L'Union européenne a appelé jeudi la Chine à entamer des discussions au sein de l'Organisation mondiale du commerce sur les droits de douane qu'elle impose aux importations de pièces détachées automobiles. Pour les constructeurs européens, ces mesures les empêchent injustement de vendre en Chine.
La Commission européenne a estimé que les autorités de Pékin n'avaient pas encore fourni "l'assurance suffisante" qu'elles vont se saisir du problème.
"Les consultations nous permettront de clarifier les questions juridiques" et de trouver une solution "satisfaisante" pour l'ensemble des parties, a estimé le commissaire européen chargé du Commerce Peter Mandelson. "Trouver une solution à l'amiable" sur cette question reste "mon intention" et ma "préférence", a-t-il dit.
Pékin a dix jours pour répondre et 30 jours pour entamer des discussions. Si le différend ne peut être réglé dans un délai de 60 jours, les parties peuvent demander à une commission de l'OMC de trancher.
De leur côté, les Etats-Unis ont déclaré jeudi qu'ils avaient décidé de saisir l'OMC dans le cadre du différend portant sur les pièces détachées automobiles.
Le représentant américain au Commerce Rob Portman a précisé que l'administration accusait la Chine de violer les règles du commerce en imposant des taxes élevées sur les pièces détachées pour voitures fabriquées aux Etats-Unis et dans d'autres pays.
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