Les Taiwanais règlent leur compte avec le passé, notamment en se débarrassant d'images qui pour beaucoup rappellent des heures noires, à commencer par celles où Tchang Kaï-shek, dont le rôle historique est aujourd'hui controversé, était au pouvoir.
Le ministère de la Défense a ainsi prévu, à la fin du mois, de retirer de toutes les casernes et institutions militaires de l'île les statues et autres effigies de l'ancien dirigeant qui pourraient encore s'y trouver
C'est que Tchang Kaï-chek est largement considéré aujourd'hui comme l'initiateur de la répression sanglante dite du 28 février 1947. Durant ces événements et la période appelée Terreur blanche qui a suivi, plus de 20 000 personnes ont trouvé la mort, selon certaines estimations, pour la plupart des Taiwanais de souche dont les familles habitent l'île depuis plusieurs siècles.
Aujourd'hui, la démocratie vibre ici et, au ministère de la Défense, on rappelle que les soldats apprennent désormais à être fidèle à leur pays et non plus à un homme comme autrefois.
Tout le monde ne partage pas cette vision des choses, et au Kuomintang, le principal parti d'opposition au chef de l'Etat, un député a demandé que les statues de Tchang Kaï-chek soient laissées là où elles sont.
Dans l'autre camp, celui du Parti démocrate-progressiste au pouvoir, on veut continuer cette œuvre d'introspection. Un élu de cette formation a même proposé de transformer l'imposant mémorial, au centre de Taipei, qui est dédié à Tchang Kaï-chek en un Monument à la démocratie.
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