Le leader nord-coréen Kim Jong II a affirmé à un émissaire chinois que son régime ne prévoyait pas dans l'immédiat de nouvel essai nucléaire mais qu'un éventuel deuxième test dépendait de l'attitude des Etats-Unis envers son pays, rapporte dimanche l'agence japonaise Kyodo.
Kim Jong Il a tenu ces propos au conseiller d'Etat chinois Tang Jiaxuan lors de sa récente visite à Pyongyang, rapporte depuis Pékin Kyodo, qui cite des sources ayant requis l'anonymat. Tang Jiaxuan avait été dépêché par son gouvernement pour s'entretenir avec Kim Jong Il de la crise née de l'essai nucléaire nord-coréen du 9 octobre.
Selon Kyodo, Kim Jong Il a affirmé à Tang Jiaxuan qu'il ne prévoyait pas de nouvel essai dans l'immédiat, mais qu'il serait contraint de réagir si les Etats-Unis continuaient à faire pression sur son pays.
Il a également expliqué au conseiller d'Etat chinois que les sanctions financières imposées depuis septembre 2005 par Washington étaient un obstacle au retour de la Corée du Nord aux pourparlers à six pays (deux Corée, Etats-Unis, Russie, Japon, Chine). Pyongyang, qui s'est retiré de ses négociations sur son programme nucléaire en novembre 2005, pourrait revenir à la table de discussions si la Maison Blanche levait ces sanctions, a-t-il ajouté, toujours selon Kyodo.
Le ministère chinois des Affaires étrangères n'a fait aucun commentaire concernant ces informations.
Plus tôt dimanche, Kyodo avait rapporté que le gouvernement chinois avait expliqué aux autres pays concernés par les négociations à six qu'il avait conclu, sur la base de la visite de Tang Jiaxuan à Pyongyang, que le régime de Kim Jong Il n'avait pour le moment aucune intention de procéder à un nouveau test.
Kim Jong Il aurait également assuré à Pékin que son gouvernement était prêt à adhérer à un traité de dénucléarisation de la péninsule coréenne signé en 1992 entre Séoul et Pyongyang.
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