Des officiels du Vatican ont visité Pékin pour des discussions à huis-clôts afin d'éventuellement normaliser les liens entre les deux pays, bien que le Vatican ait nommé, sans l'accord de Rome, récemment des archevèques, selon le Cardinal Joseph Zen Ze-kiun. «Les discussions sont à propos d'une relations entière entre le gouvernement chinois et le Saint-Siège ». Il a refusé de donner plus de détails sur les discussions en cours.
Pékin n'a plus de relations diplomatiques avec le Vatican depuis 1951, deux ans après que les communistes aient pris le pouvoir en Chine. Seules des églises acceptées par le gouvernement central de Pékin sont ouvertes, où le Pape est reconnu comme une figure spirituelle, mais pas comme le dirigeant de l'Eglise Catholique. En 2004, la Chine avait 120 archevèques dont 74 nommés directement par Pékin selon le centre d'Etude de l'Esprit Saint de Hong-Kong, qui réalise des enquêtes sur l'église catholique chinoise.
Les tensions entre Pékin et le Vatican ont pris du plomb dans l'aile depuis quelques mois, alors que Pékin a décidé d'installer deux archevèques sans le consentement du Pape Benoît XVI, qui a traité ces nominations de «graves violations de la liberté religieuse».
Msg Zen avait indiqué il y a quelques semaines au quotidien catholique français La Croix que l'Eglise de Rome n'était pas en position affaiblie face à la Chine, mais que le rétablissement de relations diplomatiques était nécessaire pour Pékin, afin d'isoler Taiwan diplomatiquement et renforcer sa politique religieuse sur le continent. «J'espère maintenant que la Chine à compris que ce qui s'est passé était de trop, et que Pékin doit maintenant travailler avec le Vatican».
Le Saint-Siège entretient des relations avec Taiwan depuis 1951. Le Ministère des Affaires Etrangères (MOFA) de Taipei a indiqué récemment qu'aucun signe de rétablissement des liens entre le Vatican et la Chine n'étaient visibles pour le moment.
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