Les législateurs chinois ne penchent pas pour la criminalisation des avortements sélectifs à cause du sexe féminin des foetus.
Soumises au Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois) pour la révision, les deux premières versions du projet d'amendement du Code pénal ont proposé des peines jusqu'à trois ans de prison pour ceux qui sont impliqués dans l'identification du sexe des foetus à des fins non-médicales.
Cependant, dans la troisième version actuellement en débat avant le vote prévu pour le 29 juin, les législateurs ont retiré cet article malgré de nombreuse controverses.
Selon la Commission juridique du Comité permanent de l'APN, certains législateurs et la Commission du Planning familial et de la Population nationale ont souligné que le déséquilibre croissant du ratio du sexe de nouveaux-nés en Chine constitue une question épineuse qui nécessite la combinaison de différentes solutions.
Ils pensent toutefois que les pénalités criminelles ne devront pas être abandonnées seulement à cause des difficultés de réunir les preuves.
La Chine connaît aujourd'hui la naissance de 119 garçons pour 100 filles, un ratio beaucoup plus élevé par rapport à la moyenne mondiale qui est de 103 à 107 garçons pour 100 filles.
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