La Chine devrait lancer en 2008 les 3 premiers satellites constituant un système de surveillance et de prévision pour l'environnement et les catastrophes majeures, d'après ZHANG Qingwei, président du principal groupe industriel spatial national de Chine (CASC, China Aerospace Science and technology Corporation). Cette première constellation du nom de HJ-1 sera composée de deux microsatellites à équipement optique (HJ-1A et HJ-1B) et d'un microsatellite équipé d'un radar à synthèse d'ouverture (HJ-1C). Elle devrait comprendre 7 satellites d'ici 2010, et sera gérée par l'administration d'Etat pour la protection de l'environnement (SEPA, State Environmental Protection Administration) et le comité national pour la réduction des catastrophes (CNCDR, China National Committee for Disaster Reduction). Ces lancements s'inscrivent dans le projet chinois de système d'information constitué de 60 à 70 satellites durant le 11ème plan quinquennal (2006-2010), avec des applications dans divers domaines tels que les télécommunications, la télédiffusion, les ressources naturelles, la météorologie, la navigation et les expérimentations scientifiques.
La première phase de ce déploiement doit permettre de fournir des données pour l'étude de l'intégration de cette constellation dans les systèmes internationaux de surveillance de la planète. La constellation pourrait ainsi faire partie du projet de système d'observation climatique global (GOS, Global Observing System) de l'organisation météorologique mondiale de l'Organisation des Nations Unies (WMO, World Meteorological Organiztion). Le 24 mai 2007 à Paris, l'agence spatiale chinoise (CNSA, China National Space Administration) a signé la charte internationale "Espace et catastrophes majeures", initiée par les agences spatiales européennes et françaises en juillet 1999, et regroupant également le Royaume-Uni, le Canada, l'Inde, le Japon et les Etats-Unis. Elle vise à offrir un système unifié d'acquisition et de délivrance des données satellites dans les cas de catastrophes d'origine naturelle ou humaine par l'entremise d'utilisateurs autorisés. Depuis son entrée en vigueur en 2000, le système a été mobilisé une centaine de fois pour contribuer aux efforts visant à atténuer les répercussions des désastres, d'après Yannick d'Escatha, président du CNES.
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