La France voudrait renforcer le dialogue avec la Chine pour améliorer les relations entre les deux pays, a dit Christian Poncelet, président du Sénat français, lors d'une conférence de presse tenue jeudi à Beijing.

A la tête d'une délégation du Sénat français, M. Poncelet effectue sa troisième visite en Chine à l'invitation du président de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois) Wu Bangguo.
Le conservateur, 80 ans, a dit qu'il avait réitéré à plusieurs reprises durant sa visite que la France voudrait maintenir et approfondir le partenariat global stratégique entre les deux pays. Il s'agit une politique étrangère à long terme décidée par les gouvernements des deux parties.
Avant sa rencontre avec des journalistes, M. Poncelet avait rencontré le président chinois Hu Jintao qui avait souligné que la partie française pouvait faire face catégoriquement aux problèmes actuels et travailler avec la partie chinoise à dissiper le trouble et à résoudre correctement la nouvelle situation et les problèmes apparus dans les relations bilatérales.
M. Poncelet a proposé que les deux parties deveraient mener des discussions sur la base du partenariat global stratégique, ajoutant que la France ne poserait aucune condition nécessaire pour ouvrir le dialogue.
Il a souligné que sa délégation devait représenter l'opinion du public français depuis la visite de sénateurs de différents groupes politiques qui siègent au Sénat.
Le vétéran de la politique a dit aux journalistes que l'on ne devait pas oublier que la France était l'un des premiers pays européens à établir les relations diplomatiques avec la Chine en 1964.
"Le partenariat global stratégique se fonde sur une réelle et forte amitié", a-t-il indiqué avant d'ajouter que "je suis très confiant dans les furtures relations sino-françaises".
La décision du Conseil de la ville de Paris d'attribuer au dalaï lama le titre de citoyen d'honneur de la capitale française ne représente pas la politique étrangère du gouvernement français, a-t-il fait remarquer.
Il a effectue une visite spéciale chez Jin Jing, une athlète chinoise en fauteuil roulant qui a été agressée pendant le parcours de la torche olympique à Paris après son arrivée à Shanghai. Il lui a transmis une lette de symphatie du président français Nicolas Sarkozy.
"Tous les membres de ma délégation ont rencontré Jing Jing. Je suis très ému", a-t-il conclu.
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