A Hong Kong et dans de nombreuses autres villes, les autorités ont promulgué des règlements sanctionnant encore plus lourdement le crachat et le rejet d'ordures.
Pendant longtemps, à Beijing l'amende à un crachat était de cinq yuans, mais maintenant il a monté à 100 yuans. A Guangzhou (Canton) et Shanghai, l'amende a monté respectivement à 50 et à 200 yuans. A Hong Kong, où les revenus et le coût de la vie sont les plus élevé, le règlement sur l'hygiène publique définit que le gardien de l'ordre peut envoyer à celui ayant craché par terre une assignation pour que le tribunal tranche : le fautif peut être condamné à une amende de 10 000 dollars de Hong Kong au maximum, dans les circonstances aggravantes.
Imposer une plus lourde amende ne vise pas à augmenter les revenus du gouvernement, mais à empêcher les actes sabotant l'hygiène publique, et à réduire en conséquence les risques de propagation de maladies et à protéger la santé publique, parce que le crachat est le véhicule de nombreux virus et microbes. Les récentes recherches prouvent que le virus causant le SRAS peut vivre de plusieurs à plusieurs dizaines d'heures sur un matériau et vivre encore longtemps dans les excréments et le crachat. On voit là l'importance de la lutte contre les crachats.
Il va sans dire que la disparition des crachats dépend en définitive de l'abandon des mauvaises habitudes et de la formation des règles de conduite civilisées. Mais, pendant un certain temps, il faut recourir à des mesures coercitives pour encourager les gens à se cultiver de bonnes habitudes hygiéniques.
La lutte contre les crachats est un « produit dérivé » de l'épidémie du SRAS. Mais il ne faut pas oublier cette leçon : nous avons promulgué des lois et règlements, mais nous avons négligé leur exécution effective. Si cet état de choses continue, le gouvernement perdra son prestige.
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