Les autorités sanitaires ont mis la main sur des lots trafiqués destinés à nourrir nos vaches et nos volailles. Un business qui prend de l'ampleur.
Du fait de l'interdiction d'importation de produits à base de maïs depuis les Etats-Unis, pour cause d'OGM, la Chine est devenue le principal exportateur de gluten de maïs vers la Suisse.
Des trafiquants ont visiblement compris qu'il y avait là un bon filon: depuis 6 mois, 10% des importations de gluten de maïs chinois s'avèrent trafiquées. Les lots sont remplacés par des sous-produits céréaliers. «Ce trafic est très bien fait: le maïs est remplacé par du blé, de l'urée est rajoutée en grande quantité pour arriver au même taux de protéine que dans le produit original. Ce trafic n'est pas très nocif pour les animaux, mais il est lucratif, car le gluten de maïs est un produit relativement cher», explique Claude Chaubert à la station de recherche Agroscope Liebefeld-Posieux, qui a découvert la tricherie.
Le gluten de maïs est présent dans l'alimentation des vaches laitières et des volailles et, dans une moindre mesure, dans celle des animaux de compagnie. Dans une autre affaire, ceux-ci ne sont d'ailleurs pas épargnés: en mars, les Etats-Unis avaient dû rappeler des aliments pour chiens et chats. Or certains lots frelatés sont arrivés jusqu'en Suisse
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