« Inutile de se lamenter sur la faiblesse de la présence Française en Chine et des résultats médiocres de notre commerce extérieur avec la Chine si les dispositifs d'accompagnement financier ne sont pas remis à plat ! » déclare Gilles Bachelier, Vice Président de l'association Messagers de Chine.
Aujourd'hui, la structuration du système financier public et privé favorise les grandes entreprises et les PME à voilure importante. En revanche, c'est le régime de la portion congrue pour les entrepreneurs audacieux, les porteurs de projets, les créateurs d'entreprise.
« S'ils s'aventurent en Chine, poursuit Gilles Bachelier, ils le feront avec les moyens du bord, généralement limités. Quand on sait, qu'il faut au minimum deux ans pour installer une affaire, c'est,en somme, leur interdire toute perspective ! Faute d'un apport complémentaire, inventivité et créativité ne trouveront pas la place qu'elles méritent dans les échanges franco-chinois. »
Certes les récentes mesures annoncées ( Cap Export ) par Mme Lagarde, Ministre du Commerce extérieur, vont dans le bon sens, mais rien ne concerne les entreprises crées ex-nihilo. C'est pourquoi l'association Messagers de Chine lance un appel auprès des pouvoirs publics, Ministère du Commerce Extérieur et de l'Industrie en tête, afin de réfléchir sur les moyens d'élargir l'accès aux financements à ces derniers.
Prenant l'exemple de la COFACE, Gilles Bachelier a rappelé que les outils de financement assurance (aide pour explorer un marché) ne sont accordés qu'aux seules entreprises établies, dégageant du chiffre d'affaires. « Ce positionnement constitue une discrimination préjudiciable à l'encontre des créateurs d'entreprise ! » commente M. Bachelier. Cela donne une image caricaturale de la France, peu tournée manquant d'initiative, par trop fonctionnarisée. Si vous n'êtes pas dans le velours d'une structure établie, vous êtes exclus du jeu ! » « N'est-il pas temps de remodeler notre partenariat avec la Chine ? suggère, de son côté, François de la Chevalerie ( China Messengers et Paneurochina ). Nous avons assisté ces derniers mois à une déferlante de livres antichinois. Pour lutter contre un climat hostile, il faut innover, faire émerger de nouveaux acteurs, donner une vraie chance aux jeunes pousses, favoriser les énergies d'où quelles viennent ! »
François De La Chevalerie
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