Signe que la Chine est définitivement entrée dans l'ère du capitalisme triomphant, les chiens de compagnie sont devenus courants dans les villes, malgré une taxe qui s'élève en moyenne à 240 dollars, limitant ainsi cette pratique à la classe aisée. A Shanghai, par exemple, 100 000 personnes sont déjà propriétaires d'un canidé.
"Interdits pendant la Révolution culturelle, les chiens ont été éradiqués par les gardes rouges de Mao, car ils étaient considérés comme un symbole de la bourgeoisie par le régime communiste", rappelle Time Asia. Aujourd'hui, ce sont surtout les petits chiens qui sont populaires. La mode est aux chiens de couleur, les plus demandés étant les chiens teints en orange ou en rose.
Autour de cet engouement pour les animaux de compagnie, une nouvelle industrie est en train de voir le jour, tels que des fabricants de vêtements pour chiens ou de niches certifiées fengshui (pratique traditionnelle d'aménagement d'intérieur chinois).
Certaines entreprises de pompes funèbres proposent même des crémations spécifiques, une tendance qui prend tout son sens dans une société bouddhiste, puisque cette croyance religieuse veut que les animaux puissent être la réincarnation d'humains.
"Il est urgent que la ville s'adapte aux chiens, mais les autorités de Shanghai en charge du dossier n'ont sans doute pas encore vu les trottoirs de Paris", commente le magazine.
Courrier International
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