En été 2007, PlayFair, lobby de protection des travailleurs, avait gêné le Bocog, le comité national olympique, en dénonçant des cas de travail d'enfants et de travail dangereux dans des usines chinoises titulaires du label olympiques aux 5 anneaux : suite à quoi Kekit, une de ces firmes, avait perdu sa licence.
Le 10/06, PlayFair fait au CIO, le comité international olympique, une «piqûre de rappel», par sa pétition de 12.000 signataires (99 nationalités), l'accusant (entre autres) de ne pas révoquer les licences des firmes transgressant les normes.
NB : Cette action ne dénonce pas que la Chine, et vise surtout les jeux à venir de 2016 : elle veut y imposer des critères d'attribution excessifs, pénalisant les régimes non démocratiques…
Pas par hasard, la pétition était remise à 48h du jour mondial de la protection de l'enfance. Or, le pouvoir admet ses torts. Tong Lihua, patron d'un centre pékinois d'aide à l'enfance, reconnaît que le pouvoir n'applique pas ses lois, telle celle réprimant l'emploi des jeunes de moins de 16 ans sous peine d'amende de 500€. La Chine reconnaît aussi les centaines d'esclaves des briqueteries du Shanxi l'an passé, et les 1000 jeunes arrachés en avril à des usines du Guangdong où ils travaillaient à 2,4¥/h : chancre social causé par la pauvreté, dit-elle.
Sur un dossier au moins, la Chine est dite en progrès par l'Union Européenne. Pour sa 3ème visite en 12 mois, la commissaire Meglena Kuneva déclare que «presque toutes» ses notifications sécuritaires ont été prises en compte. Tandis que Li Changjiang, monsieur sécurité des produits en Chine, annonce que depuis août 2007, 700 firmes de jouets, aux normes de qualité insuffisantes (20%), ont perdu leur licence d'exportation : on va dans le bon sens...
C.I. en partenariat avec Le Vent de la Chine
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