Cette Chine qui veut s'enflammer pour le football
FOOTBALL
Bien qu'elle n'en soit pas encore une place forte, la Chine est aujourd'hui une cible prioritaire du football business. La raison est simple : les Chinois, fascinés par l'Occident, sont pris de passion pour les stars du ballon rond à l'Ouest...

Récemment battue à domicile face au Quatar (0-1) dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde 2010, l'équipe masculine de Chine est quasiment éliminée du prochain mondial sud-africain. Une nouvelle désillusion pour les supporters, peu épargnés depuis 2004 et la dernière grosse performance internationale de leurs protégés (finaliste de la Coupe d'Asie à domicile).
Aujourd'hui, même si certains restent à fond derrière leur équipe nationale, rare sont ceux qui espèrent encore un exploit ainsi qu'une bonne performance pendant les Jeux Olympiques en août...
Ce n'est pas faute pourtant de se passionner pour le ballon rond. A l'image de ce qu'avait initié le Japon au début des années 1990 en Asie, la Chine est devenue un bon client en matière de football.
Mais contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, pour ce qui touche au ruqiu (football en chinois), les compatriotes de Confucius sont tout sauf patriotiques... Ainsi, même si le pays est doté d'un championnat professionnel (la Superleague, dont les détracteurs disent qu'elle n'a de super que le nom), peu de Chinois s'enflamment pour ce qu'il se passe chez eux et préfèrent se tourner vers les stars de la Champions League européenne...
Il faut dire qu'entre une équipe nationale de niveau limité (une seule participation pour la Coupe du monde en 2002, un niveau de jeu peu emballant) et des équipes de clubs peu performantes sur la scène continentale (cette saison aucune équipe chinoise n'a atteint les quarts de finale de la Ligue des champions d'Asie), le public, à de rares exceptions, préfère s'intéresser au gratin du football mondial...
Ainsi, plutôt que supporter Beijing Guo'An, Shandong Luneng, ou encore Shanghai Shenhua, les fans se tournent bien plus volontiers vers les cadors européens tels Manchester United, le Real Madrid ou encore Barcelone... Certains joueurs emblématiques comme Zidane, Beckham ou encore Fernando Torres deviennent les icônes du peuple.
Les grandes écuries du Vieux Continent l'ont d'ailleurs bien compris, et nombreuses sont celles aujourd'hui qui disposent d'un site internet en langue chinoise et de partenariats pour exporter leurs produits dérivés dans l'Empire du milieu. Il faut dire qu'un public potentiel de plus d'un milliard de Chinois dont le coeur (de supporter) est à prendre, cela fait réfléchir.
Question football, la Chine est donc avant tout devenu aujourd'hui un client indispensable (au même titre que pour la NBA dont les Chinois raffolent tout autant)... Ce qui néanmoins laisse le public local sur sa faim : l'ensemble du pays rêve de voir l'équipe nationale masculine titiller les plus grands et devenir au moins une référence continentale.
Jusqu'à présent, seule les femmes ont vécu cet âge d'or, malheureusement révolu, dans les années 1990 avec une médaille d'argent au JO d'Atlanta en 1996, et deux podiums en Coupe du monde (4e en 1995, finaliste en 1999)...
Sans trop vouloir espérer pour ne pas être déçu, les Chinois rêvent de briser la disette dès cet été pendant leurs Jeux Olympiques à Beijing...
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Je reconnais aussi qu'ils gaspillent de l'argent très stupidement. Par exemple j'ai entendu dire que Beckham ne lave pas très souvent ces carlçon, il en achete de neuf et voilà. Et Victoria que se paye des jet privées pour aller faire des courses... Bref.






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