La Chine a interdit mardi aux journalistes ou aux organes de presse locaux de pratiquer l'extorsion de fonds trois mois après la mort d'un journaliste dans le nord du pays qui avait tenté de faire chanter un patron de mine.
"Les bureaux locaux des journaux et leurs journalistes n'ont pas le droit d'extorquer des fonds en menaçant de révéler des affaires", a indiqué un communiqué publié mardi par l'Administration générale de la presse et des publications, qui a rang de ministère.
En janvier, Lan Chengzhang, employé local dans la province du Shanxi (nord) du "China Trade News", un journal de Pékin, était décédé le 11 janvier à l'hôpital des suites de blessures à la tête après avoir été violemment battu par un groupe emmené par un patron de mine clandestine, Hou Zhenrun.
L'enquête a confirmé que Lan, qui n'avait pas de carte de presse nationale et n'était pas habilité pour effectuer des reportages, cherchait à faire chanter le patron de la mine, qui a été déféré devant la justice avec cinq autres personnes.
L'Administration générale de la presse n'a cependant pas interdit les célèbres "enveloppes rouges", qui contiennent de l'argent et sont remises aux journalistes participant aux conférences de presse.
Si l'Etat exerce toujours un contrôle idéologique sur les médias, toujours considérés comme les relais de la propagande du Parti communiste, il s'est cependant considérablement retiré financièrement du secteur, d'où l'émergence de phénomènes de corruption au niveau local.
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