La possibilité d'un conflit armé entre la Chine et Taïwan avant 2008 ne peut pas être écartée si le président taïwanais Chen Shui-bian maintient son projet de référendum pour modifier la constitution de l'île, a déclaré un haut responsable chinois cité vendredi par le China Daily.
Selon le directeur adjoint du Bureau des Affaires taïwanaises, Wang Zaixi, la principale menace pour la paix et la stabilité entre les deux rives du détroit de Formose vient du projet de Chen d'organiser ce referendum fin 2006 pour que la nouvelle constitution entre en vigueur en mai 2008, trois mois avant les Jeux olympiques de Pékin.
Ce projet du président taïwanais est aux yeux de la Chine un pas de plus vers une indépendance formelle de Taïwan, que Pékin considère comme une province rebelle depuis 1949. Pékin a déclaré à plusieurs reprises qu'une déclaration formelle d'indépendance constituerait à ses yeux un casus belli.
"De nouvelles tensions, voire une grave dans les relations entre les deux rives du détroit, pourraient apparaître si Chen poursuit obstinément son calendrier", a déclaré M. Wang dans un article publié à la une de quotidien de langue anglaise.
"Nous ne pouvons pas écarter la possibilité (d'un conflit militaire) bien que ce ne soit pas du tout ce que nous espérons", a-t-il ajouté.
Cité mercredi par l'agence Chine nouvelle, Wang Zaixi avait jugé "extrêmement dangereux pour les autorités taïwanaises de porter un jugement erroné sur la situation en pensant que la mère patrie tolérerait une +indépendance de Taïwan+ en prenant en compte le développement économique et la tenue des jeux Olympiques à Pékin".
Comme chaque année depuis la crise des missiles qui avait accompagné en 1996 la première élection d'un président taïwanais au suffrage universel, la Chine a organisé en juillet des manoeuvres face à Taïwan dans le but de montrer sa capacité à attaquer l'île en cas de besoin.
AFP
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