Plusieurs organisations de défense des Tibétains ont lancé mercredi des appels pour une amélioration de la situation des droits de l'Homme au Tibet, à l'occasion du 70ème anniversaire du dalaï lama.
Free Tibet Campaign, qui est basée à Londres, a appelé le Premier ministre britannique à accentuer sa pression sur Pékin, en profitant notamment de la présidence britannique de l'UE jusqu'en décembre.
"Le meilleur cadeau d'anniversaire que Tony Blair pourrait faire au dalaï lama serait de promettre un effort concerté pour des progrès au Tibet durant les six mois de présidence britannique de l'UE", a déclaré Alison Reynolds, la présidente de cette organisation.
"L'approche non violente du dalaï lama pour résoudre l'occupation du Tibet mérite une récompense bien plus importante que celle reçue jusqu'ici", a-t-elle ajouté.
Mme Reynolds souhaite notamment que M. Blair demande au chef de l'Etat Hu Jintao, lors du sommet du G8 en Ecosse qui commence mercredi, des détails sur un contact entre représentants du gouvernement tibétain en exil et responsables officiels chinois la semaine dernière en Suisse.
La rencontre, qui a suscité un espoir de détente chez les organisations tibétaines en exil, n'a pas pour l'instant infléchi d'un iota la ligne officielle de Pékin par rapport au chef spirituel tibétain, qui reste interdit de séjour dans son pays.
"Il doit annoncer clairement et publiquement que le Tibet est une partie inséparable de la Chine et que Taïwan est une partie inséparable de la Chine", a répété mardi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Jianchao.
"Il doit véritablement abandonner sa revendication d'une soi-disante indépendance du Tibet. C'est seulement si ces conditions sont remplies que le gouvernement central discutera de son avenir", a encore dit le porte-parole chinois, alors même que le dalaï lama demande seulement une autonomie véritable, et non plus l'indépendance du Tibet.
De son côté, le Réseau international de soutien au Tibet (International Tibet Support Network) a appelé Pékin "à changer radicalement" sa politique tibétaine.
"Reconnaître les droits politiques des Tibétains et entamer des négociations substantielles sur l'avenir du Tibet serait un bon signal du gouvernement chinois au peuple tibétain et au monde entier pour dire que la Chine a changé", a déclaré dans un communiqué Wangpo Tethong, un responsable de cette organisation dans un communiqué.
Enfin, Reporters Sans Frontières déplore la poursuite de la répression contre la liberté d'expression sur le Toit du monde.
"Les autorités chinoises tentent, sans relâche, de briser tout sentiment identitaire au sein de la population tibétaine. Les monastères, considérés comme des foyers culturels véhiculant des idées favorables à l'autonomie du Tibet et à l'autorité du dalaï lama, font l'objet d'une surveillance particulière et de représailles répétées", selon l'organisation basée à Paris.
AFP
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