoire (Quatrevingt-treize) ou bien à leur naissance (Quasimodo). C'est que le goût de l'épopée, des hommes aux prises avec les forces de la Nature, de la Société, de la fatalité, n'a jamais quitté Hugo ; l'écrivain a toujours trouvé son public sans jamais céder aux caprices de la mode : qui s'étonnera qu'il ait pu devenir un classique de son vivant?
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Hugo
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Stardust, le 21 janvier 2009 à 16:16
Et ceux qui ont été brûlés parce que les Anglais et les Français n'ont pas pu les emmener seront perdus à jamais, hélas!
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michelem, le 22 janvier 2009 à 00:23
Désolée,Olivier,je maintiens le mot "honteuse" car effectivement,en tant que Française,j'ai honte de ce passé colonialiste auquel je ne veux pas être associée.(J'avais associé la GB dans mon post)
Il n'y a pas une once de gloire à tirer de pillages,où que ce soit.
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Alexander.S, le 22 janvier 2009 à 07:43
C'est la vie
A cette époque, chacun des français et des chinois pensait que c'était l'autre le barbare, et que lui était civilisé. Pour le coup, les français ont fait honneur à leur réputation en se comportant de façon vraiment regrettable.

Est-ce qu'il faut avoir honte pour autant? Si on remet les choses dans leur contexte, ça n'a rien d'exceptionnel, c'était disons les "pratiques de l'époque" et on les juge aujourd'hui comme scandaleuses.

Plus tard les tibétains pourront dire la même chose des chinois, alors restons modestes et évitons de vivre dans le passé :)
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TINTIN 66, le 22 janvier 2009 à 09:27
Trop de passions
dans ce monde sans gloire
les biens des puissants
font rever les petits
qui au nom de l'histoire
combattent et meurent aussi
pour laisser des oeuvres
a l'abri des regards.
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michel, le 23 janvier 2009 à 08:28
La Chine réclame à la France des objets volés lors du sac du palais d'été
Tous les sacs et pillages sont la honte de l'espèce humaine, le premier prédateur de cette belle planète. Il n'est pas de peuple qui ait succombé à cette tentation morbide de détruire, piller, voler, violer, tuer et ce depuis la nuit des temps ! Que dire encore de ces universités, ces bibliothèques, de tous ces lieux où certains érudits tentaient d'y voir un peu plus clair par l'étude et la méditation... Il y a encore peu c'étaient les grands Bouddha de Bamyan victimes de l'ignorance et de la barbarie !
"Plus de Lumière" réclamait Goethe avant de s'éteindre... Hélas nous en sommes encore bien loin et ce magnifique Palais d'Eté livré en son temps à la barbaresque occidentale est là pour nous rappeler que nous sommes TOUS des coupables en puissance, toujours capables du pire...
Quant au meilleur... le chantier reste ouvert car nous n'aurons jamais fini de travailler sur nous mêmes pour tendre à être toujours un peu plus humain et digne de la confiance que nos enfants mettent en nous.
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Daniel.C, le 23 janvier 2009 à 08:45
Oui, ça ira mieux lorsque l'on en aura terminé avec cette croyance que c'est dans la nature humaine d'en vouloir toujours plus et que l'exploitation de l'Homme par l'homme est inévitable !
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michel, le 23 janvier 2009 à 09:24
Gibe. Merci pour cette référence au Palais d'Eté
Je suis heureux de cette lettre de l'immense Victor Hugo, archétype de l'Humaniste. Il a les mots du poète et il aurait pu être beaucoup plus violent, passionné qu'il était, et pourfendeur de l'injustice.
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Daniel.C, le 23 janvier 2009 à 10:04
Le roman hugolien n'est pas un « divertissement » : il est presque toujours au service du débat d'idées. On l'a vu avec les romans abolitionnistes de sa jeunesse, on le voit encore dans sa maturité à travers de nombreuses et parfois envahissantes digressions sur la misère matérielle et morale dans Les Misérables . Toutefois, dans ce dernier roman commencé en 1845 et 1848, on a détecté l'influence de Balzac, notamment celle du Curé de village avec lequel Monseigneur Myriel a des points communs. Et la parenté entre Vautrin et Jean Valjean (le second étant l'envers positif de l'autre) est assez évidente, le monde et les coutumes des bagnards étant décrit dans Splendeurs et misères des courtisanes.[10] et voir aussi : Hugo lecteur de BalzacSes héros sont, comme les héros de tragédie (le dramaturge n'est pas loin), aux prises avec les contraintes extérieures et une implacable fatalité tantôt imputable à la société (Jean Valjean ; Claude Gueux ; le héros du Dernier jour d'un condamné), tantôt à l'Histoire (Quatrevingt-treize) ou bien à leur naissance (Quasimodo). C'est que le goût de l'épopée, des hommes aux prises avec les forces de la Nature, de la Société, de la fatalité, n'a jamais quitté Hugo ; l'écrivain a toujours trouvé son public sans jamais céder aux caprices de la mode : qui s'étonnera qu'il ait pu devenir un classique de son vivant?
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Hugo
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holgersson37, le 23 janvier 2009 à 18:18
Les guerres de l'opium en Chine
A la lecture des commentaires précédents, et particulièrement en référence à Victor Hugo, je me permets d'ajouter la lettre que celui-ci avait envoyée au capitaine Butler (Wikisource):

Lettre de Victor Hugo sur le Palais d'Été

Lettre au capitaine Butler - Victor Hugo et Le sac du palais d'été
L'empereur Xianfeng est en fuite. Il a abandonné Pékin aux troupes anglo-françaises qui, le 6 octobre 1860, envahissent sa résidence d'été, d'une beauté exceptionnelle, la saccagent, la dévastent. Ce pillage, qui marquera la seconde guerre de l'opium, indigne certains témoins occidentaux. Victor Hugo, lui, ne connaît cette « merveille du monde » qu'à travers le récit des voyageurs, mais, d'emblée, il prend le parti des civilisés, les Chinois, contre les barbares.

Hauteville House, 25 novembre 1861

Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l'expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l'expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l'empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l'Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d'approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.
Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici : ll y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s'appelait le Palais d'été. L'art a deux principes, l'Idée qui produit l'art européen, et la Chimère qui produit l'art oriental. Le Palais d'été était à l'art chimérique ce que le Parthénon est à l'art idéal. Tout ce que peut enfanter l'imagination d'un peuple presque extrahumain était là. Ce n'était pas, comme le Parthénon, une œuvre rare et unique ; c'était une sorte d'énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle.
Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d'été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d'eau et d'écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d'éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c'était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l'énormité d'une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l'homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d'été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Égypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d'été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C'était une sorte d'effrayant chef-d'œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d'Asie sur l'horizon de la civilisation d'Europe. Cette merveille a disparu.
Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d'été. L'un a pillé, l'autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu'il paraît. Une dévastation en grand du Palais d'été s'est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d'Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu'on avait fait au Parthénon, on l'a fait au Palais d'été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n'égaleraient pas ce splendide et formidable musée de l'orient. Il n'y avait pas seulement là des chefs-d'œuvre d'art, il y avait un entassement d'orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L'un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l'autre a empli ses coffres ; et l'on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l'histoire des deux bandits.
Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie.
Devant l'histoire, l'un des deux bandits s'appellera la France, l'autre s'appellera l'Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m'en donner l'occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.
L'empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd'hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d'été. J'espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée. En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.
Telle est, monsieur, la quantité d'approbation que je donne à l'expédition de Chine.

Fin de la lettre de Victor Hugo, elle se passe de commentaire.

Par ailleurs en réponse aux articles ci-dessus, je ne pense pas que le qualificatif "honteux" soit exagéré. Il s'applique parfaitement à ces actions conjointes de l'Angleterre et de la France (aidées en cela par d'autres pays), qui consistaient à tenter de coloniser le Peuple chinois en le rendant dépendant de l'opium. Il est vrai que les tueries, les viols, le saccage et le pillage dans les régions conquises étaient pratiques courantes (les malheureux habitants de Nanjing en savent quelque chose, et ces odieuses pratiques sont encore d'actualité dans certaines parties du monde), mais cette tentative d'asservir la Chine par la drogue (qui a fonctionné un temps), ne date que de 150 ans environ. Aujourd'hui, tout le monde s'accorde pour vilipender à juste titre les trafiquants et les revendeurs de drogues en France, il est vrai que là, ce sont nos enfants qui sont concernés!
Bon afin de positiver, ce sont sans doute ces évènements et la révolte des Boxers qui a suivi, qui ont précipité la fin de la monarchie et amené l'avènement de la République.
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