"Il n'y a aucun problème avec la commande chinoise de 2 EPR", dit un porte-parole d'Areva le 17 janvier, le groupe nucléaire. "Le contrat se déroule selon le plan".
Cette mise au point fait suite à deux bruits.
D'une "source proche du dossier", Pékin, pour honorer ce contrat de 8 milliards d'euros, exigerait l'"engagement irréversible" du groupe de transférer aussi la technologie du retraitement. En effet, tel que signé le 26 novembre 2007, Areva et le groupe national CNNC (China National Nuclear Corporation) s'engagent à "étudier" (mais non à "réaliser") une usine en Chine, pour 15 milliards d'euros.
D'autre part, un cadre cantonais de la CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Corp) serait sous enquête : un ancien d'Areva à Pékin, Paul Felten serait "retenu en Chine pour ses besoins".
Or selon nos sources, voici quelques précisions :
1- l'enquête porte sur des contrats passés vers 2004, sans rapport avec la filière EPR. Paul Felten a été entendu, retenu quelques semaines pour vérification, puis est retourné en France début janvier.
2- Il n'y a pas de pression sur le contrat EPR, le chantier est en préparation.
3- Sur l'usine de retraitement, les négociations progressent "très bien". Le cahier de charges se prépare, pour cet outil qui retraitera les déchets du programme nucléaire chinois à l'horizon 2020. Le seul obstacle - origine possible de la "fuite" vient de France: la perspective de confier cet outil pouvant être détourné à des fins militaires, ne plairait pas à tous. Toutefois, la signature du contrat EPR rend irréversible le transfert, comme la coopération future avec la Chine - sur le modèle de celle déjà en place avec le Japon !
Le Vent de la Chine
En partenariat avec Chine-Informations.com
» Réagissez, Ajoutez votre commentaire !
Articles Relatifs