"En 2015 nous aurons une nouvelle génération sans VIH", selon l'Onusida
ONUSIDA
L'Onusida réussit à amener les dirigeants du monde à prendre un engagement sérieux sur l'élimination de la transmission de la mère à l'enfant, et en 2015 le monde aura une nouvelle génération sans VIH, a déclaré lundi le directeur exécutif de l'Onusida, Michel Sidibé, dans une interview accordée à Xinhua.
"Je pense qu'en 2015 nous aurons une nouvelle génération sans VIH. Nous constatons déjà qu'au Botswana, en Namibie, en Afrique du Sud c'est le cas. Ce qui se passe est tout simplement étonnant et très encourageant", s'est félicité M. Sidibé, dont l'orgnisation a publié lundi son Rapport 2011 sur le sida.
"Le rapport montre que nous faisons des progrès, même durant cette crise financière (...) Plusieurs pays montrent qu'ils ont stabilisé l'infection. Ils mettent plus de personnes sous traitement et que nous constatons une baisse de la mortalité", a-t-il déclaré.
Dans le contexte de la crise financière mondiale, "nous ne pouvons pas continuer à croire que nous aurons la même approche en termes d'investissement de nos ressources", a indiqué M. Sidibé, tout en appelant à une riposte "plus rapide, plus intelligente et plus efficace" face à ce fléau mondial.
"Nous avons besoin d'être malin en termes d'investissement, nous devons construire un nouveau type de partenariat dans la production de médicaments car aujourd'hui, nous voyons une augmentation de la population admissible à un traitement contre le VIH", a expliqué le directeur exécutif de l'Onusida.
Selon lui, 50% de ces personnes bénéficient d'un traitement contre le VIH, et il y a quelques années seules moins de 10% de personnes en profitaient. "Si nous voulons atteindre les 100%, nous devons changer complètement notre façon d'agir", a indiqué M. Sidibé.
"Avec le nouveau cadre nous devrions être en mesure d'éviter 12 millions d'infections dans les années à venir, plus de 7,4 millions de morts et nous allons bientôt commencer à parler du début de la fin de cette maladie", a-t-il prévu.
Il a également salué les efforts de la Chine sur les objectifs "Trois Zéros", à savoir "zéro infection due au VIH, zéro discrimination, zéro décès liés au sida".
"Je suis tellement satisfait de constater que la Chine est le premier pays qui a adopté l'objectif des Trois Zéros. Les Chinois disent que Trois Zéros n'est pas seulement un nombre magique, mais trois zéro signifie justice sociale, redistribution des opportunités", s'est-il félicité.
L'Onusida constate une série de nouveaux mouvements dans le monde qui permettra de ne plus seulement se concentrer sur la maladie, mais sur les gens, a indiqué M. Sidibé, citant l'exemple du Kenya, premier pays africain à posséder un tribunal d'équité VIH, où une "amélioration de la société" est constatée.
Le directeur exécutif de l'Onusida a également souligné l'importance des médias dans la promotion de la prévention du sida.
"Nous voulons vraiment évoluer dans ce combat contre le sida et nous n'y arriverons pas si nous n'avons pas un réseau comme celui de l'agence Xinhua qui nous permettra d'atteindre les gens partout dans le monde", a-t-il dit.
A l'approche de la Journée internationale sur le sida qui tombe le 1er décembre, M. Sidibé a rappelé au monde que ce n'était pas le moment de cesser d'investir dans le VIH.
"Plus les budgets publics augmentent à travers le monde, plus nous voyons les résultats. Nous devons être sûrs que nous serons capables, en 2015, d'arrêter la transmission de la mère à l'enfant, que nous pourrons réduire la mortalité maternelle et que nous pourrons aussi réduire de 50% les décès dus au VIH", a-t-il conclu.
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