La Chine a de nouveau retiré l'accès à ses citoyens au service gratuit pour créer ou lire un blogue sur le site de Google après une brève permission d'un mois en octobre dernier, apprend-on d'un article de l'agence IDG News Service et paru mercredi dans le Webzine Infoworld.
Selon une porte-parole de Google, il est à nouveau impossible pour les Chinois d'accéder à Blogger.com depuis que les censeurs du gouvernement ont remis ce site Web sur leur liste noire. Google n'est pas la seule compagnie à ne plus pouvoir donner son service gratuit de blogue aux Chinois puisque l'un de ses concurrents, Six Apart, a aussi vu son service interdit. Les deux compagnies ont donné des instructions pour que les Chinois qui désirent tout de même avoir un blogue puissent le faire en se connectant à des serveurs à distance ("serveurs proxy").
Un sondage récent effectué par l'Académie des sciences sociales de Beijing affirme que les Chinois sont majoritairement en faveur de la censure d'Internet par leur gouvernement. 82.4 pour cent des internautes chinois estiment en effet qu'il est "nécessaire" et même "plus que nécessaire" pour le gouvernement chinois de contrôler Internet sur son territoire. Seulement 3,5 pour cent des internautes estiment cette censure abusive. Le sondage montre cependant que seulement 12 pour cent des internautes croient que le gouvernement doit contrôler les blogues à saveur politique. Selon l'étude, les Chinois semblent vouloir appliquer la censure quand elle ne concerne que la pornographie ou la violence.
Selon le classement 2005 de la liberté de la presse de l'organisme français
Reporters sans frontières, la Chine se situe au 159e rang des 167 pays recensés. L'organisme qualifie la Chine comme l'un des principaux prédateurs de la liberté de la presse et de l'accès de ses citoyens à l'information. "C'est le pays où les technologies d'interception des communications électroniques et de censure du Réseau sont les plus développées", estime RSF dans son rapport intitulé "Internet sous surveillance". Plusieurs cyberdissidents chinois sont d'ailleurs emprisonnés par le gouvernement de Beijing suite à la publication de blogues contestataires.
Pour plus d'informations, consultez ce rapport de RSF sur ce lien "
Internet sous surveillance".
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