Jungua : la Chine, d'hier à aujourd'hui
JUNGUA
Les Chinois arrivent! Cet avertissement n'a rien à voir avec la montée de la Chine dans l'économie mondiale, mais tout à faire avec une culture millénaire, réunissant, entre autres, l'acrobatie et le kung fu, dans le spectacle Jungua - Descendants du dragon.
Quatre jeunes femmes de la troupe Imperial Acrobats of China et huit jeunes moines Shaolin, spécialistes de kung fu, forment cette drôle de troupe sous la direction de Mark McGuire, ancien clown, et de Yan Yan Zhao, ancienne motocycliste.
Les deux producteurs ont créé un spectacle de cirque qui se voulait un microcosme de la culture traditionnelle chinoise, misant notamment sur des décors et des accessoires inspirés des temples bouddhistes.
«Pour un spectacle complet, j'ai ramené le concept chinois du ying et du yang, le masculin et le féminin, d'expliquer M. McGuire en entrevue à La Presse. Nous avons le kung fu, quelque chose de très masculin, avec les moines Shaolin, pour contrebalancer une partie très gracieuse avec les acrobates féminines.»
Le kung fu est un art martial qui a été créé il y a plus de 1500 ans dans les temples Shaolin. Les jeunes moines faisant partie du spectacle ont été formés par un maître zen d'un tel temple chinois.
«Il y a toutes sortes d'arts martiaux. Ce qu'on voit au cirque, en général, ce ne sont pas les moines Shaolin mais du wushu, ce qui veut simplement dire art martial. C'est un peu la version communiste des arts martiaux sans la partie traditionnelle», rigole M. McGuire. Cet ancien comédien a beaucoup oeuvré comme producteur dans les casinos autant de Reno que de Las Vegas. C'est là qu'il a rencontré sa complice, Yan Yan Zhao, avant de fonder sa maison de production GlobalShows en 2003. Il raconte que Jungua a nécessité un an de recherches et de préparations avant même qu'il mette un pied en Chine pour faire passer des auditions.
«Ma vie entière est dans ce spectacle, confie-t-il. On a voyagé pendant des semaines en Chine pour découvrir nos artistes. Je ne voulais pas faire du cirque chinois, ni faire une copie du Cirque du soleil. C'est une démonstration de la tradition et de la culture chinoises.»
Mais ce n'est pas un spectacle que les touristes peuvent voir en Chine, ajoute-t-il. Il dit avoir traduit et adapté les numéros au goût des spectateurs nord-américains.
«En Chine, si vous allez voir de la danse traditionnelle, la chorégraphie ne suit pas nécessairement la musique», note-t-il.
À la TOHU du 18 au 30 septembre, le public montréalais (Québec) aura droit à 14 représentations de ce spectacle qui a commencé sa tournée à Reno au Nevada en décembre 2006. Les voyages ont créé des liens spéciaux entre les artistes chinois, âgés de 16 à 21 ans. Dans ce groupe serré, les producteurs jouent à la fois les psys, les parents et amis.
«Ce sont des adolescents comme on en voit partout dans le monde, soutient Mark McGuire. Ils aiment magasiner, aller au cinéma et voir des spectacles. Mais ils sont un peu plus disciplinés, disons, loin d'être des enfants gâtés. Ils sont très chaleureux et drôles. Ce sont comme nos enfants.»
Jungua - Descendants du dragon, du 18 au 30 septembre à la TOHU (2345, rue Jarry Est)
Mario Cloutier
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