Le gouvernement chinois a consacré de très importants moyens humains, financiers et matériels pour la protection, la transmission, la valorisation et l'épanouissement de l'excellente culture traditionnelle tibétaine, selon un livre blanc publié jeudi par le Bureau d'Information du Conseil des Affaire d'Etat (gouvernement chinois).
La publication de ce livre blanc a pour objectif de "faire connaître à la communauté internationale le degré de protection et de développement de la culture tibétaine" et de "promouvoir davantage la protection et le développement de la culture tibétaine", selon le livre blanc intitulé "La Protection et le Développement de la Culture tibétaine".
Le livre blanc se divise en six parties: "Avant-propos", "Le tibétain est largement appris, utilisé et développé", "La transmission, la protection et la valorisation du patrimoine culturel", "La liberté des pratiques religieuses et les us et coutumes sont respectés", "Les sciences modernes, l'éducation et la presse se développent sous tous leurs aspects" et "Conclusion".
Avant 1959, le XIVe dalaï-lama, en tant que dirigeant du bouddhisme tibétain et chef de l'autorité locale du Tibet, détenait le pouvoir politique et religieux. Les propriétaires de serfs, soit moins de 5% de la population du Tibet, possédaient la totalité des moyens de production et des ressources culturelles et éducatives et monopolisaient toutes les richesses matérielles et spirituelles du Tibet, rappelle le livre blanc.
En 1959, une réforme politique a aboli le régime théocratique de servage féodal, mettant fin au monopole de l'éducation par une poignée de clercs et d'aristocrates de la couche supérieure. Le peuple tibétain tout entier tente désormais de protéger, de promouvoir et de jouir de la culture tibétaine qui évolue, selon le livre blanc.
Depuis la réforme démocratique en 1959, le gouvernement populaire central attache beaucoup d'importance à la sauvegarde du patrimoine culturel au Tibet et y consacre un important soutien politique, humain, financier et technique, selon le livre blanc, intitulé "la Protection et le Développement de la Culture tibétaine".
L'Etat a effectué au Tibet deux recensements du patrimoine culturel (le troisième est en cours) et une enquête précise sur les sites du patrimoine culturel le long de la ligne ferroviaire Qinghai-Tibet, qui permettent de connaître la répartition géographique des divers sites, leur nombre et leur état, indique le papier.
L'Etat a organisé les fouilles, le classement et la restauration des sites menacés. Plus de 20 000 objets anciens disséminés dans la société ont été rassemblés dans les musées. Fin 2006, 2 330 biens culturels et historiques avaient été enregistrés, de même que 329 sites culturels et historiques, dont 35 au niveau national, 112 au niveau de la Région autonome et 182 au niveau de la municipalité (district), fait remarquer le livre blanc.
Selon le même livre, le palais du Potala figure sur la liste du patrimoine mondial, et les monastères de Jokhang et de Norbulingka sont inscrits en tant qu'extensions du Potala. Lhasa, Xigaze et Gyangze sont classés parmi les villes historiques et culturelles au niveau national. Les musées du Tibet totalisent quelques cen- taines de milliers d'objets anciens, dont plus de 10 000 relèvent du niveau national.
Depuis les années 1980, l'Etat investit fortement dans la restauration des sites culturels et historiques importants et ouvre au public un grand nombre de sites clés du Tibet, dit le livre blanc.
Le gouvernement populaire central a ainsi investi dans les années 1980 et 1990 plus de 300 millions de yuans pour restaurer et ouvrir 1 400 monastères et temples, et pour effectuer des fouilles sur les sites néolithiques, à Karuo de Qamdo, à Qugong de Lhasa et à Changguogou de Shannan, comblant ainsi des lacunes dans les recherches archéologiques sur des sites préhistoriques au Tibet, ajoute le livre blanc.
Surtout entre 1989 et 1994, l'Etat a affecté 55 millions de yuans et une grande quantité d'or et d'argent à la restauration du Potala. Depuis 2001, 330 millions de yuans ont été investis dans la restauration du Potala, du monastère de Norbulingka et du monastère de Sakya, affirme le livre blanc.
De 2006 à 2010, le gouvernement populaire central allouera encore 570 millions de yuans dans la restauration de 22 sites culturels et historiques. Un tel investissement est unique dans l'histoire de la protection des monuments historiques, selon le livre.
Ces dernières années, les organisations non gouvernementales, comme l'Association de la protection et du développement de la culture tibétaine de Chine, jouent un rôle actif dans la protection et le développement de la culture tibétaine, selon le document.
Les faits démontrent que depuis plus de 50 ans, la culture tibétaine n'a pas été exterminée, poursuit le livre blanc.
En revanche, l'héritage de la culture traditionnelle a été énergiquement protégé et enrichi par une modernisation orientée vers le monde et vers l'avenir, qui s'est développée rapidement et dans tous les domaines avec le développement économique et social du Tibet.
Son niveau de protection, prospérité et développement n'a jamais été aussi élevé. Tous ceux qui respectent les faits ne peuvent le nier, conclut le livre blanc.
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