Le Dalaï Lama, qui sera en visite en France du 13 au 23 août, ne rencontrera pas Nicolas Sarkozy et devra se contenter de la femme de ce dernier, Carla Bruni. Une manière de ne pas froisser la Chine pendant ses JO, mais seulement une partie remise d'après le président français.
Interrogé par Gérard Holtz sur France 2 juste avant la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, Nicolas Sarkozy a su trouvé les mots pour répondre à toutes les questions du journaliste.
"Pour critiquer, champions du monde ! Y'a pas de problème ! De ce côté-là, on peut donner des médailles à beaucoup de personnes" a ainsi répondu le président concernant les critiques liées à sa présence en Chine pour les JO.
Quant à l'épineux sujet du Dalaï Lama, Mr Sarkozy a affirmé que le dignitaire tibétain était «un homme sage», et qu'il avait décidé de ne pas solliciter le président français pour assurer la bonne tenue de l'olympiade chinoise.
Mais en ajoutant «ce n'est que partie remise», le numéro 1 hexagonal a clairement indiqué son intention de rencontrer à terme le leader du gouvernement tibétain en exil et ancien prix Nobel de la Paix.
Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse du président, sera elle amenée à rencontrer le Dalaï Lama lors de l'inauguration d'un temple bouddhiste le 22 août dans l'Hérault. Un compromis qui suscite des critiques dans l'opposition, parlant d'attitude confuse et peu cohérente.
Dans les faits, les justifications apportées par Nicolas Sarkozy lors de son interview accordée à France 2 sont plutôt convaincantes : faire preuve de bonne volonté pendant les Jeux pour espérer ensuite un retour favorable de Pékin.
Il est vrai que si la politique venait à perturber un événement que la Chine prépare depuis 7 ans, il serait évident que la diplomatie chinoise prendrait une ligne dure... La stratégie douce du président français portera t-elle ses fruits ? Les mois à venir le diront.
N.J. pour Chine Informations
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