Des experts ont appelé les gouvernements concernés à concevoir et construire le corridor sud-ouest du troisième pont terrestre continental eurasiatique, lors d'un séminaire qui s'est ouvert lundi à Beijing .
Les experts sont en effet convaincus que le corridor sud-ouest est la partie la plus importante du pont terrestre eurasiatique. Le corridor long de 1 800 km partira de Kunming, chef-lieu du Yunnan (sud-ouest de la Chine), passera par Dali et Ruili, au sud, et se terminera dans la ville portuaire de Kyaukpyu au Myanmar.
Une fois construit, le corridor améliorera considérablement les communications et la coopération dans la région intra-asiatique ainsi qu'entre l'Asie et le reste du monde, a indiqué Wang Weiguang, vice-président excécutif de l'Académie des Sciences sociales de Chine, lors du séminaire.
Une cinquantaine de responsables et d'experts venus de Chine, du Myanmar, du Pakistan, d'Inde et du Bangladesh, ont assisté au séminaire, intitulé "Construire le corridor sud-ouest du troisième pont terrestre continental Asie-Europe".
La route prévue deviendra l'une des routes terrestres les plus commodes reliant l'Asie, l'Europe et l'Afrique, a observé Qin Guangrong, gouverneur de la province du Yunnan.
La route contribuera grandement au développement social et économique des pays concernés, a remarqué Mohammad Rahmatullah, conseiller en politique des transports auprès de la Commission de plannification du Bangladesh.
Il a également noté les défis à relever dans ce projet, tels que les chaînons manquants du réseau ferroviaire trans-asiatique, les différences de mesure en matière de chemins de fer et les longs délais aux douanes transfrontalières.
Selon le projet avancé par certains experts, le pont terrestre proposé pourrait s'étendre de Shenzhen dans la province du Guangdong (sud) en Chine, à Rotterdam, aux Pays-Bas.
La ligne de 15 000 km passera par 21 pays, dont le Myanmar, le Bangladesh, l'Inde, le Pakistan et la Turquie.
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