
Alors que la France était l'invitée d'honneur de la Foire internationale du livre qui se tenait à Pékin jusqu'au 5 septembre, un parterre d'éditeurs français ont saisi l'occasion pour évoquer un sujet qui fâche: les droits d'auteur.
La présence des éditeurs français visaient d'abord à sensibiliser le public dans un pays où sortent 70% des contrefaçons mondiales, tous produits confondus. Lors d'une table ronde sur «la propriété internationale, les droits d'auteur, de traduction et dérivés», Antoine Gallimard, cité par l'Agence France Presse, a ainsi expliqué que «l'auteur n'est pas un simple exécutant, c'est l'inventeur du livre, celui qui signe le livre», avant de faire l'éloge du «capitalisme éditorial à la française, conciliant la diversité, la pluralité avec le réalisme commercial».
Les représentants chinois présents ont tenu à rassurer les éditeurs français en rappelant les dispositifs pris depuis 1991, date de l'adhésion de la Chine de la Convention de Berne pour la protection des oeuvres littéraires et artistiques, et de la promulgation de la «loi sur les droits d'auteur». Toutes les associations culturelles, à l'instar de la Fédération des hommes de lettres et des artistes de Chine, se sont progressivement dotées d'organisme de défense des droits d'auteur. Selon les statistiques officielles citées par l'AFP, en 2004, 67 908 contrôles ont été effectués aboutissant à la fermeture de 616 boutiques; 3,5 millions de disques compacts et logiciels auraient été confisqués.
Chineinfos.com
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