partager
Google+
facebook
twitter
twitter
twitter
guide Asie guide Chine

L'enterrement en question : Les pratiques funéraires chinoises se heurtent à la rareté des ressources foncières

ENTERREMENT

Copyright © Ambassade de France en Chine le 02-09-2008 23:15
ImprimerTransmettrePartagerAugmenter la taille de la policeDiminuer taille de la policeFlux RSS

Article tiré du deuxième numéro de "La Chine et le Droit"

Le Conseil des Affaires d'Etat a publié sur son site internet le projet de « règlement d'administration des enterrements ». Plus de 110 000 experts et citoyens y ont réagi en postant des commentaires.

La rareté du sol et l'importance de la population ont conduit les prix des enterrements à fortement augmenter au cours des dernières années. Cette rareté de sol disponible pour l'enterrement des cendres des défunts est renforcée en Chine par le concept « en paix une fois en terre » (入土为安, rù tǔ wéi ān) qui veut qu'on ne touche plus aux restes des défunts une fois ceux-ci inhumés.

Selon le Ministère des Affaires Civiles, la Chine enterre actuellement environ 80 millions de morts chaque année. Dans les villes de Nankin et Shanghai on estime que les ressources foncières pour les enterrements expireront dans 10 ans. Et certains de craindre que cette situation entraîne l'apparition d'un « conflit pour la terre entre vivants et défunts ». Le Ministère des Affaires Civiles a ainsi jugé utile de rappeler l'interdiction de procéder à des transactions et de spéculer sur des terrains destinés aux enterrements.

Pour faire face à cette situation certains préconisent la limitation de la durée d'attribution des emplacements afin de pouvoir enterrer les cendres de plusieurs défunts en un même endroit. D'autres vont plus loin et estiment qu'après la première réforme des coutumes funéraires dans les années 50 qui a vu l'inhumation des cendres remplacer l'inhumation des corps, il est désormais temps de procéder à une seconde réforme qui abolirait toute forme d'inhumation.

Afin de faciliter l'acceptation de cette évolution, un cimetière de Nankin a tout récemment proposé aux familles d'inhumer au pied d'un arbre les cendres de leur défunt dans une jarre biodégradable en trois mois. 20 jours après le lancement de cette offre, près de 800 personnes y avaient déjà souscrit.

Ces nouvelles formes d'inhumation ne sont cependant pas encore acceptées par tous. Selon les membres de l'administration des funérailles partisans de la réforme, les efforts de toutes les composantes de la société seront nécessaires pour faire évoluer les mentalités.

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le sur vos réseaux sociaux préférés !
google+ facebook twitter weibo plus
N'oubliez pas de nous suivre sur Google+, Twitter ou Facebook (+5000 fans).
commentaires
Vous n'êtes pas identifié. Postez "anonymement" ou Connectez-vous.
Code de sécurité :
code de vérification

Pseudo :

Mail :

URL :

Texte du commentaire :

L'enterrement en question : Les pratiques funéraires chinoises se heurtent à la rareté des ressources foncières
michelem, le 03 septembre 2008 à 00:16
Le poids des traditions ( et les rites qu'elles engendrent ) est encore très fort ,partout dans le monde . En France ,même si elles sont en progression,la crémation et la dispersion des cendres sont encore mal vécues par les familles .
Il faut laisser la place aux vivants !!!
5 +
2 -
L'enterrement en question : Les pratiques funéraires chinoises se heurtent à la rareté des ressources foncières
lililele, le 03 septembre 2008 à 20:18
Le coup de la jarre biodégradable c'est très écologique...a proposer comme mesure supplémentaire pour le grenelle de l'environnement!!!
4 +
4 -
logo Chine Informations asie