Deuxième derrière les Etats-Unis en 2004 avec 63 médailles dont 32 en or, la Chine rêve de dépasser le pays de l'Oncle Sam cet été pour les premiers JO sur son sol. Il faut dire que le sport occupe une place de choix dans la culture locale et la propagande du Parti. Gagner des médailles, c'est prouver la grandeur de la mère patrie...
A l'approche des Jeux Olympiques, beaucoup se demandent si la Chine va assouvir ses ambitions de victoires et s'imposer comme le leader du sport mondial. Officiellement, l'Empire du milieu est en 3e position des nations sportives du monde, mais dans le coeur du public, les JO restent le seul réel révélateur, celui qui marque les esprits.
Or, à chaque nouvelle olympiade, la Chine montre des progrès assez impressionant avec 16 médailles d'or à Atlanta en 1996, 28 à Sydney en 2004 et 32 à Athènes en 2004. Le scénario le plus optimiste côté chinois fait porter le nombre de médailles d'or possibles à 50. Si un tel objectif relève du miracle, il est malgré tout fort possible que la Chine en décroche aux alentours de 40...
Pour savoir dans quels sports la Chine va briller, un rapide coup d'oeil aux résultats des Jeux d'Athènes offre un bon nombre de réponses. Dans «ses» sports attitrés, comme le tennis de table (6 médailles dont 3 en or en 2004) ou le badminton (5 dont 3 en or), la Chine devrait rester maître mais doit faire face à la concurrence d'autres pays asiatiques comme la Corée du sud. Pour le badminton, beaucoup d'espoirs reposent d'ailleurs sur Lin Dan, champion du monde 2006 et 2007, alors que les hommes étaient rentrés bredouille de Grèce...
Du côté des sports aquatiques, la Chine a beau être relativement faible en natation (2 médailles dont 1 d'or à Athènes), elle devrait faire une grosse moisson grâce à sa domination quasiment sans partage en plongeon. Emmenée par la populaire Guo Jingjing, la délégation chinoise avait raflé 9 médailles dont 6 d'or en Grèce. Pour 2008, on peut s'attendre à encore mieux...
D'autres disciplines diverses devraient sourire à la Chine comme l'haltérophilie (8 médailles dont 5 d'or à Athènes), le Taekwondo (2 médailles d'or sur quatre possibles), le tir (9 médailles dont 4 d'or) ou encore le Volley-Ball (médaille d'or pour les femmes). Avec la prodigieuse Cheng Fei, l'Empire du milieu compte également s'imposer en gymnastique (4 médailles dont 1 en or en 2004).
En judo également les Chinois pourraient refaire le coup des Jeux Asiatiques 2005 à Doha et devancer le Japon, traditionnel leader. Lors de la dernière olympiade, la Chine avait déjà récolté 5 médailles dont 1 en or. Il est fort probable que les statistiques augmentent pour le plus précieux des métaux...
Dans beaucoup d'autres sports, la Chine peut également s'attendre à des podiums : en athlétisme bien sûr, avec le chouchou du public Liu Xiang sur 110 mètres haies, mais aussi en escrime, en boxe, en canöe (où la Chine a beaucoup progressé depuis quatre ans), en cyclisme sur piste, en lutte, en tir à l'arc ou encore en tennis, où la Chine compte une excellente génération chez les femmes...
Enfin, certaines disciplines où les délégations chinoises ne partiront pas favorites seront néanmoins scrutés avec attention par le public local : le Basket-Ball et le Football, deux sports les plus populaires en Chine mais où paradoxalement le pays peine à s'imposer mais aussi le handball, le hockey sur gazon ou encore le softball, disciplines dans lesquelles les médailles ont été ratées de peu en 2004.
Quoi qu'il en soit, si on doit s'attendre à de bonnes et mauvaises surprises (quid de Liu Xiang, obligé de vaincre), il est impensable de ne pas voir la Chine dans la lutte pour le leadership au tableau des médailles cet été. Depuis 4 ans, les athlètes chinois ne se préparent qu'à cela...
N.J. pour Chine Informations
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