Des membres taïwanais de la secte Falungong, interdite en Chine, ont accusé vendredi la police française de les avoir harcelés lors d'une manifestation à Paris organisée à l'occasion de la visite cette semaine du président chinois Hu Jintao.
La secte a demandé au ministère taïwanais des Affaires étrangères d'émettre des protestations formelles auprès de Paris à propos de ce qu'elle qualifie d'actes "déraisonnés et illégaux" violant les droits et la liberté de ses adeptes.
Des membres de la secte "ont été contrôlés par la police française dans la rue juste parce qu'ils portaient des foulards jaunes. La police ne pouvait pas leur donner de raisons satisfaisantes, disant simplement que les foulards étaient illégaux en France", a déclaré Chang Chin-Hwa, porte-parole de la secte. Certains adeptes ont été arrêtés et interrogés durant plusieurs heures, a-t-elle ajouté.
Un millier de membres du Falungong de par le monde, dont 170 de Taïwan, s'étaient rassemblés cette semaine pour protester contre l'interdiction de leur groupe par Pékin. Le Falungong est qualifié de "culte satanique" par le gouvernement chinois après avoir organisé une grande manifestation à Pékin en 1999. La secte revendique des millions d'adhérents. Le régime chinois la considère comme la menace la plus importante pour l'ordre social depuis les manifestations démocratiques de 1989.
"La France est resté aveugle devant les violations des droits de l'Homme en Chine", a ajouté Mme Chang.
La Croix
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