Africains en Chine : les six ans à Shanghai de la Congolaise Mélaine
AFRICAINS
A l'été 2010, au sortir de six années d'études universitaires à Shanghai, Mélaine, jeune citoyenne congolaise, se trouve face à un choix difficile mais crucial de sa vie : démarrera-t-elle sa carrière professionnelle en Chine ou dans son pays natal ?
Bénéficiaire d'une bourse du gouvernement chinois, Mélaine fait partie de milliers d'étudiants africains en Chine. D'après les chiffres du ministère chinois de l'Education, la Chine a accueilli jusqu'à fin 2007 plus de 20 000 boursiers venant de 50 pays d'Afrique et elle est devenue l'une des destinations privilégiées des étudiants africains.
Passionnée par la langue chinoise, Mélaine a commencé son aventure à l'âge de 19 ans à Shanghai, métropole financière située à une dizaine de milliers de kilomètres de Brazzaville. Avant elle, ses deux frères aînés avaient passé une partie de leur enfance à Beijing, avec leurs parents.
Après des études linguistiques en 2004 et 2005, elle est devenue la seule étudiante africaine de la faculté de journalisme de l'Université de Fudan. Elle y a suivi pendant quatre années le même cursus qu'une promotion d'une soixantaine d'étudiants chinois.
"Ce n'était pas une mince affaire de suivre les cours en chinois car les professeurs parlaient vite", a-t-elle raconté. Dans les premiers temps suite à son arrivée à Shanghai, Mélaine, en proie à la nostalgie, téléphonait chaque jour à sa famille à Brazzaville au Congo, ce qui lui coûtait une fortune.
La jeune Congolaise a fini par bien s'intégrer à la société locale. Elle s'est fait des amis chinois, et négocie les prix dans la langue du pays avec les commerçants lors de ses achats. Elle a aussi profité de ses longues vacances scolaires et des jours fériés pour découvrir la Chine : elle a voyagé à travers le pays, de l'extrême sud (Guangdong, Hainan) et son arrière-pays (Guangxi), jusqu'au nord (Beijing) en passant par le centre (Hubei).
Pour Mélaine, si l'on veut bien connaître la Chine, il ne faut pas se contenter de visiter Beijing et Shanghai. "Le pays comprend de vastes zones rurales en développement, tout comme l'Afrique, ainsi qu'une grande diversité géologique".
"Mes copains d'enfance m'appellent maintenant "la Chinoise". Petit à petit, je me suis accoutumée aux moeurs locales", dit-elle fièrement. A l'université, elle joue également un rôle d'"ambassadrice culturelle" en présentant la culture congolaise auprès de jeunes Chinois.
Pour ce qui est de son futur travail, Mélaine, qui s'intéresse de près au management interculturel, aimerait faire ses débuts dans une entreprise de relations publiques, "au lieu de faire du journalisme tout court".
Quant à savoir si elle restera ou pas en Chine, il semble qu'elle n'ait pas encore pris sa décision finale. "J'aime bien Shanghai, c'est une ville très dynamique et que je connais bien", a-t-elle lancé, un sourire mystérieux aux lèvres.
Sur le même sujet...
- [28/11/11] Le président de la Fédération nationale des syndicats de Chine...
- [30/11/11] Des journalistes africains visitent le Département de l'organisation...
- [25/11/11] Une haute conseillère politique chinoise rencontre une délégation de...
- [01/01/12] Photo Célébration du Nouvel An à travers le monde (Shanghai)
- [13/12/11] Nicolas Anelka va jouer au Shanghai Shenhua






boutique



